Thorame-Haute est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Thoramiens., et Ondraincs (ou Ondriens) pour les habitants du village d'Ondres. Les habitants des anciennes communes sont appelés Peyrescans à Peyresq, les Collaincs à La Colle-Saint-Michel.

Géographie

Localisation Commune située à de Beauvezer, de Villars-Colmars, et de ColmarsLieux, Itinéraires.

Géologie et relief De par son étendue de plus de , la commune se situe parmi les plus grandes du département et au national, le territoire abrite une large variété d'espaces naturels de faune et de flore, à travers des paysages de moyenne montagne et de haute montagne supérieure à d'altitude.

On trouve sur les sommets de plusieurs montagnes de la commune, notamment Cheïnet mais aussi du côté de Peyresq des fossiles en nombre.

Le point culminant se situe sur la montagne du Grand Coyer à d'altitude. Le point le plus bas correspond au lit du Verdon autour de . La commune est la plus en aval du Haut-Verdon.

Le village de Thorame-Haute est entouré de quatre massifs montagneux : Chamatte (), Cheïnet (), Serpeigier (), et Cordœil ().

Thorame-Haute se caractérise par l'étendue de ses terres agricoles plutôt inhabituelle dans les vallées alpines encaissées, et par son site orienté est-ouest, ce qui permet un bon ensoleillement.

On y trouve de grandes montagnes donnant de vastes pâturages (transhumances) et forêts (bois de mélèze et de pin).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méailles à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie vignette|180px|Vallée encaissée du Verdon. vignette|180px|Pont-bâche du ravin de Ganon sur la , limite amont de la commune.

Espaces aquatiques La commune est traversée par deux rivières principales : le Verdon, qui la traverse sur environ ; la Vaïre, dont les sources se situent sur son territoire à l'est vers les limites de la commune.

On dénombre aussi : de nombreux torrents de montagne qui forment parfois une petite vallée, parmi ceux-ci on peut noterL'eau dans la commune : le Riou, petit torrent qui traverse le village et rejoint le Verdon, son passage a été aménagé et recouvert au niveau de la place du village en 1907 ; le Riou d’Ondres : petite vallée autrefois cultivée au pied du village du même nom ; ainsi que plusieurs autres « rious » désignant un ruisseau, généralement accompagnés d'un adjectif (Riou Touert, Sec, Frey, de Cordoeil…) ; le torrent de Ganon au nord marque la limite avec Beauvezer et enjambe la RD908 ; les gorges de Saint-Pierre, site très encaissé, constituent les limites de la commune sur la rive gauche du Verdon (le sentier étant situé sur la commune de Beauvezer). les ravins de saint-pierre, de la rate, du pasqueiret, de la valette,

On trouve aussi le lac des Sagnes (X2105003), « lac collinaire » artificiel créé dans les années 1960 servant à l’arrosage des champs à proximité duquel a été aménagé un espace ludique d'orientationEspace ludique d'orientation du Lac des Sagnes.

Faune et flore La commune compte de bois et forêts. Faune Les animaux que l'on rencontre sont essentiellement des mammifères d'altitude tels le chevreuil, le mouflon et surtout le chamois, qui est plus répandu et chassé. On trouve aussi de nombreux sangliers et quelques cerfs. Parmi les petits gibiers, on peut citer le lièvre d'Europe et le lièvre variable (ou blanchard). La marmotte est également présente en altitude, sa chasse est interdite. En moyenne altitude, on trouve des espèces plus communes comme les renards, blaireaux et écureuils roux, chauves-souris…

Les reptiles sont également très présents avec la couleuvre à collier, la vipère aspic ou encore le lézard vert.

Parmi les oiseaux, on trouve la grive draine (migrateur), de nombreux oiseaux de proie ainsi que nocturnes. Flore Les arbres les plus fréquents sont les pins et les mélèzes en altitude on trouve aussi des espèces de feuillus.

Parmi les espèces de fleurs d'altitude, on trouve le génépi, plante aromatique dont on tire une liqueur (sa cueillette est très réglementée), l'edelweiss, la gentiane, le lis martagon, le lis de Saint-Bruno, le Carline à feuilles d'acanthe (chardon communément appelé « soleil »).

Le territoire abrite aussi une variété de champignons parmi ceux comestibles : le lactaire délicieux (dit « sanguin »), la chanterelle et la morille.

Le territoire de Peyresq est connu pour abriter des essences raresListe des espèces recensées.

Les villages et lieux-dits La commune se compose de plusieurs villages, hameaux et lieux-dits ayant chacun leur identité. On peut distinguer quatre villages principaux : Thorame, Ondres (qui appartiennent tous deux au territoire « historique » de Thorame), La Colle-Saint-Michel et Peyresq qui ont été rattachés en 1974.

Le territoire historique de Thorame-Haute thumb|Vue générale de Thorame-Haute vers 1900 Le territoire historique de Thorame-Haute s'étendait sur jusqu'en 1974, il comprenait : Le village de Thorame-Haute se compose du chef-lieu proprement dit, village de moyenne montagne situé sur la rive droite du Verdon. Quelques rues et quartiers du village

Les rues reprennent parfois les noms qui apparaissaient déjà sur le premier cadastre tracé du milieu du , et qui correspondaient plutôt à des noms de quartiers tels que : Grand rue, Saint-Julien, la Rastellone, le Subret (ou Dessubret), le Peyran. Le Riou constitue quant à lui un véritable faubourg situé au-dessus du reste du village. Il semble qu'il se soit développé à partir du pour répondre à la hausse de population. Il a pris le nom du cours d'eau qui traverse le village. De par sa structure il constitue "un village dans le village" avec ses rues ordonnées et ses deux fontaines. Autrefois, on y trouvaient un four communal et la chapelle Saint-André. Le nom du Riou n'est toutefois plus porté sur le cadastre actuel.

Autour du village, de nouveaux lotissements se sont développés tels que le Collet-des-Fourches situé environ à un kilomètre du village sur la D52, les Aires, Font-Richasse, le Coulet, l'Auche… De nouveaux autour du centre ancien. Thorame-Haute-Gare : s’y trouve la seule gare du Haut Verdon, la chapelle de Notre-Dame de la Fleur, quelques maisons autrefois affectées au personnel du chemin de fer et un ancien hôtel-restaurant. vignette|Train touristique à vapeur en gare de Thorame-Haute

Dans la vallée du Verdon, la commune compte encore plusieurs hameaux ou lieux-dits habités régulièrement tels que : Branchaï : ancienne ferme constituée d’un long bâtiment situé à la limite de la commune en aval et au bord du Verdon ; La Rivière : à proximité de la gare, ce hameau se compose de plusieurs maisons dont la plupart sont en ruine, d'autres régulièrement occupées. On y trouvait autrefois un four communal et la chapelle Saint-Louis. La ligne de chemin de fer est collée au hameau ; elle rejoint la gare toute proche par le viaduc ferroviaire de la Fleur. À quelques centaines de mètres en amont, un autre pont permet au train de pénétrer dans le tunnel de la Colle-Saint-Michel ; sur le flanc de Cordeil, face au Plan-de-Lys, se trouve le hameau de la Royère à d’altitude ; abandonné au début du siècle dernier, il est aujourd’hui relié à une nouvelle piste. Il se compose de plusieurs bâtiments de ferme et d’habitation, ainsi que d'une citerne et d'un four, pour la plupart disparu. Ce lieu n'est plus abandonné. le Plan-de-Lys : ce lieu-dit se compose des ruines d’une ancienne scierie ; les installations pour le percement du tunnel de la voie ferrée y étaient implantées. Font-Gaillarde, ce hameau fut souvent représenté sur des cartes postales car un hôtel accueillait au début du un tourisme plutôt aisé, permis par l’ouverture de ligne Digne-Nice, puis plus tard, une colonie de vacances. On trouve également une source temporaire et de petites grottes à proximité qui donnent accès au système souterrain de la Font Gaillarde. plus en amont, plusieurs fermes sont implantées en bordure du Verdon parmi lesquelles : Plan-de-Verdon, l'Iscle, Font-Chaude où se trouve le camping municipal du même nom. le Fontanil est un hameau constitué d’une maison d’habitation, de deux bergeries, d’un four et de quelques petites constructions éparses ; il se situe au sommet du ravin de Guillaume à plus de d’altitude. le village d’Ondres situé sur la rive gauche du Verdon à plus de d’altitude, n'est plus habité de façon permanente et a refusé le confort moderne (il n'y a ni eau courante, ni électricité, ni ligne de téléphone) ; la piste d'accès n'est pas goudronnée. Toutefois, une ligne électrique a été construite en 2014, bien que la majorité des habitants la refuse. En été, la population d'Ondres peut dépasser . On trouve également des habitations situées en contrebas à Clot-Hubert, au Plan d'Ondres, à la Bastide des Jaume…

Les villages rattachés La Colle-Saint-Michel et Peyresq sont deux anciennes communes ayant fusionné entre elles en 1964 sous le nom de Saint-Michel-Peyresq, cette nouvelle commune est ensuite rattachée à Thorame en 1974. Elle s'étendait sur un territoire de . 60px La Colle-Saint-Michel est un petit village constitué de quelques maisons groupées. Il occupe le plateau de la montagne de Serpégier à d’altitude, son territoire réduit () s’étendait aussi sur la montagne du Rent. On y trouve une station de ski de fond ainsi que plusieurs commerces de restauration et d’hôtellerie. 60px vignette|Vue du village de Peyresq.Peyresq situé à d’altitude se caractérise par son site exceptionnel et son architecture montagnarde rénovée grâce à une restauration à partir des années 1960. Perché sur un rocher, le village surplombe la vallée de la Vaïre. Historiquement, son territoire s’étendait sur en direction de la montagne du Grand Coyer et comptait plusieurs fermes isolées ou bergerie comme le Villard, la Braïsse et le Forest. Le village a compté jusqu’à , mais aujourd’hui la population permanente est très réduite. Il accueille aujourd’hui des colloques scientifiques et culturels.

Voies de communications et transports vignette|Pont du moulin.