Saint-Julien-du-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Pelugnes.

Géographie thumb|center|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|350px|Saint-Julien-du-Verdon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Saint-Julien-du-Verdon est une des 54 communes adhérentes du Parc naturel régional du Verdon : 32 communes dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et 22 dans le département du Var.

Les communes limitrophes de Saint-Julien-du-Verdon sont Angles, Vergons, Demandolx, Castellane et Saint-André-les-Alpes.

Géologie et relief thumb|left|200px|Le village sur sa presqu’île thumb|left|200px|Saint-Julien et le Verdon

Géologie L'Atlas des paysages des Alpes de Haute-Provence sur "Le Pays du Lac de Castillon" a mis en relief la richesse naturelle des sites du villageCommunes concernées : Angles, Castellane, Demandolx, La Garde, La Mûre-Argens, Saint-André-les-Alpes, Saint-Julien-du-Verdon, Vergons.

Relief Saint Julien du Verdon est situé sur le flanc d'un exposé au sud, dans un cirque de montagnes boisées de pins et de chênes.

Le village est perché en hauteur (à 914 m d’altitude), le lac en fait une presqu’île et les maisons sont à proximité du rivage et du lac.

Hydrographie Cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : La commune est traversée par le Verdon (rive gauche), aujourd’hui immergé avec une grande partie du territoire de la commune sous le lac de Castillon. rivière le riou, affluent de la Vésubie, torrent d'angles, vallon de pardigon.

L'hydrographie de la commune s'inscrit dans l'hydrographie d'ensemble du vaste bassin supérieur du VerdonL'hydrographie du bassin supérieur du Verdon, par Raoul Blanchard, Recueil des travaux de l'institut de géographie alpine Année 1915 Volume 3 Numéro 1 pp. 57-67, ce qui explique les mesures prises globalement pour la préservation des ressources en eau et du milieu naturel aquatiqueSchéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux "SAGE" du bassin versant du Verdon.

Environnement La commune compte de bois et forêts, soit 62 % de sa superficie.

Voies de communications et transports Voies routières La route nationale 202 passe à la lisière du village.

Transports en commun Fluo Grand Est. Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur Une ligne régulière du réseau Zou !

Risques naturels et technologiques Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-André-les-Alpes auquel appartient Saint-Julien-du-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Saint-Julien-du-Verdon est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain.

La commune de Saint-Julien-du-Verdon est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La route nationale 202 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune mais le Dicrim existe pas depuis 2011.

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994.

Toponymie D’après Ernest Nègre, la plus ancienne forme connue du nom de la commune, Sancto Juliano (vers 1300), fait référence à l’église et au saint Julianus, § 28444, p 1623-1624.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Mure-Argens à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Julien-du-Verdon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,6 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=2.1|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Auguste fait la conquête de la vallée du Verdon en même temps que celle des Alpes, qu’il achève en 14 av. J.-C.. Il est difficile de connaître le nom du peuple gaulois qui peuplait la vallée : il est possible que le territoire des Vergunni (actuelle commune de Vergons) ait englobé le territoire de l'actuel Saint-Julien-de-Verdon, tout comme il est possible que son territoire ait été contrôlé par les Suetrii qui peuplaient la moyenne vallée du Verdon.

Dans tous les cas, la conquête romaine met fin à cette période d'indépendance entre 23 et 13 av. J.-C.Guy Barruol, Les peuples préromains du Sud-Est de la Gaule : étude de géographie historique, Paris, Éd. de Boccard, 1969, Revue archéologique de Narbonnaise (RAN), Suppléments 1. 379.. Le nom de la civitas dont Saint-Julien dépendait au Haut-Empire est aussi difficile à élucider : Eturamina (), Civitas Saliniensum (Castellane) ou Sanitensium (Senez). À la fin de l’Empire romain, le rattachement à celle de Sanitensium, et à son diocèse, semblent avérés.

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1259 (Sanctus Julianetus), 196.. Son nom viendrait du pont romain, dit pont Julien sur le Verdon (rivière) (à proximité et sur la commune de Saint-André-les-Alpes), effondré au et rebâti en 1698.

Les seigneurs du lieu sont successivement les Castellane du au et les Villeneuve au . La communauté relève de la viguerie de Castellane.. L’église paroissiale relevait de l’abbaye de Lérins. Les Templiers y avaient une petite maison, dépendant de la commanderie de Biot.

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, 307, 1989, , 296-298.. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour VilleverdonJean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, 307, 1989, , 113. ou Ille-VerdonCharles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 , consulté le 18 novembre 2008..

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1834 que le cadastre dit napoléonien de Saint-Julien est achevéAlexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, , actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. , 10..

Au milieu du , une fabrique textile employait 10 ouvriers..

Comme de nombreuses communes du département, celle de Saint-Julien se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, l’école installée au chef-lieu dispense une instruction primaire aux garçons.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Saint-Julien, et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles d’Allons sont régulièrement scolarisées.

Le 10 juin 1944, 13 résistants ont été sélectionnés dans le quartier allemand de la maison d'arrêt de Nice pour être exécutés dans des représailles. Parmi ces résistants, 4 jeunes Niçois membres d'un groupe de résistants du lycée de garçons arrêtés avec Jacques Adam le 9 juin 1944 en revenant du maquis du Férion près de Levens. Les résistants Pierre Appolin et Joseph Graffino sont exécutés sur la route le 10 juin à Bar-sur-Loup en représailles de l'attentat qui a coûté la vie au consul fasciste républicain d'Antibes le 17 mars 1944. Les 11 autres (dont les 4 lycéens et Jacques Adam) sont exécutés à Saint-Julien-du-Verdon le 11 juin en représailles des actions des maquisards FTPFSaint-Julien-du-Verdon en 1939-1945.

En 1955, la commune de Saint-Julien devient Saint-Julien-du-Verdon.

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