Saint-Laurent-du-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Saint-Laurennais..
Géographie
thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Saint-Laurent-du-Verdon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende). Le village est situé à 468 m d’altitude.
Les communes limitrophes de Saint-Laurent-du-Verdon sont Montagnac-Montpezat, Baudinard-sur-Verdon et Artignosc-sur-Verdon (ces deux communes situées dans le département du Var), Quinson et Esparron-de-Verdon.
Géologie
Relief
Transports Voies routières
Services autocars Lignes intercommunales Le village est relié par une ligne intercommunale du réseau Trans'AggloSite de DLVA Mobilité. : + LigneTracé Esparron-de-Verdon ↔ Quinson ↔ Saint-Laurent-du-Verdon ↔ Montagnac-Montpezat ↔ Riez (Transport à la demande)
Lignes scolaires Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège de Riez. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, d'autres ont été rajoutées.
+ LigneTracé Quinson ↔ Saint-Laurent-du-Verdon ↔ Riez Saint-Laurent-du-Verdon ↔ Quinson
Environnement
La commune compte de bois et forêts, soit plus du tiers de la superficie.
Hydrographie Le Verdon traverse la commune. Plusieurs de ses affluents coulent également à Saint-Laurent-du-Verdon : vallon des GrignoletsFiche de vallon des grignolets sur le site du SANDRE, cours d'eau de ; ravin d'EnriouFiche du ravin d'enriou sur le site du SANDRE ; vallon de Long campsFiche du Vallon de long camps.
Risques naturels et technologiques
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Saint-Laurent-du-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Saint-Laurent-du-Verdon est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.
La commune de Saint-Laurent-du-Verdon est de plus exposée à deux risques d’origine technologique : celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale qui passe en bordure de la commune peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses ; et celui de rupture de barrage. Saint-Laurent-du-Verdon fait partie de la zone d’inondation spécifique en cas de rupture du barrage de Castillon. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion passerait en crête au-dessus du barrage de Chaudanne et ne serait retenue que quelques minutes par le barrage de Sainte-Croix. Les 64 kilomètres de vallée du Verdon qui séparent le barrage de Castillon de la commune serait parcourus en 1 h 38 minutes. L’onde arriverait déjà considérablement affaiblie, provoquant une hausse du cours du Verdon d’une dizaine de mètres environ. Elle atteindrait la sortie de la commune six minutes plus tard, progressant à une vitesse de 60 km/h.
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus. L’incendie du détruit de forêt, en touchant également les communes de Quinson et Esparron-de-Verdon ; le , un nouvel incendie détruit de forêt, en touchant également les communes de Quinson et Saint-Martin-de-Brômes.
Toponymie
Le nom du village apparaît pour la première fois en 1274 (vicarius sancti Laurentii), sa forme occitane (sant plus le nom du saint) a été francisée par la suite. Elle rend hommage à saint Laurent, martyr du .
La commune se nomme Sant Laurenç en occitan provençal.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Régusse à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Laurent-du-Verdon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (28 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (27,6 %), terres arables (21,9 %), forêts (19,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,4 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire
Le territoire de la commune est fréquenté au paléolithique et au néolithique.
Quelques vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur la commune (conduites de plomb, fondations) ainsi que des tombes en tegulae, au Plan Pelissier. Devant le château et à proximité de l’église, d’autres tombes du ont été mises au jour en 1961.
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au (Sanctus Laurentius), 196.. Les seigneurs principaux du village sont les Vintimille (-), puis les Barras (-). Au , les Esparron sont seigneurs du lieu, jusqu’à ce que le comte de Provence Raimond Béranger V confisque le château à Guillaume d’Esparron dans la première moitié du . Il donne alors la moitié de la seigneurie plus la seigneurie majeure aux évêques de Riez. qui sont donc coseigneurs de 1234 à 1631. Les autres détenteurs d’une partie du fief sont les Pontevès, les d’Agoult, les Castellane, les Villeneuve, et enfin les Mazenod (, derniers titulaires).
De cette division, Saint-Laurent tire des armoiries compliquées, écartelées et portant un château en cœur« XV journée archéologique », dans Annales de Haute-Provence 308, 1989, 13..
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, 307, 1989, , 296-298.. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II qui invite les communes, dont les noms peuvent rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour LaurentJean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, 307, 1989, , 113. ou Saluber.
Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 6 habitants de Saint-Laurent-du-Verdon sont traduits devant la commission mixteHenri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, 71..
Au , Saint-Laurent-du-Verdon est l’une des dernières communes de la région à ne pas posséder d’école : lors de l’enquête de 1863, elle est parmi les 17 communes du département (sur 245) à ne pas en posséder.. Ce n’est qu’avec les lois Jules Ferry qu’elle s’équipe.
Héraldique
Politique et administration
Intercommunalité Saint-Laurent-du-Verdon fait partie : de 2010 à 2013, de la communauté de communes Luberon Durance Verdon ; depuis le , de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.
Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Laurent-du-Verdon, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2022. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Nadine Grillon (58,88 %), maire sortante., et Jean-Marc Garcin (41,12 %). Nadine Grillon est élue maire le lors de la première séance de conseil municipal.La liste officielle des maires du département des Alpes-de-Hautes-Provence en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons..
Liste des maires
Budget et fiscalité 2015 En 2015, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d’investissement : , soit par habitant ; total des emplois d’investissement : , soit par habitant. endettement : , soit par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d’habitation : 3,35 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 20,57 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 60,16 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.