La rue Pierre-Nicole est une voie située dans le quartier du Val-de-Grâce du de Paris.
Situation et accès La rue Pierre-Nicole est desservie à proximité par le RER B à la gare de Port-Royal. vignette|gauche|redresse|Pierre Nicole.
Origine du nom
Elle porte le nom du théologien de l'abbaye de Port-Royal Pierre Nicole (1625-1695), ..
Historique Une première partie de la rue, entre la rue du Val-de-Grâce et le boulevard de Port-Royal, est ouverte à partir 1864 sous le nom de « rue Nicole » : Décret du
Cette partie prend le nom de « rue Pierre-Nicole » par un arrêté du .
Elle est prolongée en 1908, entre la rue des Feuillantines et la rue du Val-de-Grâce, à l'emplacement des bâtiments du couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques démolis en 1900, sous le nom de « rue Pierre-Nicole prolongée » avant de prendre la dénomination « rue Pierre-Nicole » par un arrêté du .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La rue longe l'arrière du lycée Lavoisier. 7 (en retour sur le 27, rue des Feuillantines) : immeuble d'habitation collectif (1905) en pierre de taille, de style Beaux-Arts, signé et daté sur la façade : « Gorges [sic] Courtois, architecte, 1905 ». D'anciens habitants furent, entre autres :— vers 1905, Marguerite Moreno (1871-1948), comédienne françaisePaul Léautaud, Journal littéraire, en date du 31 octobre 1905. ;— vers 1915/1918, Rose-Marie Ormond (1893-1918Bob Hufford, Rose-Marie Ormond André-Michel (en ligne ) sur le site findagrave.com (consulté le 18 mars 2020)), nièce, muse et modèle de l'artiste peintre John Singer SargentKaren Corsano, Daniel Williman, John Singer Sargent and his muse : painting love and loss, Rowman & Littlefield, 2014 (en ligne), . (1856-1925), veuve de Robert André-MichelRobert André-Michel (1884-1914), archiviste paléographe, mortellement blessé à l'âge de 30 ans au début de la première guerre mondiale, fils de l'historien de l'art André Michel (1853-1925)., qui périt le , à l’âge de 24 ans, pendant les vêpres du Vendredi saint, sous les décombres des voûtes de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais qui venaient de s'écrouler sous l'effet d'un obus ennemi. ; — avant? 1915-1926, Henri-Louis Cordier (1853-1926), sculpteur français décédé à cette adresse en son domicileRegistre des décès Paris 5e arrondissement, feuillet 2/n° 13 (en ligne).. Il y demeura déjà en 1915 lorsque sa sculpture en marbre intitulée Nymphéa fut exposée à San Francisco à la Panama Pacific International ExpositionCommittee of American patronage of the french fine art department, Panama Pacific International Exposition San Francisco, Fine-Arts French Section : Catalogue, Paris, Librairie Centrale des Beaux-Arts, 1915, (en ligne). ; — en 1924, Camille Cautru (1879-1969), avocat et homme politique, alors député du département Calvados et maire de LassyEntrée Cautru (Camille) In Qui êtes-vous ? : Annuaire des contemporains, 1924 (en ligne), .. 9 : résidence d'étudiants (1962) « Maison des mines et des ponts et chaussées » dont l'immeuble principal (1932) est situé à l'arrière de celui-ci, au 270, rue Saint-Jacques (voir à cette adresse). 11 bis : immeuble d'habitation contemporain signé et daté sur la façade ed architectesed architectes sur le site pps-archi.eu (consulté le 19 mars 2020), 1979, de style postmoderne, comprenant cinq étages et autant de logements dont deux réalisés en duplex. La façade, habillée de carreaux de céramique blanches et munie de menuiseries extérieures rouges, présente au rez-de-chaussée un traitement original en fausses ruines et une fresque. Ces deux œuvres ont été commandées par le cabinet d'architectes à la plasticienne Ngoc Duong11 bis, rue Pierre-Nicole sur le site pps-archi.eu (consulté le 19 mars 2020).. 14 bis : sous le parking souterrain de cet immeuble construit dans les années 1960 à l'emplacement de l'ancien enclos du couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques subsistent des vestiges fortement remaniés de la crypte Notre-Dame-des-ChampsJosette Kupperschmitt, De la crypte de Saint-Denis, dite Notre-Dame des Champs, au Carmel du faubourg Saint-Jacques, Éditions L'Harmattan.. Dans l'imaginaire populaire et selon la tradition orale, cette crypte aurait été le lieu des premières conversions faites par saint Denis. C'est de là que partaient dès le les processions en hommage à saint DenisLa crypte de Notre-Dame-des-Champs, station de procession en hommage à saint Denis, Saint-Denis-sous-terre et le culte de saint Denis, Association pour la sauvegarde de la crypte Notre-Dame-des-Champs.. À la suite de la démolition des bâtiments en surface à la Révolution, la crypte subsiste mais est finalement vendue à un promoteur, qui construit un immeuble dessus. Depuis, la crypte est très rarement accessiblePhotos visibles sur .. En 2018, la Ville de Paris négocie pour acquérir le lieu auprès de deux copropriétés.. Une association loi de 1901 s'est constituée pour tenter de sauvegarder et mettre en valeur cette crypteAssociation pour la Sauvegarde de la Crypte Notre-Dame-des-Champs (A.S.C.N.D.C.), voir le site officiel ascndc.fr.. 15 : Édith Thomas (1909-1970), écrivain et journaliste y accueillit de à la Libération de Paris les intellectuels résistants membres du Comité national des écrivainsSelon la plaque apposée sur la façade en son honneur.. 24 : Église luthérienne Saint-Marcel, fondée en 1908, membre de l'Église protestante unie de France, construite par les architectes Jean Naville et Henri Chauquet, signée en façade. 28 : collège Sévigné, fondé le par Marchef-Girard et dirigé, un temps, par Mathilde Salomon. Initialement, cette institution se trouvait au 10 rue de Condé, dans le arrondissement.
35-37 : immeuble d'habitation contemporain (195835 rue Pierre Nicole (en ligne) sur le site bercail.com.). Des fouilles archéologiques qui ont précédé sa construction ont révélé l'existence d'un cimetière gallo-romain à cet emplacementAndré Piganiol, « Circonscription de Paris (Nord) », Gallia, t.17, fascicule 2, 1959, p.267 ..— Jean Guéhenno (1890-1978), écrivain, critique littéraire et membre de l'Académie française, passa ici les vingt dernières années de sa vie« Rue Pierre-Nicole », www.parisrues.com. ;— Laurent Schwartz (1915-2002), mathématicien et lauréat de la médaille Fields, y vécut de 1958 à 2002 ;— Raymonde Temkine (1911-2010Fiche Raymonde Temkine, éditions théâtrales (en ligne)), critique dramatique, vécut également à cette adresse (37) dès 1963Pour l'Art, revue bimestrielle, 91-92, juillet-octobre 1963, p. 70 (en ligne)et y était encore domiciliée en 2005La Lettre du Syndicat professionnel de la critique de théâtre, de musique et de danse 50, octobre 2005, (en ligne).. Elle est décédée le âgée de 99 ansArmelle Héliot, Raymonde Temkine, une vie pour le théâtre sur le blog.lefigaro.fr Le Grand Théâtre du Monde, Le Figaro, 22 février 2010.. : ancien siège des éditions Maurice Glomeau. : immeuble administratif et socio-culturel contemporain (1972-1978, Jean Willerval architecte) faisant angle avec la rue Fustel-de-Coulanges et le 88 ter, boulevard de Port-Royal (voir à cette adresse). Cet immeuble est construit à l’emplacement d’un marché situé entre l’impasse Pierre-Nicole (aujourd’hui rue Fustel-de-Coulange) et le boulevard de Port-Royal.
Galerie
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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