James Cameron , né le à Kapuskasing (Canada), est un réalisateur, scénariste, producteur et explorateur de fonds marins canadien. Il est également citoyen néo-zélandais depuis 2025.
Il a écrit et réalisé les films Terminator (1984), Aliens, le retour (1986), Abyss (1989), Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991), True Lies (1994), Titanic (1997), Avatar (2009), Avatar : La Voie de l'eau (2022) et Avatar : De feu et de cendres (2025).
En 1997, Titanic, film doté d'un budget estimé à 200 millions de dollars qui se consacre au célèbre naufrage du navire éponyme est un triomphe public et critique. Immense succès planétaire, le film restera pendant onze ans le plus gros succès du box-office mondial. En 1998, lors de la 70e cérémonie des Oscars, l'œuvre remporte un total de 11 statuettes, dont l'Oscar du meilleur film, tandis que Cameron obtient l'Oscar du meilleur réalisateur pour la première fois de sa carrière.
Le cinéaste bat son propre record en 2009, avec Avatar, film de science-fiction dont le budget est estimé à près de de dollars, détrônant Titanic en tant que plus grand succès du box-office mondial en 2010. Avec ses plus de 2,9 milliards de dollars de recettes, le film est encore au premier rang des plus grands succès aujourd'hui. Le long-métrage, loué pour la qualité de ses effets visuels, obtient six nominations pour la 82e cérémonie des Oscars, dont celles pour l'Oscar du meilleur réalisateur pour James Cameron et pour l'Oscar du meilleur film.
En 2022 sort la suite dAvatar, Avatar : La Voie de l'eau. Le film, doté d'un budget estimé semblable à son prédécesseur, explose à son tour le box-office d'une industrie affaiblie depuis la pandémie de COVID-19, et dépasse également Titanic, engrangeant 2,3 milliards de dollars dans le monde. Le troisième opus, Avatar : De feu et de cendres sort simultanément dans plusieurs pays dont la France le 17 décembre 2025 et deux jours après aux USA. Avatar 4 et 5 sont, quant à eux, planifiés respectivement pour 2029 et 2031.
Cameron a énoncé son souhait de s'éloigner de Pandora entre le troisième et le quatrième film de la saga, afin de se consacrer à d'autres projets, dont les adaptations des livres Ghosts of Hiroshima de Charles Pellegrino et The Devils de Joe Abercrombie.
Il possède sa propre société de production : Lightstorm Entertainment. Il a également participé à la création de la société d'effets spéciaux Digital Domain.
Une étoile porte son nom sur l'Allée des célébrités canadiennes depuis 2008 ainsi que sur le Hollywood Walk of Fame depuis 2009.
Biographie
Jeunesse
James Francis Cameron Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API., fils de Phillip, ingénieur électricien, et Shirley, artiste, est né et a passé sa jeunesse au Canada, près des chutes du Niagara. Il a deux frères et deux sœurs. En 1971, il déménage à Brea (Californie), États-Unis, où il sera diplômé de physique à l'université d'État de Californie. Mais ses premiers gagne-pain seront mécanicien et conducteur de camions car il nourrit une tout autre ambition : le cinéma. Son premier court métrage Xenogenesis est financé par un consortium de dentistes.
Il officie alors comme réalisateur, producteur, coscénariste, monteur, directeur de la photographie, maquettiste et superviseur des effets spéciaux. Cette expérience lui permet de se faire remarquer en 1980 par Roger Corman qui l'engage dans sa compagnie New World Picture.
James Cameron travaille principalement sur les effets spéciaux avant d'être nommé directeur artistique sur Les Mercenaires de l'espace puis directeur de la photographie et réalisateur de deuxième équipe sur La Galaxie de la terreur. Il travaille également aux effets spéciaux de New York 1997 de John Carpenter.
Remarqué, il est nommé réalisateur de Piranha 2 : Les Tueurs volants, une coproduction italo-américaine faisant suite à Piranhas de Joe Dante. Les relations entre James Cameron et le producteur Ovidio G. Assonitis se dégradent, tant et si bien que celui-ci lui retire le contrôle artistique du film. James Cameron tente bien de pénétrer par effraction, la nuit, dans la salle de montage mais ses modifications sont systématiquement écartées par le producteur. Bien qu'étant crédité comme réalisateur, il reniera le film (souvent absent de ses filmographies officielles). Comme la plupart de ses œuvres suivantes, il existe deux versions du film, celle du producteur, la plus répandue, et le très rare remontage du réalisateur, exploité autrefois aux États-Unis en vidéo et disque laser.
1984 : Terminator
vignette|James Cameron en septembre 1988.
En 1984, sur les cendres de son premier film, Cameron entame l'écriture du scénario de Terminator. Pour cela, il s'inspire des épisodes Le soldat et La main de verre de la série Au-delà du réel. Harlan Ellison, le scénariste des épisodes, le poursuivra en justice pour plagiat de la série. Tourné pour 6 millions de dollars, Terminator en rapportera 80 millions. Le film est produit par Gale Anne Hurd, qui devient ensuite sa femme. Mais bien avant cet immense succès, Hollywood l'avait remarqué, et les sollicitations se multiplient. Avant de tourner Terminator, il écrit la première mouture de Rambo 2 : La Mission, réécrit ensuite par Sylvester Stallone.
1986 : Aliens, le retour Pour la société de production Brandywine, il écrit Aliens, le retour en s'inspirant des événements de la guerre du Vietnam pour écrire les personnages des Marines et du film Des monstres attaquent la ville.. Il se voit proposé l'opportunité de réaliser le film lui-même, à la suite du succès de Terminator. C'est sur ce tournage, dans les Pinewood Studios en Angleterre, qu'il se mettra à dos les techniciens, les traitant de « syndicalistes fainéants », ceux-ci se vengeant en arborant des tee-shirts « je peux tout supporter : j'ai travaillé avec James Cameron ». Il renverra le premier directeur de la photographie, assurant lui-même la fonction avant qu'un remplaçant n'arrive. Finalement le film est un succès qui le conforte dans sa position de nouveau génie d'Hollywood, et lui permet de monter avec Gale Anne Hurd un nouveau projet, Abyss.
1989 : Abyss Pour tourner Abyss, James Cameron se donnera les moyens de ses ambitions : budget hollywoodien, tournage dans une centrale nucléaire en cours de construction noyée par plus de d'eau, invention (avec son frère Mike) de caméras révolutionnaires pour filmer sous l'eau., effets spéciaux en images de synthèse dernier cri. Il pousse ses acteurs à bout, dans des conditions de tournage déjà éprouvantes (Ed Harris craquera à plusieurs reprises et Mary Elizabeth Mastrantonio quittera définitivement le plateau après le tournage de la scène de sa résurrection). Pourtant le film ne recevra qu'un accueil mitigé (1989).
1991 : Terminator 2 : Le Jugement dernier À cette époque, il a déjà eu deux épouses. La troisième sera Kathryn Bigelow, réalisatrice au style assez violent, dont le goût pour les scènes d'action musclées et les personnages de femmes fortes la rapprochent indéniablement de son mari. Celui-ci produira pour elle Point Break et Strange Days, tout en co-écrivant également ces deux films, bien qu'il ne soit pas crédité à l'écran pour le premier. Son prochain projet personnel sera Terminator 2 : Le Jugement dernier, suite des aventures de Sarah Connor campée par Linda Hamilton, qui deviendra plus tard sa quatrième épouse. Comme il l'avait prouvé avec ses films précédents, James Cameron est un pionnier des images de synthèse, repoussant toujours plus loin les limites du possible. Terminator 2 n'y fera pas exception. Pour un budget record à l'époque de de dollars, cette nouvelle association avec Arnold Schwarzenegger rapportera plus de de dollars à travers le monde, tant et si bien que lorsque l'acteur essuie un de ses premiers échecs avec Last Action Hero, c'est tout naturellement qu'il se tournera vers son réalisateur fétiche pour redorer son blason.
1994 : True Lies Après la tentative avortée de monter un film autour du personnage de Spider-Man, avec l'Autrichien dans le rôle du super-vilain, la troisième collaboration entre les deux hommes sera finalement True Lies, remake de la comédie française La Totale ! de Claude Zidi. Bénéficiant d'un budget bien supérieur, le film de James Cameron multiplie les scènes d'actions, dans une ambiance tranchant avec le reste de sa filmographie. Une partie des effets spéciaux numériques est pour la première fois assurée par Digital Domain, compagnie qu'il a fondée en 1993, et qu'il quittera en 1998.
1997 : Titanic
gauche|upright|vignette|James Cameron en 2010.
Après une décennie passée à révolutionner les effets spéciaux et à monter des projets toujours plus novateurs, James Cameron n'est toujours pas comblé. Lors de la production dAbyss, il a accumulé une abondante documentation à propos du destin tragique du Titanic. L'idée a fait son chemin, et il s'attelle à réaliser ce qui s'avèrera être le film de tous les excès. Coproduit par deux studios « frères ennemis », 20th Century Fox et Paramount Pictures, le film, budgété à de dollars, en coûtera finalement plus de 200, un nouveau record, soit plus que le prix qu'avait coûté la fabrication du Titanic en son temps, le paquebot étant reconstruit presque à l'identique. De nombreuses rumeurs circuleront sur ce film, notamment qu'il sera un gouffre financier, menant à une faillite certaine les deux studios qui en assurent le financement. James Cameron sera d'ailleurs obligé de sacrifier son salaire de réalisateur et son intéressement aux recettes afin de prouver sa foi dans le projet. Finalement, Titanic devient à sa sortie le plus gros succès de l'histoire du cinéma avec plus de 1,8 milliard de dollars de recettes et le réalisateur en sera largement récompensé, financièrement d'abord, mais aussi par onze oscars dont trois pour lui-même (seuls Ben-Hur et Le Retour du Roi en ont obtenu autant).
Par la suite, James Cameron décide d'élargir ses visées avec la série télévisée Dark Angel pour commencer, qu'il produit et dont il réalise l'épisode final, puis avec une série de documentaires : Les Fantômes du Titanic dans lequel il expérimente le tournage en trois dimensions, Expedition: Bismarck sur un autre naufrage célèbre, Aliens of the Deep sur les étranges créatures des fonds sous-marins, et Volcans des abysses. Il fut même question qu'il embarque à bord d'un Soyouz russe à destination de la station Mir, épopée qu'il n'aurait sans doute pas manqué de filmer. En outre, il produira le film Solaris pour Steven Soderbergh, en sa qualité d'expert en science-fiction et en effets spéciaux.
En , James Cameron revend à la firme d'investissement WyndCrest (dont fait notamment partie le réalisateur Michael Bay) Digital Domain, la compagnie spécialisée dans les effets spéciaux en images de synthèse qu'il avait cofondée avec son collaborateur de longue date Stan Winston. Depuis sa création en 1993, Digital Domain aura notamment contribué à Apollo 13, Armageddon, Le Jour d'après, I, Robot ou encore L'Étrange Histoire de Benjamin Button, oscar des meilleurs effets spéciaux en 2009.
2009 : Le phénomène Avatar
vignette|gauche|upright|Cameron au Comic-Con 2009 en train de promouvoir Avatar