Zamor, né le en Colombie, est un peintre et sculpteur français et colombien, connu pour ses grands formats et le traitement de ses sujets masculins et féminins avec une technique qui n'est ni du réalisme, ni de l'hyperréalisme.
Inspiré des maniéristes italiens, de l'étude des figures impossibles et des anamorphoses, ainsi que de la technique du trompe-l'œil de la Renaissance, qu'il a étudiée et admirée dans tous les musées d'Europe, de Stockholm à Rome, en passant par Amsterdam, Zurich, Madrid et Paris, et qu'il maîtrise avec une grande dextérité en les mélangeant et créant sa propre et unique tendance qu'il appelle « supraréalisme ». Comme il en témoigne, « dans le surréalisme les éléments absurdes sont évidents tandis que dans ma peinture supraréaliste l'absurde rentre dans la logique du regard, passant inaperçu ». Zamor vit en Europe depuis 1974, ayant fait de longs séjours à Rome, Florence, Paris, Amsterdam, Zürich, Stockholm et Madrid pour développer et faire ses études humanistiques et créer son style artistique.
Biographie Études Bien que décidé à être artiste-peintre sculpteur, Zamor n'a pas voulu étudier les Beaux-arts, considérant qu'une formation humanistique et littéraire le préparerait mieux à sa carrière d'artiste-peintre. Tout d'abord il obtient son DEUG d'Architecture à l'Université Javeriana de Bogota en Colombie, où il apprend à fond les principes de la descriptive, perspective, dessin, etc.
Il s'oriente vers une maîtrise en Philosophie et Lettres avec une spécialisation en Histoire de l'Université Javeriana de BogotaPontificia Universitas Javeriana, Licentiati in philosophia et litteris, Historia in specie, Bogota 12 décembre 1972. Puis, il part pour Paris en 1974, où il continue ses études de Lettres et il obtient une maîtrise en Littérature à l'université de la Sorbonne, Paris-IVUniversité de Paris-Sorbonne (Lettres et Civilisations), dossier , 16 décembre 1975, titulaire de la maîtrise sans mention de spécialité avec les certificats d'études supérieures de maîtrise C2 « Littérature des nations hispano-américaines » - , et un mémoire sur le sujet« La violencia en Colombia a través de la literatura ». Puis un DEA en Histoire de l'université de la Sorbonne, Paris IVuniversité de Paris-Sorbonne (Lettres et civilisations) Paris IV, dossier , Inscription du sujet de thèse en vue du doctorat du troisième cycle « Recherche sur les présidents d'Audience en Nouvelle Grenade de 1565 à 1605 », Rapporteur : professeur LAFAYE, (Paris, ) et, finalement, une licence en Histoire de l'Art à l'université de Grenoble, France. En 1976, après avoir parcouru les musées d'Europe, il se consacre à la peinture et à la sculpture à Paris.
Carrière d'artiste Expositions en France, années 1970
C'est à Grenoble, en France, au Café Bayard, qui est le lieu de réunion des artistes, des acteurs et des intellectuels de la ville, que Zamor va faire sa première exposition en 1978. Dès ses débuts, il est remarqué par la presse avec une première interview individuelleDauphiné Libéré, Grenoble, France, 1978.. Son style très personnel, inspiré de sujets de nus masculinsRevue Rhône-Alpes, Grenoble 23 mars 1979., ainsi qu'une pratique d'une technique classique à l'huile, est reconnue par les critiquesJournal Dauphiné Libéré, Grenoble 19 mars 1979.. Puis il s'ensuit une série d'expositions individuelles : Galerie Madeleine, Grenoble, 1979Journal Rhône-Alpes, 23 mars 1979., Galerie d'Art moderne, Orange, France, en 1979, où Ph. ChabroJournal Le Provençal, Orange, 1979. ainsi que le baron Olivier de SerresJournal Le Provençal, Orange, 1979. écrivent des articles très élogieux sur ce nouvel artiste dans le journal Le Provençal ; suit la Galerie du Musée à Nernier, France, 1979.
En 1980, les journalistes de la région Rhône-Alpes choisissent Zamor pour qu'il représente la région au Salon des indépendants au Grand Palais à Paris Salon des indépendants, Catalogue, Paris, Grand Palais mars 1980 ..
Expositions au Venezuela et en Colombie
Fort de ses succès comme artiste en France, Zamor voyage en Colombie pour passer des vacances fin 1979. Peu après son arrivée, il rencontre celui qui sera son modèle pour le Saint Sébastien. Il ouvre un atelier et se met à peindre, inspiré par ce modèle et par une autre nature qu'il redécouvre. Au lieu de trois mois il reste un an et demi, lui donnant l'occasion d'exposer dans différents lieux. Tout d'abord dans sa ville natale à la « Casa de la Cultura », Cúcuta, Colombie, puis au Venezuela, à San Cristóbal, à la Galerie J.M. OliverosPresse sur Zamor au Venezuela..
Lors d'un séjour à Bogota, le Conseiller d'état Gustavo Humberto Rodriguez découvre le travail de Zamor et l'invite à exposer au Palais San Carlos, ancien Palais présidentiel, où il organise une exposition en . L'exposition est ensuite réclamée par le Musée d'art contemporain. La presse nationale colombienne découvre un nouvel artistePresse nationale colombienne..
Fin 1981, Zamor fait le voyage de retour à Paris. Il laisse tous ses tableaux de grands formats dans les caves du Musée d'art contemporain.
Expositions et presse, années 1980
De retour de Colombie, Zamor s'installe à Paris. Durant plus d'un an, il fréquente le Musée du Louvre, étudiant de façon systématique et avec sa formation d'historien toutes les œuvres du Musée. La ville de Grenoble lui donne un atelier où il s'installe et affirme son style en introduisant de nouveaux éléments dans sa peinture et ses dessins : l'anamorphose et le trompe-l'œil. En 1985, Zamor expose au Théâtre de Grenoble une seule toile avec tous les dessins autour de son sujetPresse exposition Théâtre de Grenoble.. Le critique d'art et professeur d'histoire de l'Art à Florence (Italie) et à Grenoble (France), Philippe Renard, invite Zamor à la Pieve a Elici, Lucca, en Italie pour une interview qui paraîtra dans la revue Connaissances des Hommes à Paris en 1985Revue Connaissances des Hommes, Par Philippe Renard, Paris, janvier 1985 . et sa traduction en grec dans la revue littéraire ΠΟΔΙΟΡΚΙΑ, parue à Athènes en 1985 Revue littéraire ΠΟΔΙΟΡΚΙΑ, Athènes, Grèce, 1985..
La Galerie Éolia, 10 rue de Seine à Paris, le remarque et le prend en exclusivité en 1986. Elle organise plusieurs expositions de Zamor qui sont commentées par la presse parisienne : dans la revue L'ŒilRevue l'Œil, Paris, 30 janv. fév. 1988 ., le journal Le FigaroJournal « Le Figaro », Paris, 30 déc. 1986., l'hebdomadaire Le PointHebdomadaire Le Point, Paris, 5 janvier 1987. et dans le livre du critique d'Art Gérard Xuriguera aux éditions MayerLe Dessin dans l'art contemporain, Gérard Xuriguera, Paris, Éditions Mayer, 1987 .. Il passe aussi en vente aux enchères à la Salle Drouot, Cabinet Catherine Charbonneaux, à Paris le catalogue de ventes aux enchères, salle Drouot, Paris, 1988..
Expositions et voyages, années 1990
Zamor voyage et travaille beaucoup, faisant que chaque lieu devienne une nouvelle source d'inspiration. Il va de l'Ardèche à Paris et à Grenoble, en France, puis du bord de la mer sous les tropiques à la campagne, sur la cordillère des Andes et à Porto Rico. Chaque voyage donne l'occasion à de nouvelles expositions. À Bogota, en Colombie, il expose à la Galerie d'art du World Trade Center en 1991 et 1992 « Lecturas Dominicales del Tiempo », 27 sept. 1992.El Nuevo Siglo, Bogota, Colombie, 24 sept. 1992.. Il expose aussi à Barranquilla, en Colombie, en Journal El Heraldo, Barranquilla, Colombie, déc. 1992 Barranquilla.. Il réside à Carthagène des Indes, en Colombie, pendant toute l'année 1993 ; il séjourne ensuite sur les hauteurs de la cordillère des Andes de fin 1993 à , puis il décide de revenir en France. Au début de l'année 1997, il est invité à exposer à San Juan de Porto Ricopresse sur Zamor à Porto Rico en 1997., et de nouveau avec Carolina Herrera en 2000Presse sur Zamor à Porto Rico en 2000 2000..
Style vignette|Zamor en 2011. La meilleure façon de décrire le style de Zamor peut s'apercevoir à travers les différents commentaires de la presse internationale tout au long de sa carrière. Dans ses premières expositions on trouvait que Zamor « nous propose un monde à la fois érotique, fantastique et superbement alangui, dans ces marécages du corps où s'architecturent les émotions les plus éclectiques … »Olivier de Serres, Le Provençal, Avignon, France, sept. 1979. et puis, de l'autre côté de l'océan on disait que la thématique de Zamor …es absolutamente contemporánea… su forma artística está inspirada en los lineamientos clásicos, y el argumento de su pintura, casi helenísticamente, se sumerge en la filosofía y la cultura griega …J.J. Villamizar Molina, Diario Católico, San Cristóbal, Venezuela, sept. 1980 .. Plus tard, en France, on le réclame par « … les très beaux dessins de Zamor… dessins d'une telle qualité qu'ils font espérer que le talent de leur auteur sera un jour plus largement reconnu. »« Le Dauphiné Libéré », Grenoble, France, janv. 1985. et on s'approche déjà de ses sources inspiratrices quand on dit « …ses recherches apparentent son art à la grande époque du maniérisme. Avec lui, naissent les certitudes plastiques modernes dont Rodin a donné le nom : « un art digne de ce nom ne suit pas le passé, il le prolonge »Philippe Renard, Revue « Connaissance des hommes », Paris, France, janv. fév. 1985 . ainsi que sa poésie « … Zamor nous surprend avec des dessins d'une musicalité aérienne, chantant sous son crayon en le laissant vibrer… »« Les Affiches », Grenoble, France, janv. 1985. et sa qualité « … Sophía Vári et Zamor, qui, eux sont des dessinateurs chevronnés… »Jean-Louis Ferrier, Hebdomadaire « Le Point », Paris, France, janv. 1987 . Puis c'est à Paris où on le consacre avec des critiques de journalistes connus « … imaginaire que Zamor, le Colombien devenu Grenoblois, excite aussi avec ses corps drapés ou ses frontons si minutieusement et si monumentalement dessinés qu'on en a le vertige… » Journal « Le Figaro », Paris, France, 30 déc. 1986. et « Zamor est sûr de ses moyens : il façonne avec un futurisme imaginaire la vraisemblance plus que la ressemblance… » paru dans le livre d'anthologie artistique de Xuriguera« Le dessin, le pastel, l'aquarelle Dans l'Art contemporain » par Gérard Xuriguera, Paris, France. déc. 1987 ..
Plus tard Zamor intègre un nouvel élément dans sa peinture, le trompe-l'œil, qui se fait remarquer :, confirmé presque de suite en France par Sylvie Perrard : « ses œuvres s'imposent par le jeu incessant entre le rêve et la réalitéSylvie Perrard, Le Dauphiné Libéré, Grenoble, France, 28 déc. 1998 . » et ensuite une nouvelle dimension est découverte dans la peinture de Zamor, dans le commentaire fait outre-Atlantique à propos de ses portraits :
Collections publiques Lorsqu'il travaille avec la Galerie Eolia à Paris, celle-ci le sort en vente aux enchères à Drouot, à Paris, le .. En Colombie, la corporation « El Minuto de Dios » des Eudistes lui commande un Saint Jean Eudes pour le Musée d'art contemporain de Bogota. Le président de la République de Colombie, Belisario Betancur Cuartas, demande à Zamor, en 1984, Le Christ Noir, pour faire partie de la collection Betancur au Palais Nariño de ColombieDonation du Christ Noir à la Collection Betancur du Palais Présidentiel de Colombie (El Tiempo du 2 août 1984 : Cristo Negro para Palacio ; El Espectador du 2 août 1984 : Cristo Negro en Palacio).. En 2011, Zamor écrit une lettre ouverte au président de la République de Colombie pour réclamer Le Christ NoirLettre Ouverte au Président de la Colombie pour réclamer le Christ Noir ..
D'autres œuvres de Zamor font partie de collections publiques comme Eve, au Musée de la Mémoire, à Cúcuta, en Colombie, ainsi que plusieurs dessins qu'acheta la compagnie aérienne de Bogota pour la collection Avianca ouverte au public.
Carrière d'historien