Esther Nirina est une poétesse malgache née Esther Ranirinaharitafika le à Tananarive et morte le .

Biographie Elle naît en 1932 à Ambohimifangitra, à proximité de Antananarivo, au milieu de l'île de Madagascar, d'un père malgache et d'une mère française. Elle grandit à Antananarivo, où son père travaille comme fonctionnaire. Enfant unique, elle déclare dans des interviews que son nom, Nirina, signifie « désiré » parce que ses parents voulaient depuis de nombreuses années un enfant.

Carrière Nirina s'installe en France dans les années 1950. Pendant son séjour à Orléans, elle commence à travailler comme bibliothécaire. Elle travaille aux côtés d'Hélène Cadou, veuve de René Guy Cadou. Hélène Cadou s'intéresse à ses créations littéraires après avoir lu un poème qu'elle a écrit et l'encourage à continuer. En 1975, le premier volume de poésie de Nirina, Silencieuse respiration, est publié par un éditeur orléanais, Jean-Jacques Sergent. Simple voyelle suit en 1980, chez le même éditeur. D'autres recueils suivent, regroupés en 1998 dans Rien que lune : Œuvres poétiques.

L'œuvre de Esther Nirina est une des œuvres majeures de la littérature malgache en langue française. Elle valorise le fihavanana, l'axe centrale de la culture malgache.

Madagascar obtient son indépendance en 1960. Elle et son mari restent à Orléans jusqu'à ce que leurs enfants aillent à l'université. Le couple retourne à Madagascar en 1990 pour rénover leurs maisons à Antananarivo et dans le pays et ainsi préparer un endroit pour se retirer, dit-elle. Ensuite, elle y installe une bibliothèque et une école. Ils s'y installent définitivement dans les années qui suivent. Elle participe à la vie littéraire sur place et continue à publier. Au cours de sa carrière, Nirina a été membre de l'Académie Malagache et présidente de la Société des écrivains de l'océan Indien (SEROI). Elle a publié cette même année 2004 Mivolana an-tsoratra, son premier et seul recueil en malagasy.

Style Le style d'Esther Nirina combine son héritage et sa jeunesse à Madagascar avec ses expériences de vie en France. Elle exprime la relation fragile entre la nature et les humains. Elle utilise des formes traditionnelles de la poésie malgache comme le hain-teny, mais s'inspire également d'influences internationales comme Pablo Neruda et Georges Bataille. Sa poésie est marquée par la nostalgie ainsi que par les références philosophiques et la multiplicité des sens dans son choix de mots.

Principales publications Poésie

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Nouvelles . .

Poèmes publiés dans des ouvrages collectifs

Prière et Granit en 1977 dans Présence africaine. Pour avoir... / For having (trad. Gail de Courcy-Ireland ) en 1997 dans Revue Noire. Parution des poèmes d’Esther Nirina dans les Cahiers bleus.

Interview .

Prix Son volume de poésie Simple voyelle a reçu le Grand Prix ADELF Littérature de Madagascar, 1980. Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (distinction française), 2004 Membre titulaire de l'académie nationale malgache.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Claire Riffard « Dire par écrit : Esther Nirina au carrefour des langages », dans Œuvres complètes, 2019, p. 216-224,

Liens externes

Un essai de traduction :

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