Antoine Jacquin de Margerie, dit Antoine de Margerie, né le à Vichy (Allier) et mort le à ParisRelevé de fichiers de l'Insee, est un peintre français.

Biographie

Après son enfance passée à Paris, puis en Auvergne, pendant la guerre, Antoine de Margerie, vit d'abord avec ses parents dans les divers postes diplomatiquesSa famille, Jacquin de Margerie, a donné à la France de nombreux diplomates. occupés par son père, Christian Jacquin de Margerie, à Madrid, Washington, Rome puis Berlin.

À partir de 1953, il fait ses études secondaires au lycée Saint-Louis-de-Gonzague jusqu'au baccalauréat ès-lettres qu'il obtient en 1959. L'art fait partie de son environnement : un de ses oncles, Paul de Laboulaye (1902-1961), est peintre et joue un rôle de soutien très important dans l'adolescence de son neveu. Bonnard est un des artistes dont les toiles sont accrochées aux murs des appartements familiaux.

Dans sa logique personnelle qui est celle de l'art, mais pas celle de ses parents, inquiets de ce choix hors pistes, il tente de les rassurer en s'inscrivant en lettres et en suivant les cours de l'École du Louvre et de l'Institut d'art et d'archéologie de la Sorbonne.

En 1964, il épouse Anne Guillet, rencontrée à l'École du Louvre. De cette union, naissent deux filles, Constance et Isabelle. À partir de 1964, il se consacre entièrement à la peinture.

Entré en 1972 au comité du Salon des réalités nouvelles, il en est à partir du début des années 1990 le trésorier. Déclinant l'offre qui lui avait été faite de succéder à Jacques Busse à la présidence du salon, il en demeurera le trésorier.

Le travail d'Antoine de Margerie a été montré dans près de vingt-cinq expositions personnelles : dans de multiples expositions ou salons comme la Biennale de Venise, le Salon des réalités nouvelles, Grands et jeunes d'aujourd'hui, le Salon de mai, le Salon Comparaisons, et plus de cent expositions de groupe dans des galeries, comme l'exposition du groupe d'« art concret-art construit » ou « Repères ». Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques en France et à l'étranger.

Vie privée Il vit et travaille à Paris jusqu'en 1991, année où il achète une maison à Sanilhac dans le Gard. Il y passera désormais la moitié de son temps.

Abstraction géométrique Antoine de Margerie commence à peindre très jeune. À 12 ans, il manie déjà les pinceaux avec habileté. Sa première période est figurative. Bientôt suivent des tableaux très stylisés – paysages, scènes intimes – aux contours délicatement tracés et nets, aux couleurs vives et chatoyantes. Une vraie liberté conquiert ensuite sa palette et ses formes qui s'égayent dans une sorte d'exubérance joyeuse. À la trentaine, Antoine de Margerie se tourne vers l'abstraction. La géométrie inspirée (celle qui a habité Mondrian ou Malevitch) prend le pas sur le lyrisme juvénile. La construction, l'agencement des éléments du tableau d'où la courbe s'absente peu à peu, sont désormais les maîtres-mots de l'artiste. Sa peinture est tenue et conceptuelle. Les élans y sont maîtrisés voire interdits, mais derrière cette « rigueur obstinée » se laisse percevoir une irrésistible puissance intérieure.

Antoine de Margerie écrit à propos de son art :

Réception critique

Dans Mon œil sur l'artArticle en ligne., Jacques Bouzerand écrit :

Pour Anne Tronche, biographe d'Antoine de Margerie,

Guy Lanoë, président du Salon des réalités nouvelles de 1995 à 2004, écrit :

Jacques Tournier écrit :

Expositions personnelles

Collections publiques Fonds d'art Contemporain - Paris collections Musée national d'art moderne Musée d'art moderne de la ville de Paris Bibliothèque nationale de France, cabinet des estampes Musée de l'hôtel Sandelin, Saint-Omer Musée Estrine, Saint Rémy de Provence Musée du Touquet-Paris-Plage Maisons de la culture : Le Havre, Grenoble, Dunkerque… Satoru Sato Art Museum, Tomé, Japon

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Cahier VII, Centre Gildas-Fardel, musée de Nantes, 1970 Jean-Clarence Lambert, Chromos, Amsterdam, 1972 Gilles Plazy, « L'angle et la courbe », dans Le Quotidien de Paris, Biennale de Venise, Pavillon de la France, catalogue, éditions Jacques Damase 1980 Gérald Gassiot-Talabot, « Margerie », dans Opus international, 1980 Annick Pély-Audan : Margerie, vivre la peinture, vivre l'ascèse, Paris, 1987 Guy Lanoe, « Antoine de Margerie », dans le Catalogue du Salon des réalités nouvelles, 2005 Anne Tronche, Antoine de Margerie : peintures et gravures, Éditions du Regard, Paris, 2010 Elisa Farran, José Alvarez, Antoine de Margerie. Les horizons sensibles, catalogue d’exposition, Éditions du Regard, 2015

Liens externes

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