Siouxsie and the Banshees (prononciation anglaise : )Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API. Le nom Siouxsie vient des indiens sioux américains et se prononce avec un 'x' muet (voir cette interview télé donnée en français sur FranceTélévision en 2007. Consultée le 2 janvier 2020.) est un groupe rock britannique, originaire de Londres, en Angleterre, formé en 1976 par la chanteuse Siouxsie Sioux et le bassiste Steven Severin. Avec le guitariste John McKay et le batteur Kenny Morris, Siouxsie and the Banshees créent , dès la sortie de leur premier album The Scream (1978). The Times cite le groupe comme . Après un changement de personnel avec l'arrivée du batteur Budgie et du guitariste John McGeoch, ils acquièrent une renommée plus grande et classent deux de leurs albums Kaleidoscope (1980) et Juju (1981) dans le top 10 au Royaume-uni. Durant leur existence, le groupe enregistre onze albums studio. Le groupe connaît plusieurs formations différentes au fil des ans: seuls Siouxsie et Steven Severin restent des membres permanents. Ils se séparent en 1996 après vingt ans de carrière.

Pionniers du post-punk, Siouxsie and the Banshees représentent une influence majeure pour des groupes et des chanteurs de new wave et de rock alternatif comme Joy Division, The Cure, The Smiths ou encore Radiohead et Jeff Buckley. Depuis sa séparation en 1996, le groupe continue d'être cité en référence par une multitude d'artistes dont PJ Harvey, Tricky et LCD Soundsystem.

Biographie Débuts avec John McKay (1977–1979) La chanteuse Siouxsie Sioux et le bassiste Steven Severin sont les deux membres fondateurs du groupe. Avec le guitariste John McKay et le batteur Kenny Morris, ils enregistrent en 1977 deux Peel Sessions très remarquées pour la BBC. Leur première Peel session devient l'une des plus plébiscitées de toute l'histoire du show"Twenty Minutes into Twenty Years". Recordcollectormag.com. Octobre 2007. Consulté le 2 juillet 2020. archivé à archive.is. "The Banshees recorded a John Peel session which went out on 5 December and became one of the most requested in the show’s history"..

En 1978, le groupe sort un premier single post-punk, le sur-vitaminé Hong Kong Garden classé dès sa sortie numéro 7 au Royaume-Uni. Ce morceau produit par Steve Lillywhite, comporte un motif oriental particulièrement entraînant, joué sur un xylophone. Pendant l'enregistrement, Steve Lillywhite suggère à Kenny Morris de jouer certaines parties séparément, puis Nige Tassell, "Tori Amos, Kristin Hersh, Anton Corbin and more recall their big career firsts", The Guardian, , consulté le .. Cela crée un son de batterie avec plus d'espace et d'écho.

Leur premier album The Scream suit dans la foulée avec des morceaux qui préfigurent déjà la cold wave. Nick Kent écrit dans le NME : Nick Kent, Bansheed, NME, ., il poursuit :

En 1979, Siouxsie and the Banshees devient un des fleurons de la scène musicale britannique, avec des concerts qui sont de véritables cérémonies rock mais, en septembre, un conflit éclate entre les musiciens au début de la tournée de l'album Join Hands, provoquant le départ précipité de John McKay et Kenny MorrisJérôme Soligny, Discorama Siouxsie, Rock & Folk, avril 1999, .. Le guitariste Robert Smith de The Cure assure alors une première fois l'intérim un mois durant, jouant lors de la tournée d'abord avec son groupe en première partie, puis avec les Banshees en seconde partie.

Période John McGeoch (1980–1982)

thumb|150px|Siouxsie Sioux en 1980.

En 1980, avec l'arrivée d'un nouveau guitariste John McGeoch transfuge de Magazine et du batteur Budgie de the Slits, le groupe enregistre des morceaux plus pop comme Happy House et Christine, et d'autres plus atypiques comme l'électro-rock Red Light. On retrouve ces titres sur Kaleidoscope, un album qui par son éclectisme séduit un public plus large, se classant en Angleterre. En 1981, Siouxsie et Budgie forment un deuxième groupe The Creatures pour jouer une musique basée davantage sur les percussions, et les Banshees publient en cette même année Juju, un des disques les plus marquants de leur carrière selon Johnny Marr des Smiths"Johnny Marr Top Ten Guitarists". Uncut. Novembre 2004, le numéro avec U2 en couverture."Johnny Marr Top Ten Guitarists". Morrissey-solo.com. Novembre 2004. Consulté le 5 mai 2011. NO.10 John McGeoch. Johnny Marr picks; Magazine "Real Life"(1978) / Siouxsie And The Banshees "Juju"(1981)..

En 1982 sort A Kiss in the Dreamhouse, un disque novateur psychédélique et expérimental, qui flirte parfois avec des rythmes dance avec le single Slowdive Allmusic, A Kiss in the Dreamhouse chronique par David ClearyAllMusic décrit Slowdive comme « un morceau au rythme dance coloré avec du violon ». Citation originale : Slowdive "a violin-colored dance beat number", "a catchy melodic hook".. Le groupe fait appel pour la première fois à une section de cordes, celles-ci sont enregistrées aux studios Abbey Road. L'album suscite un vif enthousiasme critique en AngleterreSteve Sutherland. "A Kiss in the Dreamhouse" chronique. Melody Maker, 6 novembre 1982. Extrait : "Dreamhouse is an intoxicating achievement".Richard Cook. 'A Kiss In The Dreamhouse' chronique. NME, 6 novembre 1982, Extrait : .. Le NME conclut sa chronique en promettant à ses lecteurs : Richard Cook. A Kiss In The Dreamhouse' chronique. NME, 6 novembre 1982.. Mais John McGeoch, épuisé par l'enregistrement du disque, est contraint de quitter le groupe peu de temps après.

Période de transition (1983–1987) Robert Smith prend une nouvelle fois le relais et devient à son tour le guitariste officiel des Banshees de 1982 à 1984. Il enregistre avec eux le single Dear Prudence, une reprise de la chanson des Beatles, et le live (album et vidéo) Nocturne capté à Londres en 1983, puis il participe à l'enregistrement de l'album studio Hyæna.

Avec le single Cities in Dust publié en 1985, Siouxsie ouvre une nouvelle brèche avec une approche résolument plus directe : ce titre renoue avec l'urgence de leurs débuts. Tinderbox, l'album qui suit en 1986, met en valeur le jeu de guitare en arpèges de la nouvelle recrue John Carruthers. En France, Tinderbox est inclus dans la liste des meilleurs albums de l'année des Inrockuptibles.. Le guitariste John Carruthers participe ensuite à l'album de reprises Through the Looking Glass : un disque qui permet aux musiciens d'expérimenter à nouveau grâce au soutien de leur producteur et ami Mike Hedges. Peu de temps après sa sortie, John Carruthers quitte le groupe d'un commun accord : il sera remplacé par Jon Klein.

Succès critique (1988–1989) En 1988, le groupe attire un public de masse en Amérique du Nord avec l'album Peepshow qui reçoit la note maximale de cinq étoiles dans le mensuel anglais Q Magazine Peepshow five-star review, Mark Cooper, Q Magazine septembre 1988 : "Peep Show is a startling act of reinvention and the ultimate proof of Siouxsie's bloody mindedness. Contrary to expectation, the years have not withered the Banshees nor shrivelled their fertile imaginations. The cat is already half way out of the bag in the shape of Peek A Boo, the record's first single and a bizarre blend of scratch and swing that manages to sound quite unlike the Banshees while virtually boasting that it could be the work of no one else. Peek A Boo is typical of Peep Show in the way it addresses itself to familiar Banshee themes - in this case the bewitching and dubious power of the look - while managing to find unpredictable and joky ways of doing so. Martin McCarrick's accordion that pokes it's way into Peek A Boo is par for the course, a carny piece of musical imagination that adds fresh colouring to the Banshees' canvas while perfectly illustrating the monkey games that Peek A Boo is undermining. The rest of the record bursts with similar acts of imagination and establishes once and for all that the Banshees have long outgrown their sojourn as a mere rock band. Peep Show takes place in some distorted fairground of the mind where weird and wonderful shapes loom and songs emerge with names like Scarecrow, Carousel and Rhapsody. Full honours go to the aforementioned McCarrick for all manner of shrewd decorations and drummer Budgie for endlessly inventive rhythm work that manages to pinpoint the tension inherent in each song without ever lapsing into an obvious beat. When the first side concludes with Siouxsie witchily exploring nursery rhymes like "Jack be nimble, Jack be quick, Jack jump over the candlestick" to the strains of a harmonica, it's long since apparent that she is not trading on any laurels. When her singing simply shimmers on the ballad The Last Beat Of My Heart towards the end of side two, she has earned a new kind of respect. Twelve years and 11 albums in, Siouxsie & The Banshees have managed to recapture why they're in this game in the first place while binding that discovery to a well-earned maturity. The results are simply black magic.. Le premier single qui en est extrait, Peek-a-Boo, sonne comme un hip-hop expérimental avec des sons abrasifs. Ceci est dû en partie à des samples de bandes passées à l'envers. L'instrumentation s'étoffe au passage avec l'arrivée du multi-instrumentiste Martin McCarrick qui joue de l'accordéon et du violoncelle en plus des claviers. La ballade The Last Beat Of My heart est particulièrement encensée par la critique Chris Roberts. Peepshow chronique. Melody Maker. 10 septembre 1988. "Peepshow is hesitantly hypnotic. It seduces you back. More than ever, the composition credits go to Sioux or Severin individually, this accounting for the suppliant proximity of their airs. Sioux's 'Turn To Stone' and 'Rawhead And Bloodybones' are simply disquieting, 'Burn Up' is flushed with Eros. Severin's 'Rhapsody' allows some stirring melodrama but the infinite pinnacle is their one joint effort, the bravura hymn 'The Last Beat Of My Heart'. As Martin McCarrick's accordian and Budgie's directly intelligent rhythms underlie it's pathos, this elegy is translated by Sioux with capital beatitude. It's the Banshees' most courageous arabesque in some time. If they have enough majesty in their guts to put it out as a single we really will be witnessing a renaissance.". Kevin Murphy. Peepshow Chronique. Record Mirror. 10 septembre 1988 "The highlight is the restrained 'The Last Beat Of My Heart', where Siouxsie's voice explores new ground as she caresses a haunting melody.". Tony Fletcher. "Peepshow" Chronique. Spin magazine. November 1988. Page 92-93."a delightful, majestic ballad… The Last Beat Of My heart".. En France, Peepshow est élu sixième meilleur album de l'année par les lecteurs du mensuel musical BestLes Disques 1988. Best. Numéro 246. Janvier 1989..

Après la tournée qui suit, Siouxsie et Budgie profitent d'une période de repos pour enregistrer un nouvel album des Creatures, Boomerang, où minimalisme devient synonyme de liberté esthétique. Pour le NME, Boomerang est « un paysage plein d'exotisme foisonnant et déstabilisant » Roger Morton. "Peek-A-Boom" [chronique de Boomerang]. NME. 11 novembre 1989. A rich and unsettling landscape of exotica. et pour le critique Simon Reynolds, le disque est « rempli de choses brillantes » Simon Reynolds. Boomerang chronique. Melody Maker. 11 novembre 1989. "Boomerang ends with two songs as lulling and lovely as Pity. Venus Sands describes itself perfectly. Siouxsie's voice abandoned and unhinged in vast empty space. And Morrina is a shimmering carpet of dew, a Milky Way awning for Sioux's reveries. It's the most serene she's ever sounded. Boomerang abounds with scarcely anticipated brilliance.. Killing Time, un morceau bluesy avec des arrangements de cuivres, sera repris sur scène par Jeff Buckley quelques années plus tardUntiedundone. Jeff Buckley a repris "Killing Time" (une chanson de Siouxsie et The Creatures, de l'album Boomerang 1989) Buckley l'a chanté pour la radio WFMU Studios, East Orange, NJ, 10.11.92...

Derniers albums (1991–1996)