alt=Chaussure Le Coq sportif|vignette|Chaussure Le Coq sportif Le Coq Sportif est un équipementier français de vêtements et de chaussures de sport. Fondée par Émile Camuset en 1882 à Romilly-sur-Seine, l'entreprise devient l'une des premières marques de sport mondiales et rapidement la marque de référence pour le sport français en accompagnant les amateurs, les professionnels, les clubs et les fédérations.
L'entreprise est particulièrement impliquée dans le sport professionnel mondial et a habillé beaucoup de clubs de football et de rugby. Dans les années 1970 et 1980 la marque jouit d'une grande notoriété, en particulier auprès des consommateurs français.
En 2005., Marc-Henri Beausire et Robert Louis-Dreyfus, relancent l'entreprise par l’intermédiaire d'une société d’investissement suisse, AiresisAiresis est également propriétaire de Boards & More, regroupe les marques Mistral, F2, Fanatic et North Sails.. Aujourd'hui la marque est détenue par plusieurs actionnaires dont majoritairement par Airesis et n'est plus la propriété de son concurrent allemand, Adidas. La marque se relance dans le sport en 2012, en fournissant les maillots jaune, vert et à pois du Tour de France pendant dix éditions, puis ceux de l'AS Saint-Étienne (2015-2022), du Racing 92 (2017-2021), de la Fédération française de rugby depuis 2018 et de l'ESTAC depuis 2019.. La marque a rouvert un centre de développement en 2010 et un centre de production textile en 2012 à Romilly-sur-Seine. En 2017, plus de cent personnes y travaillent et collaborent avec des partenaires troyens chargés du tricotage et de la teinture. Près de 90 % des matières premières textiles de la marque sont développées dans l'Aube.
Le , Paris 2024 annonce avoir choisi Le Coq sportif comme équipementier, technique et de représentation, pour les équipes de France olympique et paralympique de 2021 à 2024.. En juin, l’Elan sportif châlonnais officialise un partenariat avec Le Coq sportif jusqu’en 2026 : c'est la première fois que la marque au coq signe un contrat d’équipementier avec un club de basketball.
La marque Le Coq sportif est exploitée par la société LCS International.
Histoire Les débuts En 1882, Émile Camuset crée un atelier de bonneterie à Romilly-sur-Seine, dans l'AubeLes informations de cette partie sont issues du site officiel Coq sportif (historique). À partir de 1920, sous l'impulsion de sa fille (Mireille Camuset), l'entreprise se lance dans la confection d’articles de sport, en plus des articles traditionnels, s'inspirant des Britanniques très à la pointe dans ce secteur d'activité ; dès les années 1930, elle devient l'un des fournisseurs officiels des fédérations françaises de football, de basket, de rugby et d’athlétisme.
1948 voit les premiers vêtements accompagnés d'étiquettes à l'image du coq gaulois. Le , « le Coq sportif, bonneterie sportive romillonne » devient une marque déposée.
Naissance d'un mythe du sport tricolore Grâce à sa présence sur les épreuves sportives les plus mythiques, telles que le Tour de France, la Coupe du monde de football, Roland-Garros ou bien encore le Tournoi des 6 Nations, la marque atteint une renommée mondiale. Elle restera longtemps associée partout dans le monde au sport français et à ses grands exploits :
1951, la marque Le Coq sportif enregistre sa première commande de prestige, celle des maillots des concurrents du Tour de France, soit nationales chacune composée de 10 coureurs à habiller, parmi lesquels des vedettes comme le Suisse Hugo Koblet ou le Français Raphaël Géminiani. Le Tour de France passe cette année par la commune de Romilly-sur-Seine où sont confectionnés les maillots.. En 1955, l'équipe de France de football dispute un match contre l'URSS. Pour la première fois les joueurs portent un maillot bleu de la marque. La même année, le Stade de Reims, emmené par l'attaquant vedette Raymond Kopa, donne à la marque son premier titre de Champion de France de football. En 1960, la marque tricolore compte désormais et fait son entrée aux Jeux Olympiques de Rome, tous les athlètes français sélectionnés sont équipés en exclusivité par l'entreprise. À cette occasion, la marque confectionne le premier survêtement en fibre synthétique et crée un nouveau logo : un Coq au milieu des cinq anneaux olympiques. Le champion de course de fond Michel Jazy devient un partenaire idéal de la marque, il rejoindra d'ailleurs l'équipe Le Coq sportif huit années plus tard. Quatre années plus tard, la marque sera toujours l'équipementier exclusif des athlètes français présents aux Jeux olympiques de Tokyo. La marque fait son entrée en 1965 sur les courts de tennis de la Coupe Davis ou de Roland-Garros grâce à de jeunes et talentueux joueurs comme Daniel Contet. Cette même année Le Coq sportif est champion de France de football avec le FC Nantes, vainqueur de la Coupe de France avec le Stade rennais, champion de France de rugby avec le SU Agen et champion de France de basket-ball avec Denain. La Société du Tour de France accepte en 1966 que le logo du petit coq dans son triangle apparaisse sur les maillots du Tour, la victoire du Français Lucien Aimar dans cette édition 1966 est largement relayée par la télévision et les magazines assurant à la marque une notoriété nouvelle. Celle-ci s'associe avec la société Adidas à l'occasion de la Coupe du monde de football 1966. L'objectif est de développer la marque à l'étranger. À cette époque les deux marques présentent des CA comparables. Le Coq sportif, leader dans le textile, fournit alors le maillot aux équipes sous contrat, tandis que Adidas, leader sur les produits en cuir, fournit les chaussures. En 1969 la société passe le cap des . En 1970 le Feyenoord Rotterdam donne à la marque sa première victoire en Coupe d'Europe des clubs champions. En effet, la société française, désireuse de s'implanter sur le marché néerlandais et en quête de médiatisation, signe un partenariat avec ce club spécialement avant la finale.. Feyenoord reste ensuite jusqu'à 1977 avec l'équipementier. L'Ajax Amsterdam est aussi sponsorisé par Le Coq sportif lors de ses succès de 1972 et 1973. Le boxeur français Jean-Claude Bouttier devient champion d'Europe en 1972 sous les couleurs de la marque tricolore. La nouvelle star française du ring s'attaque à Carlos Monzon et à son titre mondial assurant un peu plus encore la notoriété de la marque. Cette année-là la première campagne de publicité télévisée pour Le Coq sportif est lancée sur la télévision française : On y voit Michel Jazy vanter les bienfaits de la « Première marque européenne, voire mondiale pour les équipements sportifs ». 1973 : Création des « Coqs d'Or », trophées récompensant les meilleurs sportifs français et étrangers désignés par un jury de spécialistes. Le journal L'Équipe du fait sa une sur le Coq d'Or remis à l'Américain Dwight Stones. 1974 : La marque doit faire face à la concurrence asiatique sur le marché du textile et à l'augmentation du prix des matières premières due au choc pétrolier de 1973. La société, alors 100 % familiale, s'était toujours autofinancée. Malgré son expansion exceptionnelle, la société restait particulièrement fragile en raison de marges nettes trop réduites. Le , un montage financier est constitué, réunissant des banques et des actionnaires. Le tribunal de commerce de Paris accepte la proposition d'Adidas et confie la gérance de la société nouvelle des Établissements Camuset à « La Société d'Exploitation du Coq sportif ». Le Coq sportif devient alors une filiale de son concurrent allemand Adidas. En 1976, les joueurs de l'AS Saint-Étienne, habillés par la marque, échouent de justesse en finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions face au Bayern de Munich. La même année, le Français Guy Drut remporte la médaille d'or en 110 mètres haies aux Jeux olympiques de Montréal, assurant un peu plus la notoriété de la marque. 1977 : le XV de France, équipé par la marque au coq et emmené par son emblématique capitaine Jean-Pierre Rives, remporte le Grand Chelem lors du Tournoi des 5 Nations, sans encaisser un seul essai. Le cycliste Bernard Thévenet remporte son deuxième Tour de France, son équipe Peugeot est également équipée par la marque.
Années 1980, les heures de gloire En 1980, l'AS Monaco, dont Le Coq sportif est partenaire, remporte la Coupe de France de football. La même année, la direction générale d'Adidas décide de donner à la marque une dimension internationale, un réseau mondial de distributeurs et d'agents est mis en place pour couvrir plus de . Autre moyen de développement mis en place, la création de produits en cuir, ballons (le modèle Triatom agréé par la FIFA est utilisé en D1) et chaussures de compétition. L'année suivante, les Verts, emmené par leur attaquant vedette Michel Platini, remportent le Championnat de France de football.
Le XV de France, toujours habillé par la marque, remporte son troisième grand chelem ; ce sont les grands débuts de l'arrière Serge Blanco dans le Tournoi. Lors de la décennie des années 1980, l'AS Béziers (4 fois de 1980 à 1984), le RC Toulon en 1987 ou encore les exploits du Racing-Club de France assurent la notoriété de la marque dans le monde du rugby à XV. Malgré ces succès, la Fédération française de rugby choisit un autre équipementier pour le XV de France, l'allemand Adidas, puis l'américain Nike avant de renouer avec Adidas.
En 1982, pour la première fois une équipe habillée par Le Coq sportif remporte la Coupe du monde de football. Le logo de la marque ne figure pas sur le maillot des vainqueurs italiens mais est cependant bien visible sur leur survêtement. La même année, Monaco remporte le titre de champion de France de football et le PSG la Coupe de France, tous deux équipés par la marque au coq.
En 1983, le jeune tennisman français Yannick Noah remporte le tournoi du Grand Chelem Roland-Garros. Il deviendra quelques années plus tard l'un des propriétaires de la marque. Pendant ce temps-là, celle-ci continue d'équiper les coureurs du Tour de France, les français Laurent Fignon et Bernard Hinault, l'américain Greg LeMond remportant tous à Paris le maillot jaune floqué à l'image de la marque.
En 1986, l'équipe d'Argentine de football remporte sa deuxième Coupe du monde, les images du jeune prodige argentin Diego Maradona, vêtu d'un maillot de la marque et soulevant le trophée mondial, sont diffusées sur toutes les télévisions du monde et font le tour de la planète. La même année, les joueurs du PSG deviennent champions de France.
Déclin vignette|upright=1|L'équipe Quick Step (avec ici Tom Boonen) sponsorisée par Le Coq sportif. vignette|upright=1|Véhicule promotionnel du Coq sportif dans la caravane du Tour de France, ( étape, le ) au passage à Tohogne (commune de Durbuy).
Malgré le soutien d'Adidas après le rachat en 1974, l’entreprise périclite face à la concurrence mondiale dans la seconde moitié des années 1980. Ce déclin entraine notamment la délocalisation de la production et la fermeture du site historique de Romilly-sur-Seine en 1988Agence France-Presse, le 29 septembre 2010.. La marque demeure la plus visible sur les maillots de tennis, par exemple lors de la victoire de la France en Coupe Davis en 1991, ou à la suite d'un contrat signé en 2001 avec Justine Henin, alors à ses débuts de championne.
En 1999, Olivier Jacques et deux investisseurs alsaciens relancent la marque en rachetant tous les droits de distribution à l'américain Brown Shoe.
2005 : Renouveau avec Robert Louis-Dreyfus En 2005, Robert Louis-Dreyfus décide de relancer l'entreprise par l’intermédiaire d'une société d’investissement suisse, Airesis et son siège social est installé à Entzheim dans le Bas-Rhin.