Dans le monde de la tauromachie, al sesgo (« en biais ») désigne une manière de « poser », « planter » ou « clouer »« Poser » est le terme utilisé dans les traités de tauromachie dans une proportion de 10 (Bérard, Flanet-Veilletet, Popelin-Harté, Casanova-Dupuy, Martinez-Novillo, Pelletier, Testas, Zumbiehl, Alvarez-Novillo, Baratay, Maudet) sur 12 (Lafron, et Maudet qui utilise les deux termes); on trouve aussi les termes « planter » ou « clouer » dans certains quelques traités, dans des essais, et dans la littérature générale concernant la tauromachie. les banderilles qui peut être effectuée de deux façons différentes : al sesgo por dentro (« en biais par l'intérieur ») ou al sesgo por fuera (« en biais par l'extérieur »)Auguste Lafront - Paco Tolosa : « Encyclopédie de la corrida », éditions Prisma, 1950, 238.

Description Les historiens de la tauromachie sont unanimes pour trouver cette suerte à la fois bellePaul Casanova et Pierre Dupuy, « Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, 153 , très risquée et très spectaculaireHistoire et dictionnaire de la Tauromachie, ouvrage collectif sous la direction de Robert Bérard, Bouquins Laffont, Paris, 2003, 871 .

Le sesgo por fuera est utilisé principalement face à des bêtes sans bravoure, qui cherchent refuge vers la barrière et n'en veulent pas sortir. L'animal se place ainsi sur le terrain du matador, qui, à son tour va se placer sur le terrain du taureauClaude Popelin : « La Tauromachie », Préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition 1970. Refondue et augmentée par Yves Harté en 1994, Éditions du Seuil, 37 . Puis il entame une course parallèle aux planches et, avant la rencontre avec le taureau, il se dirige vers l'extérieur pour inciter l'animal à charger. Il pose les banderilles au moment de la rencontre et continue sa course.

Pour exécuter le sesgo por dentro le torero se glisse entre l'animal et la barrière ce qui lui laisse peu d'échappatoire, et il pose les banderilles face au taureauClaude Popelin : « La Tauromachie », Préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition 1970. Refondue et augmentée par Yves Harté en 1994, Éditions du Seuil, 38 . C'est encore une pose qui est nécessaire lorsque la bête a « pris querencia » (« s'est réfugiée ») près de la barrière et qu'il faut la déloger. L'homme est parfois perché sur l'estribo pour citer le taureau. Dès que la bête se déplace, la torero se précipite à toute allure vers la tête sans chercher à « cadrer », il pose les banderilles et continue sa course à toute allure. La course se termine le plus souvent par un saut dans le callejónPaul Casanova et Pierre Dupuy, « Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, 154.

Bibliographie

, préface de Jean-Robert Pitte

(préface Jean Lacouture et François Zumbiehl)

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Catégorie:Pose de banderilles