Le est un parti politique japonais réformateur, libéral et centriste, fondé le par quatre parlementaires dissidents du parti libéral-démocrate et le gouverneur indépendant et réformateur de la préfecture de Nagano de l'époque, Yasuo Tanaka, opposés à la privatisation de la poste japonaise voulue par le Premier ministre Jun'ichirō Koizumi, celui-ci ayant convoqué alors des élections anticipées après le rejet de son projet de loi par la Chambre des conseillers. Il ne doit pas être confondu avec le Nouveau parti du Japon ayant existé entre 1992 et 1994.

Formation Le parti est formé initialement par plusieurs hommes politiques opposés à la réforme de la poste telle que présentée par Jun'ichirō Koizumi, mais pour des raisons variées : le gouverneur de la préfecture de Nagano Yasuo Tanaka, ancien écrivain élu à la tête de la préfecture en 2000 et réélu en 2002, devenu célèbre nationalement pour sa lutte contre le poids de la bureaucratie et ses réformes d'assainissement budgétaire (notamment par l'annulation de plusieurs travaux publics jugés couteux, allant à l'encontre d'une pratique courante de la vie politique japonaise, comme la construction d'un barrage). Il fait alors partie d'une génération de dirigeants locaux dits des « gouverneurs réformateurs » (à l'instar de ses homologues de Mie Masayasu Kitagawa, d'Iwate Hiruya Masuda ou de Tōkyō Shintarō Ishihara) qui, s'étant faits élire initialement sans le soutien d'aucun parti national, commencent à cette époque à connaître une certaine notoriété dans tout le pays (et même à jouir d'une réelle influence politique lors des grandes échéances électorales nationales) pour avoir initié une « nouvelle gestion publique » avec pour idée majeure que c'est à partir des préfectures que la mécanique d'un réel changement du Japon va s'opérer, selon un mouvement ascendant. Il prend la tête du NPN, avec pour but d'en faire un tremplin pour diffuser les réformes mises en place dans la préfecture de Nagano à l'échelle nationale (notamment la rigueur budgétaire par l'abandon du recours massif des autorités aux grands chantiers de travaux publics ou la baisse des impôts). S'il ne se déclare pas opposé à l'idée d'une privatisation de la poste, il critique néanmoins le projet de Jun'ichirō Koizumi comme manquant de consistance et de concret. les trois représentants, élus dans des circonscriptions urbaines pour l'essentiel, et opposées à la privatisation essentiellement par conservatisme : Kōki Kobayashi, député du de Tōkyō, était membre au PLD de la faction Shisuikai, l'une des plus conservatrices sur le plan des valeurs et de la vision de la société et dirigée à partir de 2003 par Shizuka Kamei qui lui aussi quittera le parti majoritaire en opposition à la privatisation de la poste en 2005 pour participer à la fondation du Nouveau parti du peuple (NPP). Il est vice-ministre des Finances dans le gouvernement de Jun'ichirō Koizumi (mais non membre du Cabinet) de 2002 à 2003. Kōki Kobayashi devient le président délégué, et donc , du NPN. Makoto Taki, jeune député () élu à la proportionnelle dans le bloc législatif de Kinki (et auparavant, entre 1996 et 2003, représentant au scrutin majoritaire uninominal du de Nara), vice-ministre de la Justice dans le gouvernement de Jun'ichirō Koizumi (mais non membre du Cabinet) de 2004 à sa démission en pour protester contre la privatisation de la poste, il était jusqu'alors une valeur montante de l'importante faction Hashimoto - Tsushima, la principale héritière de la pensée conservatrice libérale de Shigeru Yoshida et une de celle présentée comme à l'origine de l'État-providence japonais, du poids de son administration centrale et de l'imposante politique de développement des régions par le financement de travaux publics. Il devient vice-président du NPN. Takashi Aoyama, d'abord député pour l'ancien d'Aichi sous les couleurs du Parti démocrate socialiste (social-libéral) puis du Shinshintō (centre droit, principal parti d'opposition au PLD entre 1994 et 1998) de 1976 à 1990 et de 1993 à 1996, avant d'être député Shinshintō puis PLD du d'Aichi de 1996 à 2000 puis du bloc proportionnel de Tōkai de 2000 à 2005. Il était membre au sein du PLD de la faction Shisuikai. Il devient également vice-président du NPN. le conseiller : Hiroyuki Arai, élu à la proportionnelle nationale sur la liste du PLD en 2004, était membre également au sein du PLD du Shisuikai, ancien partisan de Jun'ichirō Koizumi dont il fut l'un des organisateurs de la campagne lors de sa première tentative de prendre la présidence du parti en 1995 ou en étant le chef de la communication du PLD lors des élections à la Chambre des conseillers de 2001. Il devient le secrétaire général du NPN.

Le NPN est alors perçu, parmi les trois partis « rebelles » de la privatisation postale formés au même moment, comme étant le plus représentatif de l'électorat urbain (les circonscriptions d'élection de ses députés correspondant surtout aux trois plus importantes aires urbaines du Japon : Kinki, le Grand Nagoya et le Grand Tōkyō) et le plus réformiste, tandis que le Nouveau parti du peuple semble avoir au contraire une assise plus rurale et plus conservatrice au sens strict du terme.

Élections législatives de 2005 Aux élections législatives du , il ne présente que 8 candidats sur les à pourvoir, tous dans des blocs ou des circonscriptions urbaines (aucun d'eux n'a face à lui de candidat issu d'un des deux autres partis « rebelles ») : Kōki Kobayashi se représente au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans le de Tōkyō (arrondissement spécial de Toshima et l'est de celui de Nerima) et est l'unique candidat de la liste du parti à la proportionnelle dans le bloc de Tōkyō, Makoto Hirayama (futur conseiller en 2009), gérant d'un izakaya avec l'ancien président du PDJ Yukio Hatoyama (qui s'y est rendu célèbre pour y servir lui-même les clients et ainsi en profiter pour avoir un contact direct avec les électeurs) près de la gare de Shinbashi dans l'arrondissement de Minato à Tōkyō, uniquement à la proportionnelle dans le bloc du Nord Kantō, 2 à la proportionnelle dans le bloc du Sud Kantō qui sont également candidats au scrutin majoritaire dans les (Toshihisa Kōno, directeur d'une gaku shūjuku ou école privée de cours du soir) et de préfecture de Kanagawa (parties de Yokohama et des environs, dans le Grand Tōkyō), 2 à la proportionnelle dans le bloc de Tōkai dont Takashi Aoyama qui ne se représente qu'à ce mode de scrutin, tandis que le second est également candidat au scrutin majoritaire dans le d'Aichi, 2 à la proportionnelle dans le bloc de Kinki qui sont également candidats au scrutin majoritaire : Makoto Taki se représente en tentant de retrouver le de Nara, et Ichizō Miyamoto (vice-président également du NPN et ancien député Shinshintō puis PLD de 1993 à 2003, d'abord pour l'ancien de Hyōgo, puis pour son nouveau à partir de 1996) dans la de Hyōgo.

Yasuo Tanaka préfère quant-à-lui conserver son poste de gouverneur et ne se présente pas : il est alors le seul chef d'un exécutif préfectoral à diriger un parti national disposant de parlementaires. Le slogan du parti est alors . L'unique titulaire sortant d'une circonscription du parti, Kōki Kobayashi, doit affronter une des plus importantes de Jun'ichirō Koizumi (nom donné aux nombreuses candidates avancées alors par le Premier ministre et qui lui sont totalement fidèles, généralement jeunes, très médiatiques et de redoutables adversaires en campagne électorale), la ministre de l'Environnement et ancienne présentatrice vedette des programmes d'information à la télévision Yuriko Koike. Le Nouveau parti Nippon, plus encore que le Nouveau parti du peuple qui réussit tout de même à conserver ses 4 sièges de député, pâtit alors largement de la stratégie des Kunoichi et des mise en place par le PLD. Outre Kobayashi, tous les candidats du NPN sont battus à l'exception de Makoto Taki qui est le seul à être réélu grâce au scrutin proportionnel plurinominal. Ses six candidats au vote majoritaire ne totalisent que (soit 0,2 % des suffrages exprimés), soit plus de 3 fois moins que le score obtenu par le NPP qui n'avait pourtant présenté que deux candidats de plus. Son résultat est plus acceptable à la proportionnelle, avec en tout (2,42 %) et plus de d'avance sur l'autre grand parti « rebelle » qui pourtant réussit lui à s'adjuger deux sièges par ce mode de scrutin contre un seul au NPN.

Par la suite, le NPN connaît une suite de défection de ses membres, notamment de ses candidats et sortants battus en 2005 mais qui reste pourtant après leur défaite pendant un temps les cadres dirigeants du parti, surtout au profit du NPP : Takashi Aoyama et Ichizō Miyamoto rejoignent le NPP en . Kōki Kobayashi, pourtant toujours président délégué du NPN, le quitte pour le NPP en qu'il abandonne à son tour en pour rallier en le PDJ. en , quelques semaines avant le renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers, les deux parlementaires restants du parti à l'époque, le député Makoto Taki (également président du conseil général et du parti) et le conseiller Hiroyuki Arai (secrétaire général et ), démissionnent du NPN et siègent désormais comme indépendants afin de protester contre certaines modifications apportées à la constitution du parti par Yasuo Tanaka. Hiroyuki Arai participe plus tard, en , avec des dissidents du PDJ à la création du Club Kaikaku qui soutient la coalition PLD-Nouveau Kōmeitō, tandis que Makoto Taki adhère en 2009 au PDJ.

Ces départs vident donc le parti de ses parlementaires mais surtout des représentants du groupe des « rebelles postaux » et donc de l'aile conservatrice qui se concentrent peu à peu dans le seul NPP, et permet à Yasuo Tanaka d'en faire un parti essentiellement à son image, abandonnant la question postale au profit des seuls réformes structurelles sur le modèle de son action dans la préfecture de Nagano. Pourtant, l'existence même du parti semble compromise, d'autant que Yasuo Tanaka perd son fauteuil de gouverneur au profit du candidat soutenu par le PLD et le Nouveau Kōmeitō, Jin Murai, et de manière assez nette (par 46,6 % des suffrages exprimés contre 53,4 %). Seuls les élections à la Chambre des conseillers de 2007 et les élections législatives de 2009 lui permettent de survivre par le biais uniquement de Yasuo Tanaka.

Élections à la Chambre des conseillers de 2007 À la veille du renouvellement de la moitié des membres de la Chambre des conseillers du , le NPN, privé depuis peu de ses deux parlementaires qui étaient également les principaux membres de la direction du parti, se réorganise. Yasuo Tanaka choisit le journaliste d'investigation Yoshifu Arita, connu pour être un spécialiste des sectes (auteur de plusieurs ouvrages sur l'Aum Shinrikyō ou l'Église de l'Unification dite secte Moon) et de la question des enlèvements de Japonais par la Corée du Nord, comme vice-président et Makoto Hirayama, l'un des candidats malheureux aux législatives de 2005, en tant que président du conseil général. Tous trois forment la liste présentée par le NPN au scrutin proportionnel plurinominal national lors de ces élections à la Chambre des conseillers. Avec pour slogan , ils recueillent (3,01 % des suffrages exprimés, soit encore une fois de plus que le NPP au même mode de scrutin) et Yasuo Tanaka est élu conseiller. Il s'inscrit au groupe commun (qui devient le premier en nombre de membres de la Chambre des conseillers) formé avec le PDJ, des indépendants du Shin-Ryokufūkai et le NPP.

Élections législatives de 2009 Le NPN présente 8 candidats aux élections législatives du , à savoir dont 2 à la fois au scrutin uninominal majoritaire à un tour et à la proportionnelle et les 6 autres uniquement à la proportionnelle répartis dans 6 listes :