Cadel Evans, né le à Katherine dans le Territoire du Nord, est un coureur cycliste professionnel australien. Ancien VTTiste de premier plan (vainqueur de la coupe du monde à deux reprises), il s'est converti au cyclisme sur route. À la fois bon grimpeur et rouleur, il a remporté le Championnats du monde de cyclisme sur route en 2009, le Tour de Romandie en 2006 et en 2011 et le UCI ProTour 2007. Figurant parmi les favoris des grands tours auxquels il participe, il s'est classé deuxième du Tour de France en 2007 et 2008, troisième du Tour d'Espagne 2009 et du Tour d'Italie 2013. En 2011, il est le premier Australien vainqueur du Tour de France. Il fait partie des 25 coureurs ayant porté les trois maillots de leader sur les grands tours. Il prend sa retraite sportive en .

Biographie Les débuts

Cadel Evans découvre le Tour de France en 1991 lors de sa diffusion par la télévision australienne. Il s'oriente ensuite vers le cyclisme avec tout d'abord le cross-country.. En 1993, Cadel Evans alors âgé de 16 ans, remporte le titre de champion d’Australie cadets de cross-country. En 1994, il remporte la médaille d’argent en cross-country juniors et le titre de champion d’Australie juniors de cross-country. En 1995, il remporte deux médailles de bronze en cross country junior et en contre-la-montre de même catégorie. En 1996, à 19 ans, il se fait remarquer en étant sélectionné pour les Jeux olympiques, où il finit neuvième. Au championnat du monde espoir la même année, il termine troisième. Il remporte son troisième titre de champion d’Australie de cross-country, le premier en élite.

En 1997, âgé de 20 ans, il remporte deux manches de coupe du monde et termine troisième au classement général. Il remporte une nouvelle fois le titre de champion d’Australie de cross-country. Au championnat du monde, il décroche la médaille d’argent, toujours en espoirs. En 1998, il remporte la coupe du monde de cross-country et trois manches. En 1999, il ne remporte qu’une seule manche de coupe du monde, mais assure l’essentiel en remportant une nouvelle fois le classement général. En 2000, il remporte deux nouvelles manches mais ne termine que septième du classement général. Pour ses deuxièmes Jeux olympiques, il termine septième, à 4 minutes 29 de Miguel Martinez. En 2001, il remporte une quatrième et dernière médaille en argent au relais mixte des championnats du monde.

2001 : première année sur route avec Saeco

Après avoir été stagiaire au sein de l'équipe de cyclisme sur route Saeco-Cannondale en 1999, il signe un premier contrat professionnel avec cette même équipe, désormais nommée Saeco, pour la saison 2001. Il se montre à son avantage dès cette première année : il remporte le Brixia Tour et le Tour d'Autriche. Bon grimpeur, il s'y impose au Kitzbüheler Horn.

2002 : Mapei

Grâce à ses bons résultats, Cadel Evans est recruté en par la prestigieuse équipe Mapei-Quick Step « Cadel Evans joins Mapei - Quick Step », Cyclingnews.com, 17 novembre 2001.. Sa première course avec son nouvel employeur est le Tour Down Under, en Australie « JCTDU: Evans to debut with Mapei-Quick Step », Cyclingnews.com, 21 novembre 2001.. Il y remporte la cinquième étape grâce à une attaque à moins de deux kilomètres de l'arrivée « Aussies ablaze in Barossa furnace », Cyclingnews.com, 19 janvier 2002.. Déjà offensif les jours précédents, il remporte le classement de la montagne et, avec notamment Daniele Nardello et Andrea Tafi, permet à la Mapei-Quick Step de s'imposer au classement par équipes.

En mars, il est auteur d'une sur Paris-Nice , après d'être classé second à l'arrivée au col d'Èze derrière Dario Frigo. Il obtient d'autres bons résultats sur les courses par étapes au printemps : de la Semaine internationale Coppi et Bartali, du Tour du Pays basque et du Tour de Romandie. Entretemps, il se classe d'un Liège-Bastogne-Liège dominé par la Mapei avec Paolo Bettini et Stefano Garzelli aux deux premières places.

La révélation de Cadel Evans intervient lors du Tour d'Italie, son premier grand tour. Il y participe en tant qu'équipier de Garzelli pour la montagne « Mapei-Quick Step for the Giro », Cyclingnews.com, 7 mai 2002.. Au troisième jour de course, Evans lance le leader italien vers la victoire d'étape et la conquête du maillot rose à Liège. Après un nouveau succès à Limone Piemonte, Garzelli perd son maillot rose, puis est exclu du Giro en raison d'un contrôle antidopage positif à la probénicide. Evans est dès lors le coureur Mapei-Quick Step le mieux placé au classement général (). Sa deuxième place acquise au sommet à San Giacomo () lui permet de se hisser en cinquième position. Le lendemain, il n'est battu que par Tyler Hamilton et Serhiy Honchar en contre-la-montre et n'a plus que 48 secondes de retard sur le leader Jens Heppner. Evans s'empare du maillot rose de leader deux étapes plus tard, après la première étape des Dolomites. La journée suivante est cependant beaucoup plus difficile : terminant l'ascension finale à plus d'un quart d'heure des leaders, il cède le maillot à Paolo Savoldelli. Il achève ce Giro à la .

2003-2004 : Telekom puis T-Mobile thumb|right|Cadel Evans en 2006.

En , Cadel Evans s'engage pour les saisons 2003 et 2004 avec l'équipe allemande Telekom. Comme avec la formation Mapei-Quick Step, il dispute sa première compétition sous le maillot magenta au Tour Down Under, où il prend la dixième place. Cette saison s'avèrera des plus difficiles pour lui. Il se fracture la clavicule gauche à trois reprises. La première blessure intervient en avril sur l'Amstel Gold Race et le prive de Liège-Bastogne-Liège. Une nouvelle chute fin mai au Rund um die Hainleite l'empêche de disputer son premier Tour de France « Cadel Evans breaks collarbone again », Cyclingnews.com, juin.. Il reprend la compétition à la fin du mois de juillet au Tour de Saxe « Evans to concentrate on second half of season », Cyclingnews.com, 19 juillet 2003.. Le mois suivant, il prend le départ du Tour d'Espagne. Il y contracte sa troisième fracture de la clavicule sur une chute dès la troisième étape, qui met fin à sa saison « Unlucky Evans injured again », Cyclingnews.com, 9 septembre 2003..

En 2004, malgré une victoire au Tour d'Autriche en juin, il n'est pas retenu par l'équipe T-Mobile pour disputer le Tour de France. Il n'est pas non plus sélectionné en équipe nationale pour les Jeux olympiques d'Athènes ..

2005-2006 : Davitamon-Lotto L'équipe belge Davitamon-Lotto l'engage en 2005. Evans obtient en début de saison de bonnes places d'honneur sur les classiques ardennaises, et surtout sur les courses par étapes comme Paris-Nice (), le Tour de Suisse () ou plus tard le Tour d'Allemagne () durant lequel il remporte une étape au sommet du Feldberg. Surtout, pour sa première participation au Tour de France, il fait preuve de régularité dans les étapes de montagne et les contre-la-montre, et termine à Paris, « succédant » à Phil Anderson, dernier Australien ayant réalisé un Top 10 sur le Tour de France, ceci au sein d'une équipe essentiellement taillée pour aider le sprinter australien Robbie McEwen. Au vu du passif en matière de dopage des coureurs le précédant au classement général final, Lance Armstrong étant déchu de sa première place en 2012, le journaliste Hervé Marchon de Libération présente Evans comme le vainqueur potentiel de ce Tour 2005..

En 2006, Evans remporte sa première grande victoire : le Tour de Romandie. Alors qu'Alberto Contador était leader du classement général, il remporte la dernière étape courue contre-la-montre et s'empare de la . Il améliore sa place au Tour de France en se classant Initialement cinquième à la fin de l'épreuve, il est reclassé quatrième à la suite du déclassement pour dopage du vainqueur Floyd Landis.. Il finit également du Tour de Pologne.

2007 : du Tour de France et victoire au classement UCI ProTour thumb|right|Lors de la étape du Tour de France 2007.

Leader de son équipe, devenue Predictor-Lotto, pour les courses par étapes, Cadel Evans commence l'année 2007 par des courses par étapes qu'il a déjà disputées les années précédentes (Paris-Nice, Tour du Pays basque, Tour de Romandie) et s'y montre à son avantage. En juin, il se place du Critérium du Dauphiné libéré, à seulement 14 secondes de Christophe Moreau. Annoncé comme l'un des favoris du Tour de France, il termine deuxième du contre-la-montre de la étape, derrière Alexandre Vinokourov qui sera, quelques jours plus tard, convaincu de dopage. Régulier sur les étapes de montagne, il est une nouvelle fois second, cette fois derrière Levi Leipheimer, lors du deuxième contre-la-montre, à la veille de l'arrivée aux Champs-Élysées. Cette performance lui permet de conserver sa deuxième place sur le podium final, à seulement 23 secondes du vainqueur Alberto Contador.

En septembre, il participe au Tour d'Espagne. Moins à son aise que sur le Tour de France, il est néanmoins d'étape à Arcalis dans les Pyrénées, battu au sprint par le vainqueur Denis Menchov, puis à Avila, battant cette fois les favoris au sprint. Il termine l'épreuve à la place du classement général, à 10 secondes d'une place sur le podium. Les nombreuses places d'honneurs glanées durant la saison, ainsi que l'éviction de Danilo Di Luca à la suite de sa suspension, lui permettent de succéder à Alejandro Valverde en remportant le ProTour 2007.

2008 : du Tour de France pour la seconde fois En 2008, il réalise un très bon début de saison avec ses deuxièmes places au Tour du Pays basque et à la Flèche wallonne et sa victoire sur le Mont Ventoux sur Paris-Nice.

Cadel Evans porte lors du Tour de France, un T-shirt avec le drapeau du Tibet en soutien pour la liberté au TibetCadel Evans soutient le Tibet libre, Site de Sport free attitude.Photo de Cadel Evans avec un drapeau du Tibet, Site de Phayul.com.. Il termine l'épreuve à la deuxième place à 58 secondes du vainqueur, l'Espagnol Carlos Sastre. Durant la course, il porte pour la première fois de sa carrière et pendant cinq jours le maillot jaune, malgré une chute lors de la étape qui le handicape à l'épaule. Lors de la fête d'après course, il glisse en dansant et se tord le genou, entrainant une rupture du ligament croisé antérieurFearless Cadel Evans fails to stand the test of time.. Il annonce alors son forfait pour le contre-la-montre de Jeux olympiques de Pékin qui ont lieu une semaine après et laisse sa place à Michael RogersEvans forfait pour le contre-la-montre.. Finalement après la décision de l'Union cycliste internationale de lui octroyer une wild-card, il tient sa place après avoir reçu des soins intensifs pour son genou douloureuxEvans tiendra sa place.JO-2008: le numéro deux du Tour de France Evans participera aux JO de Beijing.. Il termine de la course en ligne et du contre-la-montre.

2009 : champion du monde à Mendrisio Comme chaque année, le Tour est l'objectif principal de la saison pour le cycliste australien. Au mois d'avril, il réussit plusieurs performances lors de la Flèche wallonne (), du Tour du Pays basque () et du Tour de Romandie (). Puis il monte progressivement en puissance avant le mois de juillet et remporte notamment une victoire lors de la étape du Dauphiné libéré, épreuve qu'il conclut par une encourageante place au général. Peu avant le Tour, il perd cependant celui qui devait être son principal lieutenant pour le mener jusqu'à la victoire, Thomas Dekker, suspendu après un contrôle positif à l'EPO.