thumb|300px|Attaque de la redoute de Selinghinsk par la brigade Monet (tableau de Edme-Adolphe Fontaine)
Le comte Adolphe de Monet, né le à DunkerqueHistoire de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, C. Delagrave, 1886, et Bulletin: Études, documents, chronique littéraire, par la Société de l'histoire du protestantisme français (France), 1959, . et mort le à ToulouseRevue Savoisienne, Annecy, 1905, ., est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur.
Biographie Famille Adolphe de Monet est le fils d'un colonel du à cheval en 1792, inspecteur des revues en chef sous l’Empire. Son grand-père est général major des armées du roi Auguste III de Pologne, Électeur de Saxe, et le parrain de son père (en 1757) est Charles de Rohan, prince de Soubise Données généalogiques sur la famille Monet en Savoie, in: G. de Rivoire de La Batie - Armorial de Dauphiné - Imprimerie Louis Perrin - Lyon, 1867 - page 423 . Il épouse en 1855 Judith Philippine de Bazelaire de Saulcy (1820 -1897) Louis de la Roque (sous la dir. de) - Bulletin héraldique de France - Volumes IX et X - Paris, 1890 - page 19 .
Formation Il entre comme élève à Saint-Cyr en 1822 Général Jean Boÿ - Historique de la de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (1822 -1824) .
Carrière militaire Il devient sous-lieutenant au léger en 1824, puis au d'infanterie de la garde royale, enfin lieutenant en 1830.
Après avoir participé aux journées de juillet 1830, il passe au d’infanterie. Il intervient contre l’insurrection royaliste dans l’Ouest de la France en 1832 et reçoit une lettre de félicitations pour avoir accompli la soumission de deux bandes avec sa compagnie. Il est promu capitaine en 1833, adjudant major en 1836 et major au léger en 1841.
En 1842, il demande à partir en Algérie par permutation. Chef de bataillon au d’infanterie en 1842, il est cité dès la fin de la même année pour sa participation au combat du à Guerzal contre les Kabyles. Il participe à la prise de la smala d'Abd el-Kader (1843) puis à la campagne de Laghouat (1844), ce qui lui vaut d'être cité en 1846 dans le rapport du colonel Camou pour son énergie lors du combat du , puis d'être fait chevalier de la Légion d'honneur en 1843, et officier de la Légion d’Honneur en 1845. Lieutenant colonel au d’infanterie en 1847, il prend part à la prise du Bey de Constantine (1848). Il est promu colonel du d’infanterie le .
Il revient en France en , où il est fait général de brigade en 1853 et occupe les fonctions de commandant la subdivision de Bourg-en-Bresse.
Il participe à la guerre de Crimée (-) Léon Guérin - Histoire de la dernière guerre avec la Russie - Tome - Dufour, Mulat et Boulanger éditeurs - Paris, 1859 à l'occasion de laquelle il commande la première brigade de la , avant de s'illustrer à la bataille d'Inkerman Jules Ladimir - Histoire complète de la guerre d'Orient - Librairie populaire des villes et des campagnes - Paris, 1856 et pendant le siège de Sébastopol où, lors de l’attaque réalisée dans la nuit du 23 au par le de zouaves contre la position russe de Selinghinsk et qui se solde par un échec, il mène l'assaut et est blessé de 4 coups de feu aux deux mains et d’un au bras droit. Il continue néanmoins de diriger l’attaque et doit être amputé de deux doigts à l’issue des combatsCésar Lecat de Bazancourt, L'expédition de Crimée jusqu'à la prise de Sébastopol : chroniques de la guerre d'Orient, Paris, 1857, Amyot, tome 2, pages 187-193. . À la suite de cette action, il est nommé général de division par lettre de l’Empereur.
Il rentre en France où il prend le commandement de Saint-Cyr (1855 -1860) Voir la liste des commandants de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr sur le site La Saint-Cyrienne et est nommé membre du comité consultatif d’état-major. Il commande ensuite la d’infanterie (à Grenoble) de 1861 à 1869.
Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le et mis en réserve.
Il est rappelé au commandement de la DI à Grenoble (commandement territorial) lors de la déclaration de guerre de 1870, malgré une attaque nerveuse ayant entraîné une paralysie partielle. Arrêté lors d’une émeute populaire, il est conduit en prison à la chute du Second Empire.
Définitivement replacé dans le cadre de réserve à cette date, il meurt à Toulouse en 1874.
Décorations Légion d'honneur : Chevalier le , officier le , commandeur le , grand officier le et grand-croix le .
Ordres étrangers : Médaille de Crimée, Chevalier de de l'ordre du Medjidié, Mérite militaire de Sardaigne, Commandeur du Lion Néerlandais (1860), Grand Commandeur de l’Ordre d’Isabelle la Catholique (Espagne) et de l’Ordre de Saint Maurice et Lazare (Italie, 1867).
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en juillet 1804 Catégorie:Décès en novembre 1874 Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Commandant de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Décès à Toulouse Catégorie:Décès à 70 ans