Pierre François Arbey, est un politicien français né le à Chamesey dans le Doubs et mort le à Laon dans l'Aisne..
Il est actif sous la Deuxième République, représentant du peuple aux Assemblées nationales constituante et législative de 1848 et 1849.
Biographie
Fils de Claude-Romain Arbey, salpêtrier et de Claude-Marie BrenyClaude-Romain Arbey, salpêtrier et de Claude-Marie Breny se marient le à Sancey-le-Grand (Doubs)., Pierre François Arbey naît sous le Premier Empire le à Chamesey dans le Doubs, dans une famille originaire de Sancey.
À l'âge de 16 ans, il quitte sa famille dont la position est modeste et se rend en Suisse chez un oncle qui se charge de lui faire terminer ses études.
De retour en France, à Paris, il entre dans une étude d'avoué. Il épouse Marie-Louise-Pauline Transon à Orléans (Loiret) le ; de cette union naît un fils, Pierre-François-Ferdinand, le .
Devenu lui-même avoué à Pithiviers (Loiret), il s'occupe aussi de politique, ne cachant pas ses opinions libérales et après avoir été quelques années adjoint au maire de Pithiviers, donne sa démission en 1843 avec ses collègues de la municipalité afin de protester contre le ministère. Il assiste en 1847 au banquet réformiste de la Maison d'Orléans.
Dans sa profession de foi de 1848, il déclare :
Le département du Loiret l'envoie le à l'Assemblée constituante par voix sur votants et inscrits sous l'étiquette de républicain modéré. Il vote en effet avec les modérés de la Constituante et souvent avec la Droite, sauf dans les questions de bannissement de la famille d'Orléans, de l'institution des deux Chambres, de l'incompatibilité des fonctions, de la réduction de l'impôt du sel et de la mise en liberté des transportés.
N'ayant pas lui-même de couleur bien tranchée en politique, il a été élu représentant par les électeurs de toutes les nuances. De son élection singulière, nous tirons cependant cette conséquence qui nous semble victorieuse : cette réunion de sur la tête d'un citoyen peut ne rien prouver en politique, mais assurément elle ne peut être que le fruit de la considération et de l'estime publique dont il jouit.
À l'Assemblée nationale législative, où voix l'envoient siéger à nouveau comme représentant du Loiret, il continue de voter avec la Gauche modérée sans se rallier à la politique de l'Élysée.
Le coup d'État du 2 décembre 1851 marque la fin de son engagement politique.
Il est ensuite président du tribunal de Laon dans le département de l'Aisne de 1851 à 1857.
Il décède à l'âge de 51 ans le à Laon. Il lègueras sa bibliothèque à la commune de Sancey, son buste veille encore sur la salle du conseil.
Mandats - : Loiret, Républicain modéré - : Loiret, Gauche modérée
Divers Pierre François Arbey est cité dans l'œuvre posthume de l'écrivain français Victor HugoVictor Hugo. Choses vues, Gallimard (1972). Édition d'Hubert Juin dans l'ouvrage À l'Assemblée nationale, le , on trouve : .
On le retrouve aussi cité dans un ouvrage scientifique de Louis HinckerLouis Hincker : Citoyens-Combattants à Paris 1848-1851, Septentrion Presses Universitaires.
Dans l'ouvrage Georges Voiturin, l'exposition à la mort comme première expérience politique : .
Lithographie d'Arbey de Bourgogne, sur papier, Jacques Gauderique, 17 x 14 cm à Gray, musée Baron-Martin.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes
Chronologie de la France sous la monarchie de Juillet Chronologie de la France sous la Deuxième République
Liens externes
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