Le massacre de Sant'Anna di Stazzema est un crime de guerre contre des civils perpétré par les Waffen-SS de la Panzergrenadierdivision SS Reichsführer-SS commandée par le général (Gruppenführer) Max Simon, le et qui s'est poursuivi dans d’autres localités voisines jusqu'à la fin du mois.

Histoire Au début d', Sant’Anna, une frazione de la commune de Stazzema, dans la province de Lucques (Toscane), avait été classée « zone blanche » par le commandement allemand, c'est-à-dire épargnée par les combats et autorisée à accueillir des réfugiés. Les partisans avaient quant à eux déserté la région sans action particulière contre la Wehrmacht.

Contre toute attente, à l'aube du , trois bataillons de SS de la panzerdivision, dirigés par Walter Rederdocumentaire vidéo de Michaël PRAZAN : "Das Reich une division SS en France"., montèrent à Sant' Anna, pendant qu’un quatrième ferme la marche empêchant toute fuite vers Valdicastello. Lorsque les SS arrivèrent à Sant'Anna, accompagnés de collaborateurs fascistes qui leur servaient de guides, les hommes du village se réfugièrent dans les bois afin de ne pas être déportés. Les femmes, les enfants et les vieillards restèrent chez eux, certains que rien ne pouvait leur arriver car sans défense. La plupart d'entre eux fut néanmoins massacrée à la mitraillette ou à la grenade avec une barbarie effrayante, puis le village incendié. Cinq-cent-soixante personnes périrent dans le massacre. La victime la plus jeune, Anna Pardini, âgée seulement de 20 jours, fut retrouvée vivante mais gravement blessée, dans les bras de sa mère morte, mais mourut à son tour peu de jours après à l'hôpital de Valdicastello.

Après trois heures de tuerie, les SS mirent le feu aux bâtiments et tuèrent le bétail.

Jugement En s'est ouvert un procès au tribunal militaire de La Spezia contre des auteurs de ce massacre. Comme l’a démontré l'enquête, il ne s'agit pas de représailles mais d'une opération terroriste dont chaque détail a été minutieusement prémédité, l'objectif étant, au travers de la destruction du village et de l'extermination de ses habitants, de briser les liens entre les populations civiles et les résistants présents dans la zone. La reconstitution des événements, l'attribution des responsabilités et les motivations qui ont entraîné le massacre ont été possibles grâce au procès qui s'est conclu en 2005 par la condamnation à la réclusion à perpétuité de dix anciens SS ayant participé aux événements, sentence qui fut confirmée en appel en 2006 puis ratifiée par la Cour de cassation en 2007. Noms des condamnés Werner Bruss (né en 1920, ancien SS-Unterscharführer), Alfred Concina (né en 1919, ancien SS-Unterscharführer), Ludwig Goering (né en 1923, ancien SS-Rottenführer qui avoua avoir tué vingt femmes), Karl Gropler (né en 1923, ancien SS-Unterscharführer), Georg Rauch (né en 1921, ancien SS-Untersturmführer), Horst Richter (né en 1921, ancienSS-Unterscharführer), Alfred Schoneberg (né en 1921, ancien SS-Unterscharführer), Heinrich Schendel (né en 1922, ancien SS-Unterscharführer), Gerhard Sommer, (né en 1921, ancien SS-Untersturmführer), and Ludwig Heinrich Sonntag (né en 1924, ancien SS-Unterscharführer).

Les demandes d'extradition faites par l'Italie ont été refusées par l'Allemagne.

Notes et références

Sources de traduction

Voir aussi Massacre des fosses Ardéatines Massacre d'Oradour-sur-Glane Miracle à Santa Anna (Miracle at St. Anna), film de Spike Lee, 2008

Catégorie:Massacre ou atrocité de la Seconde Guerre mondiale en Italie Catégorie:Massacre ou atrocité visant un village en Europe Catégorie:Histoire de l'Italie au XXe siècle Catégorie:Histoire de la Toscane Catégorie:Stazzema Catégorie:1944 en Italie Catégorie:Août 1944 Catégorie:Châtiment collectif