Une pénalité au hockey sur glace est une punition donnée à un membre d'une équipe lorsqu'il est responsable d'un comportement inapproprié, contraire au règlement. Les pénalités sont données par les arbitres, généralement par l'arbitre principal.

Principe Pendant une pénalité, le joueur fautif est envoyé au banc de pénalité. Qu'il s'agisse d'une pénalité mineure ou majeure, l'équipe adverse joue alors en supériorité numérique.

Si l'équipe en infériorité concède un but lors d'une faute mineure, la pénalité s'arrête. Si c'est une pénalité majeure, le désavantage continue jusqu'au terme de la pénalité.

Quand une pénalité est signalée, le jeu ne s'arrête que lorsque l'équipe fautive prend le contrôle du palet (rondelle) ou sur appréciation de l'arbitre (principe de la pénalité différée). Ainsi, il n'est pas possible de provoquer volontairement une faute pour arrêter une attaque de l'équipe adverse. Pendant une pénalité différée, le gardien de but adverse sort généralement de la glace, afin de laisser rentrer un attaquant supplémentaire. Avant la modification des règles 2006-2010 par l'IIHF, il était impossible à une équipe en avantage sur une pénalité de concèder un but. Cette règle a été modifiée et il est donc possible dorénavant de prendre un but contre son camp.

Quand un gardien reçoit une pénalité (sauf cas d'une pénalité pénalité de ou pour le match), il ne va pas en prison. Sa pénalité est effectuée par un autre joueur présent sur la glace au moment de la faute. Le même principe s'applique pour une pénalité de banc mineure (pénalité attribuée à une équipe entière ou à un entraîneur), le joueur effectuant la pénalité étant choisi par l'entraîneur.

Types de pénalités

Pénalité mineure (2 minutes) : le joueur va au banc de pénalité pendant 2 minutes, un joueur de moins sur la glace et annulation de la pénalité en cas de but. Son équipe joue donc à 4, voire à 3 (jamais moins de 3) en plus du gardien. Si une pénalité mineure doit être signalée contre un joueur alors que son équipe joue à 3, le joueur va au banc des pénalités mais le décompte des 2 minutes ne commencera que lorsque la première pénalité infligée à son équipe sera terminée. Pénalité de banc mineure (2 minutes) : un joueur substitut va au banc de pénalité pendant deux minutes. Le joueur est choisi par l'entraineur. Il doit être présent sur la glace au moment de la faute, mais ça ne peut pas être un gardien. Pénalité majeure (5 minutes) : expulsion, car est toujours cumulée avec une pénalité automatique de méconduite pour le match selon les règles de l'IIHF. L’équipe joue pendant 5 minutes en infériorité numérique et la pénalité de 5 minutes ne sera pas annulée en cas de but. Le joueur fautif va au vestiaire. Un joueur substitut de son équipe le remplace sur le banc des pénalités. Dans la Ligue nationale de hockey, certaines pénalités majeures n'apportent pas toujours une méconduite pour le match ; le joueur fautif va lui-même au banc de pénalité. Pénalité de méconduite (10 minutes) : le joueur va au banc de pénalité pendant 10 minutes mais il n'y a pas d'infériorité numérique pour son équipe. En cas de deux pénalités de méconduite dans le même match pour le même joueur, ce dernier se verra infliger une pénalité de méconduite pour le match, et sera expulsé (sauf dans la LNH). Pénalité de méconduite pour le match (20 minutes IIHF/10 minutes LNH) : expulsion, mais pas d'infériorité pour l'équipe. Un match de suspension pour la deuxième (IIHF) ou troisième (LNH) pénalité similaire dans la saison. Pénalité de match (25 minutes pour l'IIHF et 10 minutes dans la LNH) : expulsion, rapport d'incident et commission de discipline qui tranchera sur un (des) match(s) de suspension. L’équipe joue pendant 5 minutes en infériorité numérique et la pénalité de 5 minutes ne sera pas annulée en cas de but. Le joueur fautif va au vestiaire. Un joueur substitut de son équipe le remplace sur le banc des pénalités. Tir de pénalité : en cas de faute sur un joueur en situation d'échappée face au but. Un tir de pénalité sera effectué par le joueur ayant subi la faute. En cas d'échappée face à des cages vides (à la suite de la sortie du gardien), le but est directement accordé (but automatique).

L'arbitre peut également infliger des pénalités cumulées (ex. : pénalité mineure de 2 minutes + pénalité majeure de 10 minutes).

Une pénalité infligée au gardien est toujours purgée par un joueur substitut (sauf pénalité de match).

Les substitutions/annulations de pénalité Une des règles du hockey sur glace veut que le maximum de joueurs soit présent sur la glace lors de pénalités multiples. C'est pourquoi il est courant de voir des pénalités substituées non affichées sur le tableau d'affichage, mais qui ont cours.

Par exemple, à 7 minutes de jeu, 2+10 min. de pénalité pour les équipes A et B. Le jeu reprendra à 5 joueurs contre 5. Deux joueurs seront sur le banc des pénalités de A et de B, un joueur servant la première pénalité mineure de 2 min. (le substitut), et le joueur fautif servant les 10 minutes en plus des 2 minutes.

Il ne peut normalement pas y avoir d'annulation/substitution en cas de 2 min. de pénalité pour l'équipe A et l'équipe B en même temps : sauf décision contraire de l'arbitre, le jeu reprendra alors à 4 joueurs contre 4. Il existe tout de même une exception à cette règle : si les équipes A et B écopent en même temps de 2 pénalités mineures pour l'une et 3 pour l'autre (ou 3 et 4), deux (ou 3) des pénalités ne seront pas affichées sur le tableau d'affichage.

Liste des pénalités Fautes contre les joueurs Ces fautes sont, sauf exception, sanctionnées par une pénalité mineure, majeure ou de match dans le règlement de l'IIHF. accrocher ( en anglais) : appelée contre un joueur ayant retenu un adversaire en l'accrochant avec sa crosse. Elle peut donner lieu à un tir de pénalité si le joueur accroché était en situation d'échappée, voire un but automatique en cas d'échappée face à des cages vides (à la suite de la sortie du gardien), signal de l'arbitre : mouvement de va-et-vient avec les deux bras comme si on voulait attirer quelque chose sur sa poitrine ; charge avec la crosse (France)/ charge avec le bâton (Canada) / double-échec () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire avec sa crosse (bâton), signal de l'arbitre : mouvement d'extension des avant-bras avec les poings fermés ; charge avec le corps (au hockey féminin) () : appelée contre une joueuse ayant réalisé une charge contre une adversaire. Cette pénalité n'existe pas au hockey masculin, où les charges sont autorisées. Elle ne peut pas être sanctionnée par une pénalité de match , signal de l'arbitre : pose une main ouverte (sans sifflet) sur l'épaule opposée ; projection contre la bande / donner de la bande () : appelée contre un joueur qui effectue une mise en échec, une charge avec le corps, les coudes ou qui fait trébucher de telle manière qu'un joueur est violemment projeté contre la bande. Faire « rouler » un adversaire, en possession du palet et qui tente de forcer le passage le long de la bande, n'est pas considéré comme une charge contre la bande, signal de l'arbitre : devant le torse, pousse un poing serré d'une main sur la paume ouverte de l'autre main ; charge incorrecte / assaut () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire de façon violente, en raison de la distance parcourue ou ayant sauté sur un adversaire, signal de l'arbitre : mouvement rotatif avec les poings à la hauteur de la poitrine ; charge tardive (Late Hit) (Nouveauté IIHF 2018)Livre IIHF officiel des Règles 2018 v1 Page 81 Règle 153 - Charges tardives appelée contre un joueur mettant en échec un autre joueur de champ qui se trouve dans une position vulnérable parce qu'il n'a plus le contrôle ou n'a plus la possession du palet. Une charge tardive peut être délivrée sur un joueur ayant conscience ou non d'un contact imminent. signal de l'arbitre : les deux poings fermés se touchant face-à-face. charge dans le dos / mise en échec par derrière () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire depuis l'arrière au centre de la glace ou sur la bande et qui n'a pas conscience de l'imminence de l'impact (et ne peut donc pas se protéger). Une blessure consécutive à cette faute entraîne systématiquement une pénalité de match, signal de l'arbitre : avec les deux bras, fait un mouvement vers l'avant, mains ouvertes et éloignées du corps ; charge contre la tête ou la nuque () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire en direction de la tête ou de la nuque, ou qui pousse ou projette la tête d'un adversaire contre le plexiglas ou la bande, signal de l'arbitre : avec la main ouverte, mouvement vers le côté de la tête ; cinglage (France) / coup de bâton (Canada) () : appelée contre un joueur qui tente d'empêcher un adversaire d'avancer en le frappant avec sa crosse (bâton), signal de l'arbitre : mouvement de couper fait avec la tranche de la main sur l'autre avant-bras ; coup de coude / donner du coude () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire en utilisant son coude, signal de l'arbitre : tape avec la main sur le coude à la hauteur de la poitrine coup de genou / donner du genou () : appelée contre un joueur ayant agressé un adversaire par un coup de genou, signal de l'arbitre : tape avec la main sur le genou ; coup de pied () : appelée contre un joueur qui frappe (ou tente de frapper) un adversaire avec son pied ou son patin. Cette faute est uniquement sanctionnée par une pénalité de match ; coup de tête (tente ou donne un coup avec la tête) : appelée contre un joueur ayant frappé (ou essayé de frapper) un adversaire avec la tête. Cette faute est uniquement sanctionnée par une pénalité de match ; coups de poing / bataille (altercations) / Rudoyer () : appelée contre un ou des joueurs se battant. La sanction est fonction de l'attitude des belligérants : tout joueur qui retire volontairement son ou ses gants à l'occasion d'une altercation reçoit une pénalité de méconduite, tout joueur qui commence une bagarre reçoit une double pénalité mineure, tout joueur qui répond par un coup à une attaque reçoit une pénalité mineure, tout joueur qui intervient dans une altercation reçoit une pénalité de méconduite de match, tout joueur qui poursuit une altercation après que l'arbitre lui a donné l'ordre d'arrêter reçoit : une double pénalité mineure, ou une pénalité majeure plus une pénalité automatique de méconduite de match, ou une pénalité de match ; tout joueur ou officiel d'équipe impliqué dans une altercation avec un autre joueur ou officiel d'équipe situé en dehors de la glace, par : une pénalité de méconduite, ou une pénalité de méconduite de match, ou une pénalité de match ; tout joueur reconnu coupable de jouer de manière inutilement dure, par : une pénalité mineure, une double pénalité mineure, ou une pénalité majeure plus une pénalité automatique de méconduite de match tout joueur qui saisit ou retient le casque ou la protection faciale d'un adversaire, par : une pénalité mineure, ou une pénalité majeure plus une pénalité automatique de méconduite de match ; signal de l'arbitre : bras tendu sur le côté avec le poing fermé ; charge contre le genou / Donner du genou () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire en le « coupant », c'est-à-dire en se baissant au-dessous du niveau de ses genoux, signal de l'arbitre : effleurer le genou depuis l'arrière avec la main ; crosse haute (France) / bâton élevé (Canada) () : appelée contre un joueur ayant chargé un adversaire en tenant son bâton au-dessus de la hauteur normale de ses épaules. Dans la LNH et plusieurs autres ligues, il s'agit de la hauteur de la barre horizontale du but. La pénalité mineure peut être doublée en cas de blessure accidentelle et la pénalité majeure peut être assortie d'une pénalité de méconduite pour le match,