Le Sporting Union Agen Lot-et-Garonne, communément appelé SUA ou SU Agen, est un club français de rugby à XV basé à Agen, en Lot-et-Garonne. Il est l'une des deux sections fondatrices du Sporting Union agenais omnisports, club omnisports créé en 1908.
Il évolue depuis le au stade Armandie. Son palmarès est notamment composé de huit Bouclier de Brennus, trophée décernée au champion de France, faisant ainsi du club l'un des plus titrés au niveau national.
Le SU Agen évolue en Pro D2 en 2026-2027.
Histoire Les origines de la culture rugbystique à Agen L'idée de la pratique du rugby à Agen est née de la rencontre, vers 1900, d'un lecteur d'anglais du lycée, d'un compatriote dentiste et d'Alfred Armandie. Ces jeunes athlètes ont fait venir d'Angleterre les règles de ce nouveau sport.
Un premier club de rugby, appelé Sporting club agenais, est alors fondé. Alfred Armandie doit être considéré comme le véritable fondateur de ce premier club de rugby agenais, et son nom mérite bien d'avoir été perpétué en ayant baptisé le stade de rugby construit à Agen en 1921 sous le nom de stade Armandie.
Le club du Sporting Union agenais est fondé en 1908, issu de la fusion du Sporting Club agenais avec l'Union sportive agenaise, club de cyclisme..
Les premiers succès durant les années 1920 thumb|1929 (mai), demi finale du championnat de France au Parc Lescure de Bordeaux, un avant agenais (en blanc) attrape le ballon (victoire de Quillan, 17-3). Dès la saison 1923, le SU Agen participe aux poules de 5, dans lesquelles on trouve trente clubs. Cette année-là, la poule A est composée du SU Agen, du Stade toulousain 1er, du FC Grenoble 2e, du CA Bègles 3e et de Boucau stade 4e. Le SU Agen atteint encore ce stade de la compétition au cours des saisons 1924 et 1925. Dès l'année 1929, le SU Agen dépasse les poules de 5 (désormais 40 clubs), se qualifiant pour les poules de 3, puis pour les quarts de finale, avec une victoire sur l'USAP, club champion de France en 1921 et 1925, et finaliste en 1924 et 1926. Le SU Agen atteint alors le « dernier carré » (pour la première fois de son histoire) en jouant les demi-finales du championnat de France, s'inclinant devant l'US Quillan qui remportera le championnat à l'issue de la saison 1929.
Les premiers titres durant les années 1930 vignette|SU Agen - CS Pamiers, attaque appaméenne sur Agen. thumb|250px|1930, finale du championnat au parc Lescure à Bordeaux, le quillanais Corbin (culotte blanche) ramasse le ballon, bien protégé par Galia et ses partenaires. thumb|Championnat de France de rugby 1930, balle chez les agenais, action des lignes arrières (21 joueurs de champ). thumb|Balle de touche, récupération quillanaise.
thumb|1930 (mai), finale du championnat de France au parc Lescure de Bordeaux, l'avant agenais Dupuy (culotte foncée) tente d'intercepter le ballon.
Mais l'année suivante, en 1930, le SU Agen va plus loin, éliminant en quart de finale le Stadoceste tarbais sur le score de 18-0, puis éliminant la Section paloise sur le score de 18-5 dans un match marqué par le décès de l'ailier agenais Michel Pradié, âgé de 18 ans, à la suite d'un violent plaquage à retardement de l'international Fernand Taillantou . En finale, les Agenais rencontrent l'US Quillan, finaliste en 1928 et champion de France en 1929. Cette première finale jouée par le SU Agen, le , est gagnée par les Agenais, sur le score de 4-0 grâce à un unique drop de Marius Guiral. Le SU Agen remporte alors son premier titre de champion de France. La scène se déroule au Parc Lescure, à Bordeaux. Ce premier Bouclier de Brennus, conquis de justesse après prolongations, en appellera bien d'autres. L'année suivante, le SU Agen termine en demi-finale, s'inclinant devant le Lyon OU. En 1939, le club agenais atteint encore les demi-finales du championnat, battu par l'USAP.
Par ailleurs, en 1932, le SU Agen remporte la première édition du challenge Yves du Manoir, compétition dont il est un des membres fondateurs. en battant le Lyon OU (en poule)..
L’année suivante, en 1933, c’est le club agenais qui finit second derrière l'équipe du Lyon OU (en poule) dans cette nouvelle compétition. Le SU Agen remporte donc des titres, dès les années 1930, dans les différentes compétitions majeures sur le plan national.
La confirmation durant les années 1940 thumb|L'équipe finaliste du championnat en mars 1943. thumb|L'équipe championne de France en avril 1945. Le SU Agen devient un habitué des demi-finales et des finales et ce autant en championnat de France qu'en coupe de France. De nouveaux titres sont ramenés par le club durant les années 1940. Le SU Agen joue la deuxième finale de championnat de son histoire en 1943, qu’il perd face à l'Aviron Bayonnais. Deux ans après, en 1945, après avoir battu ses voisins de l'US Fumel en demi-finale, les agenais jouent leur troisième finale de championnat contre le FC Lourdes et gagnent alors leur second titre de champion de France. Deux ans après, en 1947, après avoir battu le Paris université club en demi-finale, le SU Agen joue la quatrième finale de son histoire, qu'il perd contre le Stade toulousain.. Ces trois finales disputées en cinq ans, avec un titre de champion à la clé, permettent au club de confirmer ce qu'il avait déjà montré la décennie précédente (titré en championnat de France et en challenge Yves du Manoir).
Par ailleurs, toujours durant les années 1940, le club agenais remporte deux autres titres au niveau national grâce à deux succès en deux finales jouées en coupe de France. Le premier tout d'abord en 1943 face au Stade bordelais ; le second en 1945 face à l'AS Montferrand. Le SU Agen affirme sa position avec des titres remportés dans les trois compétitions majeures sur le plan national : championnat de France (2), challenge Yves du Manoir (1), coupe de France (2).
Les années 1950 : une décennie sans titres Durant les années 1950, le SU Agen participe aux phases finales chaque année, mais, contrairement aux années 1930 et 1940, il ne remporte aucun titre ; il se contente d'atteindre une demi-finale du championnat en 1952 face à l'USAP (qui sera finaliste), une demi-finale de Coupe de France en 1951, un quart de finale en 1951 face à l'US Carmaux (qui remportera le titre), les huitièmes de finale en 1953, 1954, 1956 et 1958, et enfin les de finale à trois reprises en 1955, 1957 et 1959. Des années 1930 aux années 1990, ce sera la seule décennie durant laquelle le SU Agen ne remportera aucun titre. Le club agenais va largement se rattraper durant les trois décennies suivantes avec deux générations de joueurs qui vont faire du SU Agen un des clubs les plus titrés et parfaire son palmarès dans les compétitions majeures au niveau national.
Les plus belles années du SU Agen : 1962-1994 vignette|Victoire du SU Agen sur le terrain du Stade toulousain 9-6, pour le compte du championnat 1965-1966 grâce à un essai de l’ailier Pomiès. Les plus belles années du SU Agen correspondent à une période d'une trentaine d'années, soit les années 1962-1992. Durant ces trois décennies, les nombreux titres remportés, les nombreux internationaux fournis à l'équipe nationale, les cadres au sein de la FFR ont participé à faire du SU Agen un club prestigieux, parfois jalousé. Cependant, le club n'a jamais dominé le Championnat comme ont pu le faire le FC Lourdes, l'AS Béziers, ou le Stade toulousain, à part peut-être durant les années 1962-1966, mais dans une moindre mesure (avec trois victoires, le SU Agen est le club ayant gagné le plus de titres de champion de France durant les années 1960). Le club agenais appartient au groupe relativement restreint des clubs les plus titrés au niveau national et ce autant en Championnat de France, qu'en Challenge Yves du Manoir, ou en Coupe de France. À la fin des années 1960, dans les trois compétitions majeures, le palmarès du club agenais est le suivant : championnat de France (5), challenge Yves du Manoir (2), coupe de France (2).
C'est durant la décennie 1960 que le SU Agen remporte le plus de titres de champion de France, avec trois victoires en trois finales. Ainsi, le club remporte son troisième titre de champion de France en 1962 face à l'AS Béziers, puis le quatrième titre en 1965 face au CA Brive et enfin le cinquième titre en 1966 face à l'US Dax. Le club agenais, en conservant son titre, valide alors un doublé historique. Par ailleurs, le SU Agen remporte sa seconde victoire en Challenge Yves du Manoir en 1963 face au CA Brive (il remporte alors 4 titres en cinq ans).
Durant les années 1970, le SU Agen ne dispute qu'une seule finale de championnat de France, qu'il remporte en 1976 face à l'AS Béziers (son sixième titre en huit finales, gagné sur le score de 13-10, après prolongations) grâce à une pénalité de Jean michel Mazas. Le club agenais joue également deux finales de challenge Yves du Manoir en 1970 contre Toulon et 1975 contre Béziers.
thumb|upright=0.5|left|Philippe Sella thumb|upright=0.5|left|Abdelatif Benazzi thumb|upright=0.5|left|Philippe Benetton Mais c'est durant les années 1982-1993 que le SU Agen connaît sa période la plus faste : il remporte le Championnat de France en 1982 (son septième titre en neuf finales), face à l’Aviron bayonnais. Puis en 1988, le club agenais remporte son huitième titre face au Stadoceste tarbais dans une finale sans essai qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Le SU Agen a également été finaliste en 1984 face à AS Béziers (finale perdue aux tirs au but après un match nul 21-21 à l'issue des prolongations), en 1986 face au Stade toulousain, et en 1990 face au Racing club de France (après prolongations). Durant les années 1982-1990, le club agenais a participé à cinq finales en neuf années, ainsi qu’à trois demi-finales en 1983, 1987 et 1989. Une autre demi-finale sera disputée par les Agenais en 1993. On retrouvait alors presque systématiquement le SU Agen en demi-finale, ou bien en finale, ou bien remportant le titre de champion (les Agenais ont atteint le "dernier carré" huit fois en neuf années).
Agen est également l’équipe qui marque le plus de points en championnat dans la dernière période de l’ère amateur (1981 à 1994) avec 573 points devant Toulouse 572, Grenoble et Toulon 549.
Il faut ajouter à cela six finales du Challenge Yves du Manoir disputées : trois titres remportés en 1963 face au CA Brive, en 1983 face au RC Toulon, et en 1992 face au RC Narbonne (le SU Agen gagne alors son dernier titre national dans une compétition majeure) et trois finales perdus en 1970 face au RC Toulon, en 1975 face à l'AS Béziers, et en 1987 face au FC Grenoble.
Cette période se termine donc pour le SU Agen avec un bilan de six titres en championnat de France en 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988 (ainsi que trois finales perdues en 1984, 1986 et 1990), et trois titres en challenge du Manoir en 1963, 1983 et 1992 (ainsi que trois finales perdues en 1970, 1975 et 1987), soit neuf titres remportés en compétitions majeures sur quinze finales disputées. On remarque les cinq victoires consécutives en finale du championnat de France en 1962, 1965, 1966, 1976 et 1982. Le club agenais a désormais un palmarès envié dans les trois compétitions majeures au niveau national : Championnat de France (8), Challenge Yves du Manoir (4), Coupe de France (2).
C'est en 1995 qu'a lieu l'avènement du professionnalisme. La « grande époque » du SU Agen se termine en douceur mais le club reste une valeur sûre du championnat, disputant une demi-finale en 1997 face au Stade toulousain futur Champion (quatre ans après avoir atteint ce niveau de la compétition face au FC Grenoble en 1993 privé par la suite du titre après une finale polémique). Par ailleurs, le club agenais compte toujours dans ses rangs des internationaux et reste donc un club qui compte. Au niveau continental, le SU Agen dispute en 1997 une première demi-finale de Challenge européen. L'année suivante, en 1998, le club agenais atteint la finale du Challenge européen et s'incline devant l'US Colomiers.