Eusébès Philopatôr (grec : Aριαράθης Eυσεβής Φιλoπάτωρ) est roi de Cappadoce de 163 à 159 et de 157 à 130 av. J.-C.

Biographie

Ariarathe est un fils d’ et d’, une fille d’ Megas, roi de Syrie.

Il est associé au trône par son père. Après son avènement, il envoie des ambassadeurs chargés de renouveler le traiter d’amitié existant entre son royaume et Rome, , 1, 3.. Conforté par la réponse bienveillante du Sénat, il envoie des émissaires auprès de Lysias, qui dirige comme régent le royaume des Séleucides, afin de lui réclamer les restes de sa mère et de sa sœurPolybe, , 2, 7 : « Antiochis se trouvait avec sa fille à Antioche lors de la mort d’ et le régent Lysias les avait fait assassiner pour une raison inconnue. ».

Deux envoyés du sénat, Cneius Octavius et Sp. Lucretius, règlent le différend qui oppose le royaume de Cappadoce et les Trocmes GalatesPolybe, , 2, 7.. Le roi intervient également auprès d’, qui se conduit en chef d’État indépendant depuis la mort du roi séleucide , pour le dissuader d'annexer la Sophène du roi MithrobazanePolybe, , 2, 16..

Le roi de Cappadoce envoie ensuite une nouvelle ambassade au Sénat de Rome pour l’assurer de sa soumission et offre un présent de Polybe, , 3, 32.. Afin de ne pas mécontenter Rome, a refusé la main de , veuve de Persée de Macédoine et sœur de de SyrieDiodore de Sicile, Histoire, Livre 31 : « Dans la olympiade, Ariarathès envoya à Rome des députés porteurs d'une couronne de dix mille pièces d'or, afin de témoigner son affection pour les Romains, et annoncer que, par égard pour eux, il avait renoncé à un mariage et à une alliance avec la famille de Démétrius ».. Ce dernier soutient en 159 av. J.-C. les prétentions d’Oropherne, un frère d’Ariarathe qui revendique le trône.

En 158, s’enfuit à Rome pour plaider sa cause directement auprès des consuls Sex Julius Caesar et L. Aurelius Orestès contre les deux envoyés d’Oropherne. Il obtient l’aide de Rome qui charge son allié local , nouveau roi de Pergame, de le rétablirPolybe, , 1, 10 et 2, 11-12..

demeure ensuite un allié fidèle de Rome et il envoie des troupes commandées par l’un de ses fils, Démétrius, soutenir contre le roi de Bithynie. Il meurt enfin en 130 av. J.-C., tué au cours de la guerre contre Polybe, , 2, 12.. En compensation, Rome accorde la Phrygie aux fils d'Ariarathe, , 2..

Selon Justin, l'épouse d', Laodicé (qui était peut-être celle qu'il avait repoussé dans un premier temps ?) ou Nysa, fille de , roi du Pont, lui aurait donné six fils. Afin de rester maîtresse du royaume après sa mort, elle aurait fait empoisonner les cinq aînés. Seul le jeune aurait été sauvé par des proches avant que le peuple horrifié ne mette à mort sa mèreJustin, , 3..

Notes et références

Bibliographie Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique, Annales de l'Est, Nancy, 1967, , 312 et suivantes, 321 et 353.

Liens externes

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