Dijon (Prononciation en français de France standardisé retranscrite phonétiquement selon la norme API.) est une commune française, préfecture du département de la Côte-d'Or et chef-lieu de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle se situe entre le bassin parisien et le sillon rhodanien, sur l'axe Paris-Lyon-Méditerranée, à au sud-est de Paris et au nord de Lyon.

Ses habitants, appelés les Dijonnais, étaient au nombre de , ce qui fait de Dijon la ville française la plus peuplée en . L'unité urbaine, qui comptabilisait pour sa part , est la première agglomération de la région en nombre d'habitants. La ville est au centre d'une intercommunalité, Dijon Métropole, comprenant et et d'une aire d'attraction de .

Capitale historique du duché de Bourgogne, « ville aux Cent Clochers » sous l'Ancien Régime., héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, Dijon est une cité touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. Le centre historique de la ville est la seconde composante des climats du vignoble de Bourgogne, inscrits depuis le 4 juillet 2015 au patrimoine mondial de l'UNESCO..

Ville de congrès, la capitale bourguignonne est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, ainsi qu'un centre économique régional au tissu diversifié, avec un pôle agroalimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé.

Géographie Localisation

La commune se situe à l'extrémité nord de l'ensemble constitué de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune aussi nommée « Route des Grands Crus ».

La capitale bourguignonne se situe au cœur d'une campagne composée de deux rivières convergentes : le Suzon, qui la traverse du nord au sud, et l'Ouche, au sud de la ville ; au sud s'étend la « côte » de vignobles qui a donné son nom au département. Elle se situe à à l'ouest de Besançon, à au nord-ouest de Genève, à au nord de Lyon et à au sud-est de Paris, capitale nationale.

Située sur un carrefour ferroviaire de l'est de la France (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie (par le tunnel ferroviaire du Fréjus et le Simplon)), la ville est desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A36, A38, A39Cartes IGN consultées sur Géoportail. et A311.

., suivant le cours de la Saône. La plaine est en effet un fossé tectonique situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, remblayé par les marnes et les argiles oligocènes atteignant une hauteur géologique de à DijonUn forage place Saint-Michel, réalisé au , a mis en évidence que la strate du Crétacé se situe à de profondeur..

Communes limitrophes

Topographie thumb|upright=3|center|Panorama de l'ouest de Dijon vu depuis la tour Philippe le Bon. Dijon et sa périphérie, formant Dijon Métropole, doit son originalité à une dissymétrie typique, entre les vallonnements diversifiés du sud d'une part (la « côte » de vignobles) et les étendues plates de l'est (plaines de Saône)Voir les images de Dijon et son agglomération au moyen du logiciel en ligne gratuit Vudavion.. Au nord, le plateau de Langres, dernier rebord du bassin parisien, domine la plaine de d'altitude. Dijon est donc au centre d'une ligne géographique orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest. L'altitude varie de NGF. Dijon se caractérise par de nombreuses vallées encaissées et le plus souvent étroites (les « combes » aménagées souvent en parcs municipaux comme la Combe aux Fées et la Combe à la Serpent) dont la principale est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou « tasselots » dans le patois dijonnais, forment le site des bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon qui surplombent la villeAtlas climatique de la Côte-d'Or réalisé par Météo France et le Conseil général de la Côte-d'Or, février 1994, ..

Dijon est donc à la conjonction de trois reliefs principaux. : au sud, la « côte » qui s'étend de Dijon à Beaune sur , couverte de vignobles dont les feuilles prennent une couleur dorée en automne, ce qui a inspiré le nom poétique du département de la Côte-d'Or en 1790. C'est le long de cette côte, de Dijon jusqu'au sud de Beaune, que passe la célèbre route des Grands Crus ; à l'ouest s'étend le plateau, premier contrefort des plateaux calcaires bourguignons. L'altitude varie de . Le plateau est parsemé de nombreuses vallées étroites et profondes appelées combes ; la plus importante est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles s'en détachent : les bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon s'y sont édifiés ; à l'est, se dessine l'amorce de la plaine de la Saône. L'altitude varie de . La topographie est douce, malgré quelques collines qui altèrent le paysage avec notamment une avancée issue des plateaux langrois qui souligne le débouché du Suzon dans la plaine au nord, et à l'est les collines de Saint-Apollinaire et de Montmuzard.

Hydrographie Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon. Le premier court à l'air libre alors que le second emprunte une série de canaux souterrains durant sa traversée de Dijon. Le ruisseau du Raines qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette dans l'Ouche. L'agglomération dijonnaise reçoit environ de pluie par an, et ce pendant en moyenne... L'Ouche venant du nord a un débit moyen de pouvant dépasser les en période de crue. Il peut alors se produire des inondations, mais elles sont rares et localisées. Un lac artificiel, le lac Kir, a été aménagé en 1964 sur son cours à l'entrée de la ville. Deux autres plans d'eau, bien moins importants, existent dans l'agglomération : l'étang royal, situé à Longvic, et l'étang de la Leue, à Neuilly-les-Dijon, tous deux à proximité immédiate du cours de l'Ouche. Le Suzon, seconde rivière importante, s'écoule du nord-ouest au sud-est de l'agglomération. Son cours est totalement canalisé dans sa partie urbaine. Son débit à l'entrée de Dijon atteint au maximum .

La seule voie navigable de Dijon est le canal de Bourgogne qui relie la Saône et l'Yonne et n'est plus guère utilisé que pour la plaisance.

L'hydrographie générale s'écoule en direction de la plaine alluviale de la Saône à l'est. Elle comprend de canalisations. Les nappes phréatiques sont au nombre de trois : la nappe alluviale de l'Ouche, la nappe alluviale de la Tille et la nappe de Dijon sud. Ce sont les principales réserves d'alimentation en eau de Dijon Métropole.. Elles sont relayées par quatre réservoirs principaux d'une capacité totale de près de .

Les inondations constituent le seul risque naturel majeur (avec les tremblements de terre, très rares). Huit des vingt-trois communes de Dijon Métropole (notamment le centre-ville de Plombières-lès-Dijon ainsi qu'Ahuy, Chenôve, Marsannay-la-Côte et Longvic) sont concernées par les débordements du bassin de l'Ouche. Des plans de prévision des risques naturels ont été mis au point pour maîtriser ces aléas.. Une politique d'amélioration de la qualité des eaux est également déployée. Elle repose sur deux stations d'épuration, l'une, récente, située à Chevigny-Saint-Sauveur, l'autre, plus ancienne, à Longvic, et vise une mise en conformité avec les normes écologiques en vigueur. Un programme, nommé « Eauvitale », a été lancé en 2005. Outre la suppression des canalisations en plomb, il vise la réduction des fuites et la modération des prix de l'eau aux consommateurs.. La consommation globale de l'agglomération s'élève annuellement à .

Géologie L'agglomération dijonnaise fait partie du seuil morvano-vosgien, entre Bassin parisien et Bassin rhodanien ; à l'ère secondaire (de d'années), l'ensemble de la région était alors submergé alors qu'à l'ère tertiaire (de d'années) la surrection des Alpes et du Jura a plissé le relief et a formé une poussée vers le nord-ouest. Les masses sédimentaires se sont alors compartimentées, faillées, formant des vallons et des buttes locales. Une ligne de fracture a aussi été constituée, s'étendant selon une direction nord-est/sud-ouest, accompagnée de plateaux calcaires adjacents typiques du paysage bourguignon, accolés à l'effondrement accueillant la plaine de la Saône. Au Quaternaire (environ d'années), l'érosion a constitué des sables et graviers formant les plaines alluviales traversées par les rivières du Suzon, de l'Ouche et du Raine.

Pédologie Dijon et son agglomération abritent trois grandes classes principales de sols : les sols calcimagnésiques et argilo-graveleux formés de marnes, de calcaires argileux et de cailloutis calcaires constitutifs du pied de côte, base pédologique de la production viticole ; les sols brunifiés argilo-limoneux caillouteux sur calcaires ou limons formant les plateaux au nord ; les sols peu évolués marqués par les alluvions limoneuses et qui sont typiques des zones d'inondation du lit majeur des rivières locales (le Suzon et l'Ouche).

Climat Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France ( contre à Paris), des hivers froids, avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or. La façade ouest de Dijon, donnant sur la côte, est ainsi la zone la plus exposée à l'ensoleillement. Enfin, le brouillard est particulièrement présent à Dijon, l'humidité provenant du lac Kir en accentuant la formation.

La station Météo-France est à environ par la route au sud est du centre de Dijon, à l'aéroport de Longvic.Dijon-Longvic BA102 Itimeteo.com.

La température moyenne la plus basse est en janvier, la plus élevée en juillet. Janvier 1985 est très en dessous des normales avec une température moyenne de et une température moyenne minimale de .. Le 9 janvier 1985, la température descend à Un record quotidien de – a été mesuré en 1985.. Le 24 juillet 2019 a été mesuré un record avec Un record quotidien de + a été mesuré en 1989..

La rose des vents de Dijon montre une prédominance des vents assez forts de nord à nord-est caractéristiques de la bise d'hiver et aussi du sud. Les vitesses maximales moyennes de vent de plus de sont en moyenne de 4 jours par an.

Voies de communication et transports vignette|La gare de Dijon-ville. Au , au début du règne de Louis XIV, Dijon était relié à Paris par un coche hebdomadaire, qui mettait entre sept et huit jours, selon la saison, à relier les deux villesGuitard Eugène-Humbert. « Comment on affilait aux eaux en diligence il y a cent ans », Revue d'histoire de la pharmacie, année, , 1943, p. 44-48 (via Persée).. Plus tard, plus que le canal de Bourgogne, au modeste gabarit, c'est le chemin de fer qui a provoqué le développement industriel de Dijon. , selon André Gamblin.. Pendant la première moitié du , le rôle de la route a grandi, en particulier celui de la RN 6 qui s'affirme comme un itinéraire international dès les années 1930, mais donne davantage d'importance à la ville de Chalon-sur-Saône. Après la guerre, l'autoroute (l'A6) puis le TGV Paris-Lyon court-circuitent Dijon et, selon les mots d'André Gamblin, . Depuis les années 1990, Dijon s'affirme à nouveau comme carrefour de communication. L'A31 passe désormais par Dijon et l'A39 relie depuis 1994 la ville à Dole. L'autoroute gratuite A38, permet une liaison entre Dijon et Pouilly-en-Auxois. Enfin, la branche est de la LGV Rhin-Rhône, connectant Dijon à l'Europe, est en service depuis le 11 décembre 2011..

Voies routières