Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 est un film français co-écrit et réalisé par Jean-Marie Poiré, sorti en 1998.

Suite du film Les Visiteurs sorti cinq ans plus tôt, il reprend directement là où le premier film s'était arrêté. Un troisième film, Les Visiteurs : La Révolution, sort en 2016 et clôt la trilogie.

Synopsis Le comte Godefroy de Montmirail est enfin parvenu à retourner dans son époque en compagnie, croit-il, de son écuyer Jacquouille la Fripouille, et à éviter le meurtre de son futur beau-père, le duc Fulbert de Pouille. Mais Jacquouille, ayant découvert et pris plaisir à la vie du , a fait en sorte d'envoyer son descendant, Jacques-Henri Jacquart, au Moyen Âge.

De son côté, Godefroy célèbre son mariage avec Frénégonde. Mais les festivités sont interrompues par l'arrivée de Fulbert de Pouille se plaignant de la disparition subite de ses bijoux. Parmi lesquelles une relique nommée « La dentelette de Sainte Rolande ». Le voleur en question est Jacquouille (qui avait placé les bijoux dans une cachette lors des obsèques du duc avant le voyage dans le temps avant de les récupérer au XXe siècle dans le film précédent). Afin de pouvoir se marier, Godefroy doit mener son enquête pour retrouver les bijoux et la relique.

Pendant ce temps au , Béatrice réussit à ramener Jacquouille au Moyen Âge… avec par mégarde son mari Jean-Pierre qui a bu par inadvertance la potion. Tous deux se retrouvent au milieu d'une guerre menée par les Bourguignons que Godefroy réussit à chasser. Mais le comte se rend compte que c'est Jacquouille le voleur et part avec lui au (non sans ramener Jean-Pierre et Jacquart) afin de retrouver la relique.

Mais en arrivant au , le comte et Jacquouille apprennent que les joyaux ont été récupérés par Cora, la veuve d'un des descendants du comte, Hubert, qui avait disparu des années auparavant. Après de nombreuses péripéties et des problèmes de réadaptation à l'époque, Godefroy, se faisant passer pour Hubert, se rend chez Cora pour assister au mariage de la fille de cette dernière et récupère les joyaux. Mais le retour dans le passé ne se passe pas comme prévu pour Godefroy et Jacquouille : à la suite d'un malheureux concours de circonstances, tous deux se retrouvent envoyés à l'époque de la Révolution française.

Fiche technique

Titre original et québécois : Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 . Titre international : The Visitors II: The Corridors of Time Réalisation : Jean-Marie Poiré Scénario : Christian Clavier et Jean-Marie Poiré Musique : Éric Lévi Direction artistique : Gilles Boillot Décors : Hugues Tissandier Costumes : Catherine Leterrier Photographie : Christophe Beaucarne Son : Claude Villand, Jean Goudier, Jean-Charles Ruault, Bernard Le Roux Montage : Catherine Kelber et Jean-Marie Poiré Production : Jean-Marie Poiré et Alain Terzian Production associée : Igor Sékulic Coproduction déléguée : Christian Clavier et Patrice Ledoux Sociétés de production . : Gaumont, en coproduction avec Ciné Comic et France 3 Cinéma, en association avec Canal+ et le Conseil départemental de la Dordogne, avec le soutien du CNC Société de distribution : France : Gaumont Buena Vista International Suisse romande : Buena Vista International Canada : Christal Films / Lion Gates Films Budget : . Pays de production : France Langue originale : français Format . : couleur - 35 mm - 2,35:1 (CinémaScope) - son Dolby Digital Genre : comédie, fantastique Durée : Dates de sortie : France, Belgique, Suisse romande : .. Classification . : France: tous publics. Belgique : tous publics ()

Distribution

Production Une longue maturation Clavier et Poiré mettent d'abord cette suite de côté pour et s’attellent à deux autres projets. Le premier porte sur une pièce de théâtre anglaise, Out of Order de Ray Cooney, qu'ils adaptent sous le titre Panique au Plazza : la pièce, mise en scène par Pierre Mondy, est jouée au théâtre Marigny en 1996 et Christian Clavier y tient le rôle principal.

vignette|upright=0.75|Gérard Depardieu, en 1994. Leur deuxième projet est un film avec Gérard Depardieu, alors au sommet de sa gloire : celui-ci, emballé par le succès des Visiteurs, fait part à Clavier et Poiré de son envie de tourner un film avec eux.. À la même période, le jeune Thomas Langmann (le fils de Claude Berri) a comme projet une adaptation en film des aventures d'Astérix le Gaulois : il réussit à intéresser Clavier, Poiré et Depardieu. Ils acceptent puis se rétractent pour tourner un film sans aucun rapport avec Astérix : Les Anges gardiens. Poiré et Clavier co-écrivent le scénario, Poiré réalise le film et Clavier et Depardieu composent un duo jusqu'alors jamais réuni. Au vu de l'énorme réussite des Visiteurs et des deux têtes d'affiches, la production fait confiance à Poiré et lui accorde un budget de 105 871 459.8 francs (c'est le film français avec le plus gros budget de l'année). Tourné à Hong Kong, en France et en Belgique, cette comédie, dans laquelle Depardieu et Clavier jouent chacun un double rôle, sort en 1995 et est un gros succès, finissant en deuxième place du box-office de l'année avec .

Choix des interprètes Dans son film précédent, Les Anges gardiens, Jean-Marie Poiré avait ré-employé trois acteurs déjà présents dans Les Visiteurs : Christian Clavier, Arièle Semenoff et Anna Gaylor. Pour cette suite, il réutilise certains seconds rôles vus dans Les Anges gardiens comme Philippe Nahon, Armelle, Laurent Gendron et Rodolphe Sand. Philippe Nahon, rendu célèbre par le film Carne de Gaspar Noé, interprète le gérant de l'Intermarché que saccagent Ginette et Jacquouille. Armelle, alors inconnue du grand public (Caméra Café, la série qui la fera connaître, ne commença qu'en 2001), interprète Dame Pétronille, une habitante du Bourget de Montmirail qui travaille chez le drapier et avec qui Jacquouille essaie apparemment de se fiancer. Laurent Gendron a le petit rôle du pompiste de la station Shell et Rodolphe Sand celui tout aussi court du pompier René.

En 1994, Marie-Anne Chazel joue la pièce Drôle de couple, en compagnie de Clémentine Célarié. Lors d'un dîner d'après spectacle, où étaient présents Jean Reno et Christian Clavier (ce dernier était à l'époque le mari de Marie-Anne Chazel), tous deux annoncent à Michel Crémadès, qui joue un second rôle dans la pièce, avoir songé à lui pour un rôle dans cette suite. : il joue donc Lucien Remoux, le chanteur au mariage de Philippine et Benoît.

vignette|upright|L'humoriste et actrice Muriel Robin, en 2016. Le principal changement dans la distribution du film est l'absence de Valérie Lemercier dans le rôle de Béatrice de Montmirail (et de Frénégonde). L'actrice, dont la prestation dans le premier film lui avait valu un César, ne s'engage pas dans cette suite car le scénario lui plaît moins que celui du premier : déclare-t-elle en 2007. Surtout, elle avait très mal vécu le tournage du premier film, notamment dans ses relations avec Jean-Marie Poiré et Christian Clavier.. Muriel Robin, qui selon Christian Bujeau avait été contactée pour jouer le rôle de CoraLes Visiteurs 2 revisités, documentaire sur le film., hérite du double-rôle de Béatrice/Frénégonde tandis que le rôle de Cora, femme du cousin Hubert et mère de sa fille, est confié à Claire Nadeau.. Toujours en 2007, Valérie Lemercier s'exprime sur l'interprétation de Muriel Robin :

Quelques années plus tard, Muriel Robin déclare s'être sentie malheureuse sur le tournage, Jean-Marie Poiré, d'après elle, ne la désirant pas, vu qu'elle remplaçait . En 2010, l'actrice confiera ne pas aimer sa propre prestation et dira : .... Elle reconnaît avoir accepté de remplacer Lemercier pour rendre service à Poiré et Clavier, croyant naïvement que cette suite ne pourrait pas voir le jour si elle ne leur prêtait pas secoursC à vous, .. Malgré le succès du film, Robin ne reçoit ensuite aucune proposition de rôle au cinéma.

Équipe technique En plus de son petit rôle, Rodolphe Sand participe au montage du film. Deux ans plus tard, il est l'assistant de Jean-Marie Poiré sur le tournage du remake, Les Visiteurs en Amérique.

Développement Pour la scène du mariage, la production a fait appel à un modiste parisien renommé, Jean Barthet. Celui-ci a donc réalisé un nombre important de chapeaux pour toutes les invitéesPhoto de tournage , tirée de L'album des 2 films.Vente Barthet, le (Cornette de Saint-Cyr, Paris) : Lot 16 - Chapeau Paille garniture satinet violette (année 1998, Les Visiteurs 2) ; Lot 27 - Chapeau Barthet pour le film Les Visiteurs 2 (année 1998) : ce chapeau est celui porté par Claire Nadeau dans le film ; Lot 28 - Chapeau Barthet pour le film Les Visiteurs 2 (année 1998) (accès abonnés) ; Lot 32 - Chapeau Barthet (paille) pour le film Les Visiteurs 2 (année 1998).. La voiture de Mr et de Montmirail n'est plus une Renault Safrane comme dans le premier film, mais une Volkswagen Passat, la marque allemande étant un des sponsors principaux du film.

Tournage Les lieux de tournage du film, tous situés en France, sont les suivants :

Aisne (02) : La Ferté-Milon (scènes dans le supermarché Intermarché) ; Cher (18) : Bourges ; Dordogne (24) : Beynac-et-Cazenac : château de Beynac (le château de Montmirail de l'époque médiévale), Biron (château de Biron) ; Eure-et-Loir (28) : Saint-Symphorien-le-Château : château d'Esclimont (le château de Valéry de Luigny) ; Oise (60) : Ermenonville : château d'Ermenonville (le château de Montmirail de l'époque actuelle), Mont-l'Évêque (château de Mont-l'Évêque), Pierrefonds (château de Pierrefonds), Vauciennes (station-service Shell , sur la Cette station-service a aussi été l'un des lieux où ont été aperçus les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015, lors de leur cavale.) ; Seine-et-Marne (77) : Maincy (château de Vaux-le-Vicomte), Perthes (scènes au garage automobile), Montceaux-lès-Meaux : ruines du château de Montceaux, Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux ; Yvelines (78) : Neauphle-le-Château (Grande rue), Thoiry (scènes extérieures de la maison de Béatrice de Montmirail ; cette vue montre le portail d'accès à la maison utilisée par le tournage.), Rambouillet (place de la mairie) ; Seine-Saint-Denis (93) : Épinay-sur-Seine (Studio Éclair) ; Val-d’Oise (95) : Luzarches (rue Saint-Côme), La Roche-Guyon, Magny-en-Vexin, Villiers-le-Bel (hôpital Charles-Richet).

En Dordogne Le tournage débute le . à Beynac-et-Cazenac, dans le département de la Dordogne, aux abords du château de Beynac. Lors de ce premier jour de tournage, il fait, d'après Christian Clavier, mais c'est pour lui Le Journal de Mickey, , . Le château de Beynac sert de décors pour le château de Godefroy de Montmirail au Moyen Âge. Pourtant, même si la majeure partie du film se déroule à l'époque médiévale, peu de scènes y sont tournées : le lieu est uniquement utilisé pour des scènes d'extérieurs et pour des bouts de scènes se déroulant au bourg proche du château de Montmirail (le reste est tourné en studios ou dans d'autres châteaux). Ainsi, seule une petite partie de la distribution est présente : Christian Clavier, Jean Reno, Muriel Robin, Christian Bujeau, Pierre Vial, Jean-Luc Caron, Éric Averlant, Patrick Burgel et Franck-Olivier Bonnet. Le château de Biron, situé à près de du château de Beynac, a également servi de décors pour des scènes intérieures.

En Picardie Michel Crémadès, qui n'a joué que dans une scène du film, raconte son expérience sur le tournage :

Jean Barthet, le modiste qui a créé les chapeaux des convives du mariages, est présent sur le tournage au château d'Esclimont et fait même plusieurs apparitions dans le film : on le voit dans la scène durant laquelle Cora annonce à sa fille Philippine que son père est vivant, après avoir eu Jacquouille au téléphone puis, lors de la fête après le mariage, une première fois furtivement dans un plan, derrière les mariachis puis une seconde fois, en train de danser sur la chanson Scoubidou, massacrée par Jacquouille.