Michèle Rivasi, née le à Montélimar (Drôme) et morte le à Bruxelles (Belgique), est une femme politique française.
Indépendante, membre du Parti socialiste puis des Verts et d'Europe Écologie Les Verts, elle est députée de la Drôme de 1997 à 2002, vice-présidente du conseil général de la Drôme ainsi qu'adjointe au maire de Valence de 2008 à 2009 et députée européenne de 2009 à sa mortÀ la suite de son élection au Parlement européen en 2009, elle ne conserve que son mandat de conseillère municipale de Valence..
Candidate à la primaire écologiste de 2016 en vue de l'élection présidentielle de 2017, elle est battue au second tour par Yannick Jadot.
Cofondatrice et première présidente de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) une association créée après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl du , Michèle Rivasi cofonde, avec Corinne Lepage, une autre association, l'Observatoire de vigilance et d'alerte écologique (Ovale).
Sur l'impact de cette catastrophe, elle qualifie de « mensonge d'État » l'affirmation selon laquelle la France aurait été protégée par un anticyclone du nuage radioactif qui en résultait.
Son engagement militant et associatif s'est aussi traduit par sa vice-présidence du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) et par sa direction de Greenpeace France (2003-2004).
Elle se présente comme une spécialiste des questions de santé environnementale au Parlement européen..., mais ses prises de position sur certains sujets (ondes électromagnétiques, vaccins, homéopathie) sont fréquemment critiquées pour leur caractère pseudo-scientifique.
Situation personnelle Formation et débuts professionnels Ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (S FT 1973)., Michèle Rivasi est professeure agrégée de sciences naturelles et titulaire d'un DEA en didactique des sciences..
En 1977, elle est nommée en lycée, puis au bout de quatre ans, obtient un poste de professeure agrégée à l'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Valence (1980-1997) et de Grenoble (2002-2003)..
Carrière professionnelle et militante Michèle Rivasi est directrice de Greenpeace France de à . Bruno Rebelle, numéro 2 de Greenpeace à l'époque, déclare :
Elle affirme, quant à elle, que Bruno Rebelle, ainsi que Yannick Jadot, se sont opposés à l'organisation plus démocratique qu'elle proposait : .
À l'issue de cette expérience de treize mois à la tête de Greenpeace France, elle enseigne à nouveau les sciences de la vie et de la Terre au lycée Gustave-Jaume de Pierrelatte, dans la Drôme, de 2004 à 2007, puis elle est en poste de 2007 à 2009 à l'IUFM de Grenoble, en Isère.
Parcours politique Élue de la Drôme thumb|Michèle Rivasi en 2007.
Michèle Rivasi est élue pour la première fois au conseil municipal de Félines-sur-Rimandoule en 1995.
Elle est élue députée dans la première circonscription de la Drôme en 1997., battant de le sortant Patrick Labaune (RPR). Bien qu'élue comme divers écologiste dans le cadre de l'accord avec Les Verts., elle siège comme apparentée au groupe socialiste. À l'Assemblée nationale, elle est membre de la commission de la Production et des Échanges de 1997 à 2000, puis de la commission de la Défense nationale et des Forces armées de 2000 à 2002..
Elle rejoint le Parti socialiste en 2002, et le quitte en 2003. Elle rejoint Les Verts en 2005..
En 2008, elle est candidate aux élections cantonales et municipales à Valence. Elle est élue conseillère générale dans le canton de Valence-1, devenant vice-présidente du conseil général de la Drôme et adjointe au maire de Valence, chargée des financements européens.
Elle est porte-parole d'Eva Joly lors de l'élection présidentielle de 2012.
Lors des élections municipales de 2014 à Valence, elle mène avec l'adjoint sortant Patrick Royannez la liste écologiste « Réussir ensemble Valence ». Cette liste n'obtenant que 11 % des suffrages et deux sièges au conseil municipal, elle siège dans l'opposition à partir du ..
Elle ne se représente pas aux élections municipales de 2020..
Députée européenne Lors des élections européennes de 2009, elle est élue députée européenne sur la liste Europe Écologie dans la circonscription Sud-Est. Elle abandonne son mandat de conseillère générale, mais conserve son mandat municipal.. Elle est réélue en 2014.
En vue des élections européennes de 2019, elle propose une liste qui est validée par un peu plus de 35 % des adhérents d'Europe Écologie Les Verts. Elle figure finalement en deuxième position sur la liste définitive, qui est conduite par Yannick Jadot..
Cette liste obtient 13,47 % des suffrages exprimés, arrivant en troisième position derrière celles du Rassemblement national et de La République en marche et permettant à Michèle Rivasi d'être réélue députée européenne, avec douze de ses colistiers.
Primaire écologiste de 2016 thumb|upright|Bulletin de vote au premier tour de la primaire présidentielle de l'écologie de 2016.
Le , elle annonce sa candidature à la primaire écologiste en vue de l'élection présidentielle de 2017..... Elle obtient de justesse les parrainages du parlement d'EELV pour pouvoir se présenter...
Dans le cadre de sa campagne, elle affiche le soutien de Pierre Rabhi, que dément le mouvement Colibris.. À la suite de ce démenti, elle affirme qu'il lui a dicté la phrase et que ..
Lors du débat entre les quatre candidats sur LCP le , elle répond au journaliste Lilian Alemagna, concernant l'hypothèse d'alliances avec d'autres forces politiques : ..
Le , elle crée la surprise en se qualifiant pour le second tour avec 30,16 % des voix, derrière Yannick Jadot qui réunit 35,61 % des voix.. Quelques jours plus tard, Bruno Rebelle revient sur le passage de Michèle Rivasi à Greenpeace et déclare qu'elle a été, en 2004, licenciée car .La source Actu Environnement indique, en 2004, que : , sans préciser qu'il s'agit d'un licenciement, et cette même source publie un extrait d'un communiqué publié par Greenpeace où Michèle Rivasi déclare : . L'extrait du communiqué de Greenpeace de 2004 publié par Actu Environnement ne mentionne donc pas, lui non plus, un licenciement.. Elle échoue cependant au second tour (45,75 % contre 54,25 %)..
Élection présidentielle de 2017 Le , Michèle Rivasi à voter pour Benoît Hamon lors de la primaire citoyenne de 2017, se disant favorable à un rapprochement avec celui-ci en cas de victoire, ainsi qu'avec Jean-Luc Mélenchon.. Elle précise cependant qu'elle ne votera pas à la primaire..
Le , elle lance avec Noël Mamère un appel à une , demandant à Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot de s'appuyer sur leurs pour créer un projet commun, et militant pour le tirage au sort d'un candidat unique..
Vie personnelle Elle est veuve de Gérard Triaire, maire de Félines-sur-Rimandoule, mort en 2017https://www.ledauphine.com/drome/2017/11/11/le-maire-et-epoux-de-michele-rivasi-est-decede..
Elle est mère de deux filles.
Michèle Rivasi meurt d'une crise cardiaque alors qu'elle se rend au Parlement européen à Bruxelles., le , à l'âge de 70 ans.. Elle est inhumée au cimetière de Félines-sur-Rimandoule (Drôme)Cimetières de France et d'ailleurs, aux côtés de son mari.
Prises de position Énergie nucléaire thumb|upright|Michèle Rivasi en 2009. Michèle Rivasi affirme que la catastrophe nucléaire de Tchernobyl aurait été . Elle explique qu'au moment des faits en 1986, lorsque le nuage radioactif se propageait au-dessus de l'Europe, la protection de la France par un anticyclone lui avait semblé impossible, les pays frontaliers de la France comme l'Italie et l'Allemagne ayant été touchés. Elle qualifie cette affirmation de « mensonge d'État ». alors que cette erreur n'était pas le fait d'une annonce du gouvernement, mais d'un bulletin météo inexact d'Antenne 2. Elle crée alors une association, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), avec d'autres militants écologistes également convaincus d'un mensonge après avoir constaté en France la présence d'éléments radioactifs dans certains aliments comme le lait.. En 2000, sous son impulsion, la CRIIRAD porte plainte contre Pierre Pellerin conjointement avec l’Association française des malades de la thyroïdes (AFMT). Les deux associations accusent le professeur Pellerin, directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) en 1986, d’avoir été incapable de rendre compte de la réalité de la contamination et de son évolution et d’avoir publié délibérément des chiffres faux sur l’intensité des dépôts radioactifs. Il est mis en examen, le , pour « tromperie aggravée » par la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy. Le , la cour d'appel prononce un non-lieu à l'encontre du Professeur Pellerin, actant ainsi la fin de l'enquête sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France. Cette décision est conforme aux réquisitions du parquet, qui estimait que les scientifiques n'avaient mis en évidence aucune conséquence sanitaire mesurable au moment des faits.
En 1997, Michèle Rivasi est qualifiée de dans Libération.. En 1998, elle publie avec Hélène Crié-Wiesner, journaliste franco-américaine, le livre Ce nucléaire qu'on nous cache. Elle y dénonce des manipulations de chiffres par l'État, des mensonges, des dissimulations concernant le nucléaire. Elle y aborde aussi la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des vieilles centrales nucléaires..
En 2000, elle publie un rapport sur le ., où elle dénonce la solution de stockage de déchets radioactifs dans les remblais.. Elle appuie l'association Avigolfe dans son action sur la prise en compte du syndrome de la guerre du Golfe, mettant en question un lien éventuel entre des maladies atteignant les vétérans de la guerre, et une possible exposition à des radiations ou des intoxications chimiques.. Elle établit un rapport analysant la protection des consommateurs vis-à-vis des produits défectueux..
De à , elle est présidente de ., association visant à renforcer la sûreté nucléaire par la promotion de la transparence dans la filière nucléaire.
Lobbies pharmaceutiques En , elle lance aux côtés de nombreux médecins comme Irène Frachon et d'élus écologistes, l'appel pour une opération « Mains propres sur la santé ». (une initiative soutenue par Anticor, Formindep et le groupe des Verts/Alliance libre européenne au Parlement européen), dénonçant la mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur les décisions sanitaires en France. Au travers de différents exemples de corruption ou de conflits d'intérêts entre le monde politique et pharmaceutique., mais aussi en critiquant les va-et-vient entre le public et le privé, elle cherche à montrer que ces connivences ont un coût énorme pour la santé et la sécurité sociale.
Elle estime que des économies drastiques sont possibles si l'on revoit le prix de certains médicaments, bien plus chers en France que dans la majeure partie des pays développés. Par exemple, le médicament Glivec, utilisé pour soigner certaines formes de leucémies, coûte la boîte en Italie et en France... Michèle Rivasi appelle à une refonte du système de fixation du prix du médicament, une mission dévolue en France au Comité économique des produits de santé (CEPS). Notamment, Michèle Rivasi regrette que les usagers ne soient pas représentés au sein du CEPS, et elle affirme que « souvent ceux qui en font partie viennent des laboratoires pharmaceutiques ». Elle est l'invitée de Mediapart pour présenter son opération « Mains propres sur la santé »..
Vaccination En avril 2015, à propos de la vaccination, elle déclare : .. Elle est critiquée par la communauté scientifique, qui la décrit comme une militante anti-vaccins, en relevant qu'elle en adopte les codes et en propage souvent les mensonges dans ses publications.. Elle conteste cette description et se présente comme « vaccin-critique »..