Moisdon-la-Rivière est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie

Localisation

vignette|gauche|Situation de la commune de Moisdon-la-Rivière dans le département de la Loire-Atlantique.

La commune de Moisdon-la-Rivière est située à douze kilomètres au sud de Châteaubriant sur l'axe Châteaubriant-Nort-sur-Erdre (RD178), dans le quart nord-est du département.

Située à 56 km de Nantes, la commune est souvent considérée dans la troisième couronne nantaise en termes de déplacements domicile-travail.

Géologie et relief

L'altitude sur le territoire de la commune varie entre 31 et 78 mètres.

Le point bas (31 mètres) se trouve au lieu-dit Le Pas Hervé, sur la route d'Issé à l'ouest de la commune.

vignette|À 31 m d'altitude, le Don déborde fréquemment en automne et en hiver.|centré

Le point haut (78 mètres), également à l'ouest se trouve au lieu-dit La Quibutière.

Paysages

Majoritairement ruraux, les paysages de la commune varient du bocage aux landes méditerranéennes. Autour du site des Forges (comme au lieu-dit La Boulaie) les affleurements schisteux donnent un aspect très pierreux, en décalage avec les champs et les haies bocagères encore nombreuses.

Quelques bosquets boisent le paysage ainsi que la Forêt Pavée (privée) au nord de la commune qui s'étale également sur Erbray et Louisfert.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Don, la Cône, le Gravotel, la Planche de Morison, le Brianson, le Palierne, le Petit Don, le ruisseau de l'Étang Neuf et divers autres petits cours d'eau..

Le Don, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ombrée d'Anjou et se jette dans la Vilaine à Avessac..

La Cône, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Châteaubriant et se jette dans le Don à Jans..

Le Gravotel, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Erbray et se jette dans le Don sur la commune..

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Gravotel (), l'étang de la Forge Neuve, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang Neuf ().. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Moisdon-la-RivièreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ombrée d'Anjou à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme

Typologie Au , Moisdon-la-Rivière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteaubriant, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe vingt communes, est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,9 %), zones agricoles hétérogènes (28,3 %), forêts (8 %), prairies (6,4 %), zones urbanisées (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

La qui relie Châteaubriant et la commune du Grand-Auverné permet le contournement du bourg de Moisdon, et passe le Don grâce à un pont massif mono-arche difficilement praticable pour les piétons.

vignette|centré|Le pont de Moisdon au Grand-Auverné.

A la fin du , la commune était desservie par un tramway (ligne Châteaubriant-Ancenis) appelé Tramway d'Erbray. La ligne n'existe plus, mais la rue de la gare existe toujours et une portion de voies y est conservée en décoration à l'angle de la rue des Perrières. Passant par le bourg, la ligne rejoignait le Grand-Auverné par le pont de l'étang des forges.

De nos jours, la gare la plus proche, à six kilomètres à l'ouest du bourg de Moisdon, est celle de la commune voisine d'Issé, desservie par les trams-trains de la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant.

Toponymie Le nom de la commune est attesté sous la forme Villa Madonis en 990, Meldono en 1050, Maidonuio en 1120, Maidon en 1050 Moisdon en 1287, et sous sa forme latine Maldonium dès 1123Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, . ou MaedoniumJean-Martial Besse, « Abbayes et prieurés de l'ancienne France,.... 8, Province ecclésiastique de Tours », Collection : Archives de la France monastique ; vol. XIX , in-8, 1920, ..

Moisdon est devenu Moisdon-la-Rivière en 1891.

Moisdon-la-Rivière possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Mouédon, prononcé ou ..

La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est .. Histoire Moisdon-la-Rivière est l’ancien fief des seigneurs de Moisdon ou Maisdon, en latin « meldono », issus des seigneurs de Rougé au Moyen Âge.

La famille du Hamel a été seigneur de la Bothelière, du Pavillon et du Val, paroisse de MoisdonAmorial de Bretagne de Potier de Courcy.

Le camp de réfugiés espagnols En 1939, le préfet de Loire-Inférieure fait installer à Moisdon-la-Rivière et Juigné-des-MoutiersBartolomé Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, Paris, 2004, page 408 (collection Tempus). des camps d'accueil pour les réfugiés espagnols de la zone républicaine.

Afin de libérer les colonies de vacances (Pornichet, Le Pouliguen) où se trouvent les réfugiés au printemps, le camp de Moisdon (Camp de la Forge) ouvre le , celui de Juigné début juin. L'effectif des deux camps est de en août et de 996 en octobre. On connaît le détail pour le camp de Moisdon à la date du : total : 688 réfugiés ; femmes : 306 ; enfants : 356 ; hommes : 26.

La diminution des effectifs est en partie liée aux rapatriements vers l'Espagne franquiste : le , départ de . 186 autres s'inscrivent pour le rapatriement du , mais les militants communistes présents rappellent les dangers du retour. Beaucoup de volontaires se désistent : finalement 46 seulement partent.

Cet épisode permet aux autorités de repérer les « agitateurs » et « agitatrices » qui seront punis lorsqu'après la signature du pacte germano-soviétique, ils se lancent dans une propagande hostile à la guerre ; plusieurs d'entre eux sont transférés vers le camp de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales).

Le camp se vide aussi parce que les épouses et les enfants rejoignent l'homme de la famille quand il trouve un emploi, ce qui est facilité par l'entrée en guerre de la France. Les derniers réfugiés espagnols quittent le camp le .

Le camp tsigane vignette|Halle où ont été internés des Républicains espagnols puis des Tsiganes de 1939 à 1942 à Moisdon-la-Rivière. vignette|Plaque commémorative au camp de la Forge, où ont été internés des Républicains espagnols puis des Tsiganes de 1939 à 1942 à Moisdon-la-Rivière.

Ils sont rapidement remplacés par des Tsiganes. Le camp tsigane fonctionne jusqu'en : il reste alors (dont ) qui sont transférés au camp de Mulsanne. puis au camp de concentration de Montreuil-Bellay où certains resteront jusqu'en Ouest-France, 11 ou 12 avril 2009. Une cérémonie commémorative du camp de la Forge a été organisée le .

Les fusillés de Châteaubriant

Les vingt-sept, de la carrière de la Sablière à Châteaubriant, le .

Sépulture : Moisdon la Rivière Charles Delavacquerie : 19 ans, né au Quesnoy (Nord), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière parisien du Père Lachaise. Eugène Kérivel : 50 ans, de Douarnenez (Finistère), militant communiste. Son corps a été transféré dans le cimetière de Basse-Indre (Loire-Atlantique). Raymond Laforge : 43 ans, de Montargis (Loiret), militant communiste. Son corps est resté à Moisdon la Rivière (Loire-Atlantique).

Politique et administration

Liste des maires M. Xavier fut nommé maire par un arrêté du préfet de Châteaubriant en date du , en remplacement de M. Palierne démissionnaire. Sa prestation de serment s'est déroulée le à la mairie en présence de MM. Gautier (adjoint), Frangeul, Leconte, Jambu, Dauffry, Garnier, Volteau, Bonnarme, Conneau, Commé, Fournis, Guimaut ainsi que du Comte d'Arimont. Son serment :

"Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume."

M. Ernoul a démissionné de son poste en ; le lors du conseil devant élire son successeur, les membres présents lui ont demandé de retirer sa démission. Celui-ci a dû refuser et afficher sa volonté de persister dans sa détermination. M. Bizeul a été élu avec quinze voix, M. Ernoul en a tout de même eu 2 (et un bulletin blanc).

Le mandat de Julien Gauchet, élu maire en , s'interrompt en . Charron de métier, installé à Gravotel avec son épouse Jeanne née Joly, il cèdera la place de premier édile de la commune quelques mois seulement avant le décès de sa fille Louise-Marie âgée de 3 ans (en ). Il est à noter que les archives départementales ne gardent pas traces de la délibération d'élection de M. Victor Jambu celle-ci n'étant attestée qu'à posteriori et datée à partir des actes de l'état-civil. La dernière délibération signée par M. le maire Gauchet concerne la création du conseil de recensement pour l'établissement de la Garde Nationale Sédentaire.