Tréméloir est une ancienne commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Pordic. Tréméloir appartient au pays historique du Goëlo.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Tremeler en 1163, Tremeler Pordic en 1190, Tremezar Porzic en 1198, Trefmelar en 1212, Tremeler Chastelaudren en 1427, Tremeler et Tremeloir en 1428, Tremeler en 1480, Tremeloir en 1514 et en 1516, Tremelay en 1536, Tremeler en 1543, Tremeloir en 1569..

En 1614, on rencontre encore l’appellation Trémelloir, puis Tréméloir à partir de 1616, forme conservée en 1793 à la création de la commune.

En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est , prononcée . Son nom vient de l'ancien breton trev (signifiant trève, village d'une paroisse) et du martyre breton saint Mélior (ou Méloir, Mélar ; Melar, Maelar ou Meler en breton), prince de Cornouailles.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 17,2 % des toponymes de la commune sont bretons.

Histoire

Moyen Âge

Sous l'Ancien Régime, Tréméloir était une trève puis une paroisse appartenant à l’évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo. Le village a pris le nom du bourg qui s'est formé autour de l'église dédiée au culte de saint Méloir.

Les deux trèves de Tréméloir et de Pordic sont données avec leurs dépendances par les princes et fidèles à l'abbaye Sainte-Croix de Guingamp fondée vers 1134 par le comte Étienne de Penthièvre et l'abbé Jean de la Grille (futur évêque de Saint-Malo), une donation initialement contestée par les moines de l'abbaye de Marmoutier en Touraine, mais qu'approuvera finalement le pape Clément III en 1190.

Renaissance

Au durant les guerres de Religion, le village est rallié au sein du duché de Bretagne à la Ligue catholique contre l'accession en 1547 au trône de France d'Henri de Valois, dernier duc non couronné de Bretagne, confirmant définitivement le rattachement de la Bretagne à la France. Le conflit entre catholiques et protestants s'enlise et les comtes, fiefs, gouverneurs (dont Sébastien de Luxembourg-Martigues) et abbés bretons qui contestent encore l'autorité royale de la maison de Valois et ne souhaitent aucun compromis avec les protestants, ni leurs alliés de Bourgogne et des Pays-Bas espagnols, également opposés à l'autorité des Valois sur le royaume de France. Déjà auparavant le traité du Verger avait également imposé en 1488 le rattachement du duché de Bretagne au royaume de France en cas d'absence d'héritier dans la lignée mâle, mais le mariage par procuration en 1490 d'Anne de Bretagne, promise à Maximilien (roi des Romains et futur empereur germanique), violait ce traité et fut annulé en 1491 et elle fut contrainte à épouser le roi de France, ce qui entraînera une longue fronde bretonne envers l'autorité ducale (et royale) de la maison des Valois ; une fronde à laquelle le roi Henri et ses successeurs interviendront par une brutale intervention militaire en Bretagne et en Anjou. L'abbaye Sainte-Croix échappe de peu à ces pillages (mais pas ses dépendances), grâce au ralliement tardif du comté de Penthièvre (maisons de Brosse puis de Luxembourg) au roi Henri de France, successeur d'Henri . Avec le retour de la paix, l'abbaye retrouve alors son autorité et ses dépendances sont restaurées, dont l'église de Tréméloir.

Époque moderne

Lors de la Révolution, la trève de Tréméloir devient d'abord une dépendance séparée du doyenné de Châtelaudren à la fin du royaume de France. Il devient en 1793 une commune du premier canton de Tregomeur (Trégomeur aujourd'hui) dans le nouveau département des Côtes du Nord, puis en 1801 une commune du canton de Château-Landren (Châtelaudren aujourd'hui).

Époque contemporaine

Les guerres du

Le monument aux Morts porte les noms des 27 soldats morts pour la Patrie : 23 sont morts durant la Première Guerre mondiale. 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Fusion et commune nouvelle Le , elle fusionne avec sa voisine l'ancienne commune de Pordic, pour créer la nouvelle commune qui prend le nom de PordicRecueil des actes administratifs des Côtes-d'Armor, décembre 2015...

Héraldique La commune ne possède pas de blason. Cependant, elle possède un logo où figure le portail et le clocher de l'église du village, un arbre et une gerbe de blé pour la campagne environnante (image du logo de la ville).

Géographie

Communes limitrophes

Climat Le climat de Tréméloir est pratiquement identique de celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : climat Saint-Brieuc.

Urbanisme vignette|Carte de la commune. Morphologie urbaine La ville regroupe au centre la majeure partie de la population. Plusieurs hameaux sont dispersés dans la campagne.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Jumelages

Démographie

En , la commune de Tréméloir comptait habitants. À partir du , les recensements réels des communes de moins de ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Après avoir subi un fort exode rural qui a fait passer la population d'environ 700 au début du à moins de 400 au début des années 1980, la population de la commune a de nouveau cru fortement à partir de l'an 2000 avec l'implantation de nouveaux et jeunes habitants incités à s'y installer par la recherche de terrains à bâtir moins chers qu'à Saint-Brieuc. En 2007, la population était de nouveau estimée à 700 personnes. Si bien que l'école primaire qui avait fermé en 1986 a fini par rouvrir le avec 78 élèves répartis en 3 classes. La rentrée s'est effectuée dans des bâtiments préfabriqués, avant l'inauguration d'un nouvel établissement scolaire bâti selon les dernières normes environnementalesBenoît Floc'h, « Tréméloir, 700 habitants, 78 élèves », Le Monde, 2-3 septembre 2007, page 3..

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Activités économiques

Transports Tréméloir est reliée au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce à la ligne 40 des Transports urbains briochins (TUB).

Culture locale, patrimoine et tourisme Église Saint-Méloir.

Personnalités liées à la commune Dominique Paturel, comédien, metteur en scène et acteur de doublage, mort le à Saint-Brieuc, est inhumé dans le caveau familial de Tréméloir. Tréméloir dans la littérature Tréméloir est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondialeLouis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (). , 373-375.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Liste des communes des Côtes-d'Armor Liste des anciennes communes des Côtes-d'Armor Géographie de Bretagne, portail des villes et pays bretons - Tréméloir / Tremelar Tréméloir sur le site de l'Institut géographique national Tréméloir sur le site de l'Insee Site de la Société d'études historiques et archéologiques du Goëlo

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