Paimpont (Pempont en breton) est une commune française de l'Ouest de la France, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

La commune est principalement couverte par la forêt du même nom (communément assimilée à la forêt de Brocéliande), ses habitants se répartissant encore aujourd'hui entre quelques vastes et antiques clairières à vocation agricole et le bourg situé en son centre, mais qui n'a connu qu'un développement tardif et toujours limité. Il comprend quelques commerces, une abbaye du et est cerné par la forêt classée.

En 2018, la commune a obtenu le label « Communes du patrimoine rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.

Géographie

Localisation vignette|left|Carte de la commune de Paimpont : limites de la commune, de la forêt ; routes principales ; étangs principaux ; noms des villages principaux. Située tout à l'ouest du département d'Ille-et-Vilaine, elle est contiguë sur la moitié de sa périphérie avec le département du Morbihan. Dans celui-ci, la commune de Guer est surtout couverte par les landes qui prolongent au sud les feuillus de la forêt de Paimpont proprement dite. La rivière de l'Aff sert de limite communale et délimite également le camp militaire de Coëtquidan, terrain d'entraînement réservé aux militaires et élèves des trois écoles militaires qui se sont implantées à Guer à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Selon la classification de l'Institut national de la statistique et des études économiques, Paimpont fait partie de l'ensemble de l'aire urbaine de Rennes (mais pas de l'unité urbaine de Rennes).

Avec plus de onze mille hectares, c'est la plus grande commune du département. Atteignant , son axe ouest-est est plus grand que l'axe nord-sud.

Vers le bourg convergent plusieurs routes départementales, l'accès principal à cette commune se situant au sud-est par la sortie de la quatre-voies N 24 au niveau de Plélan-le-Grand.

Communes limitrophes

Forêt de Paimpont

Vaste de , la forêt de Paimpont, souvent assimilée à la forêt de Brocéliande de la légende arthurienne s'étend pour l'essentiel dans la commune de Paimpont, débordant toutefois quelque peu sur les communes avoisinantes de Saint-Péran, Tréhorenteuc et Concoret et avoisinant le camp militaire de Coëtquidan, situé à son sud.

Des incendies se produisent périodiquement : au moins cinq incendies importants sont recensés entre 1906 et 1938 et sept entre 1947 et 1974 selon l'Encyclopédie de Brocéliande.. Par exemple en 1906 « des soldats ont dũ préserver le bourg de Saint-Péran et le village de Croix-Jalu. Ils s'efforcent d'arrêter les flammes sur la route de Paimpont à Saint-Malon (..), le bourg de Telhouet est sérieusement menacé » écrit le journal Le Petit Républicain du Midi. ; des soldats du 41e régiment d'infanterie de Rennes vinrent par tramway combattre l'incendie.. Des incendies importants se produisent pendant la Première Guerre mondiale. Celui de 1929 parcourt plusieurs kilomètres dans les landes de Lambrun. « 700 hectares brûlés en forêt de Brocéliande » titre le journal Ouest-France le . Entre le 7 et le , plus de sont détruits par les flammes et cinq pompiers grièvement brûlés.. L'incendie qui se déclare le entre Campénéac et Tréhorenteuc parcourt 600 hectares et détruit totalement 400 hectares de landes et de bois, et ..

À l'initiative de François Pinault, plusieurs chefs d'entreprises ont aidé financièrement la réhabilitation de la forêt incendiée..

Relief et géologie vignette|Carte géologique du Massif armoricain.

Le contexte géologique de la commune s'inscrit dans le territoire de la forêt de Paimpont qui est nommé par les géologues, les synclinaux paléozoïques du Sud de Rennes.

Les altitudes les plus élevées se trouvent dans la "Haute Forêt", dans le "canton de Baranton", où elles atteignent 258 mètres (altitude la plus élevée du département d'Ille-et-Vilaine) à deux endroits situés dans le centre-ouest du finage communal ; le point le plus bas (62 mètres) est dans la pointe sud-est du territoire communal, à la confluence de l'Aff et du Ruisseau de la Moutte, en aval du Pont du Secret et à la limite des communes de Plélan-le-Grand et Beignon. Le bourg est vers 155 à 160 mètres d'altitude.

Le relief est par endroits très accidenté, notamment au niveau du Val sans retour, véritable gorge encaissée de près d'une centaine de mètres par rapport aux hauteurs avoisinantes.

Paimpont s'étend essentiellement sur trois formations géologiquesLe synclinal paléozoïque du secteur de Paimpont, extrait de : les schistes briovériens., les dalles pourprées de Montfort. et les grès armoricains qui couvrent une grande superficie de la commune..

Étangs et hydrographie vignette|Le bourg de Paimpont, l'abbaye essentiellement, vu depuis la forêt sur la rive ouest de l'étang de Paimpont. Le bourg de Paimpont épouse le contour oriental d'un étang de appelé étang de Paimpont ou étang de l'Abbaye. C'est sur sa rive que s'est installée et développée l'abbaye de Paimpont. La pêche et des activités nautiques (planche à voile, pédalos, canoë) y sont pratiquées. Il est la propriété du Conseil général d'Ille-et-Vilaine.

Le ruisseau principal; celui de l'Aff, ne prend pas sa source dans l'étang de Paimpont, dont l'eau ne fait que rejoindre celle de plusieurs ruisseaux en amont alimentés presque toute l'année par les pluies apportées par les vents de sud-ouest et de l'ouest, la végétation libérant progressivement l'excès d'humidité des jours de fortes précipitations. Longé dans ses multiples méandres par un sentier de grande randonnée, l'Aff grossit très progressivement depuis une origine incertaine mais située aux approches de la commune de Campénéac au sud-ouest de la forêt. Après avoir transité par le village des Forges où il a longtemps fourni son énergie, énergie qui reconstituée assurait ensuite le fonctionnement d'un grand nombre de moulins tout au long de son cours, il rejoint l'Oust quelques kilomètres avant de se joindre à la Vilaine à Redon.

Également en position centrale et de taille comparable, l'autre grand étang avec est l'étang du Pas-du-Houx, bordé de châteaux du (châteaux privés de Brocéliande et du Pas-du-Houx). Sa faible profondeur jointe aux variations climatiques lui donne une surface assez variable. Les étangs de l'Abbaye et du Pas-du-Houx sont des exemples d'étang dystrophe d'Ille-et-Vilaine.

Les eaux de ces étangs rejoignent celles d'étangs plus petits ; ensemble elles actionnaient autrefois les machines des forges, en dehors de la saison chaude : vignette|Cascade du déversoir de l'étang de Beauvais à son plus haut niveau (avril).

étang du Chatenay, situé au village de Beauvais, à l'ouest. D'environ quatre hectares et alimenté lui-même par l'étang de Beauvais ou étang d'En-haut, ce sont les premiers étangs à alimenter l'Aff alors encore à proximité de sa source. Près de la digue et de l'ancien moulin se dresse sur des piliers de béton le restaurant panoramique, avancée de la Station biologique (Université de Rennes 1). Le moulin, propriété de l'Université de Rennes 1, fut restauré en 1973 par l'association des Amis du Moulin du Chatenay. étang de la Fenderie, au milieu de la forêt, alimenté lui-même par l'étang d'En-haut. Une scierie a existé longtemps dans des bâtiments adossés à la digue de l'étang avant de fermer définitivement vers 1995. Elle avait pris la suite de l'atelier de fenderie, annexe des forges situées un peu plus au sud. Le site est maintenant reconverti en gîte rural. étang des Forges, au village du même nom, au sud, alimenté par l'étang du Perray, contigu mais sis en Plélan-le-Grand. Les deux communes se partagent la propriété de l'étang. étang Bleu, au nord du bourg où son eau rejoint celle de l' étang de l'Abbaye décrit ci-dessus. À l'opposé de létang du Pas-du-Houx qui est dans le même secteur, il est très profond (15 à ) puisqu'il résulte de l'abandon à l'eau de la minière principale de la forêt au début du (elle ferme en 1910). « Puis cette vaste fosse de plus d'un hectare remplie à plein bord en hiver d'où reflète une eau claire, qui semblerait, peut-on dire, coloriée d'un bleu presqu'azuréen. »Armand Gernigon, Mémoires & souvenirs d'Armand Gernigon, garde en forêt de Paimpont, 2005, .. Contrairement aux autres étangs, l'accumulation de l'eau ne provient pas pour l'essentiel du ruissellement des pluies, ce qui lui confère une limpidité sans comparaison. Cette eau n'a jamais été utilisée avant la seconde moitié du « Au bourg, n'y avait-il pas une pompe et la bonne source de Jacob ? » et puis le « danger était trop grand » en raison du bord abrupt. Mémoires & souvenirs d'Armand Gernigon, garde en forêt de Paimpont, ., quand une station de pompage a été construite pour exploiter cette réserve d'eau d'excellente qualité (riche en fer cependant) et à peu près constante.

La forêt comporte d'autres étangs, plus petits encore (le Miroir aux Fées dans le Val-sans-Retour, exemple d'étang oligotrophe.) ou situés dans les communes voisines, le plus vaste et parmi les plus beaux de la forêt étant celui qui est à l'abri des regards à l'arrière du château de Comper en Concoret, plan d'eau de (entrée payante). Certains participaient à leur mesure à l'alimentation de l'étang des Forges, dernière retenue avant l'''usine à fer.

Le secteur comprend trois des vingt-deux sites de tourbières du département : la tourbière de queue d'étang de l'étang du Pas-du-Houx d'intérêt national ; la tourbière de Vaubossard-Lambrun et la tourbière de queue d'étang de l'étang de l'Abbaye d'intérêt régional..

Préservée autant que possible de la pollution d'origine agricole ou urbaine, l'eau du massif est convoitée. Dès 1963, une station de pompage est construite à l'étang Bleu pour alimenter treize communes. Une usine d'embouteillage a été implantée à proximité du bourg vers 2002. Peu de temps auparavant, un projet de barrage de l'Aff presque au cœur du massif a soulevé l'indignation des habitants et des innombrables amoureux de ce pays. Certains craignent que les besoins en eau de Rennes et de sa région amènent le renouvellement de tels projets.

Flore Du point de vue de la richesse de la flore, Paimpont est à la neuvième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 606 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de (). On atteint ainsi des nombres records pour le département avec 219 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207 !) ; 94 taxons protégés et 171 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237). Outre son étendue et la faible place de l'agriculture, la présence de petites tourbières contribue à cette importance. À titre de comparaison, les quatre dernières valeurs sont pour Plélan-le-Grand sa voisine, respectivement, 521 ; 21 ; 12 ; 11..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Aff, le Boutavent, le Comper, le Serein, le Hélouin, le Pont Dom Jean, le ruisseau de la Moutte, le ruisseau de Pivolet, le ruisseau du Pas du houx, le Barenton, le Gué de Mony, le Mare Forêt, le ruisseau de Branhagot, le ruisseau de Franquemont, le ruisseau de la Cabane, le ruisseau de la Croix hamon, le ruisseau de la Grenouillère, le ruisseau de la Grève, le ruisseau de la Noë, le ruisseau de lambrun, le ruisseau de l'Étang des glyorels, le ruisseau de Terrouet et divers autres petits cours d'eau..

L'Aff, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l' Oust à Saint-Vincent-sur-Oust, après avoir traversé ..

Le Boutavent, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Meu à Iffendic, après avoir traversé ..

Le Comper, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Meu à Saint-Gonlay, après avoir traversé ..

Le Serein, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Meu à Talensac, après avoir traversé ..