LEncyclopædia Universalis est une encyclopédie rédigée en français publiée en volumes sur papier, sur CD-ROM, sur DVD puis sur clé USB. La publication sur papier a définitivement cessé en 2012. Elle est également accessible sur Internet par abonnement payant.
Présentation L’Encyclopædia Universalis est publiée par la société d’édition Encyclopædia Universalis SA. Cette société fut créée en 1966 par un spécialiste de l’édition et de la vente de livres et de collections par correspondance, le Club français du livre (CFL), détenu par la famille Aubry, dont Alain Aubry, ainsi qu'Encyclopædia Britannica Inc. (éditeur de l’Encyclopædia Britannica), l'encyclopédie anglo-saxonne la plus réputée, détenue à l'époque par la Fondation de l’université de Chicago, représentée par William Benton. Cette coentreprise à 50/50 avait pour but d’associer les compétences des deux actionnaires dans chacune des deux formes de distribution alors essentielles pour les encyclopédies : la vente par correspondance d’une part et la vente au porte à porte d’autre part, spécialité de la société américaine. Cette recette, ainsi que la qualité des versions successives de l’Encyclopædia Universalis, dont le premier volume parut en 1968 sous la direction de Claude Grégory avec, d’un point de vue graphique, une maquette conçue par Pierre Faucheux, allaient permettre un succès commercial remarquable jusqu’au début des années 1990, époque à laquelle les ventes commencèrent à décliner..
Au cours de la seconde moitié des années 1990, l’introduction et l’amélioration rapide de versions électroniques de l’encyclopédie, utilisant des fonds éditoriaux de la version papier enrichis de nombreux apports spécifiques, sous l’impulsion de son président Pierre Le Manh et du directeur éditorial Louis Lecomte, permirent à l’Encyclopædia Universalis de connaître une seconde période de succès et de croissance. En revanche, cette transformation eut pour effet de modifier l’équilibre économique entre les réseaux de distribution entraînant ainsi des conflits croissants entre les actionnaires, le départ au début des années 2000 de plusieurs dirigeants vers d’autres cieux et la nomination – à la demande de Britannica – d’un administrateur judiciaire qui assura la gestion de la société jusqu’en , date à laquelle le Club français du livre céda finalement ses parts à Encyclopædia Britannica Inc. au terme d’un processus d’enchères, après une quarantaine d'années de partenariat.Voir aussi ..
Parallèlement aux éditions papier, des éditions électroniques sont venues s'ajouter : en 1995, sur CD-ROM (au prix de , environ ) ; en 1999, sur des versions consultables à distance sur Internet, pour le grand public ou pour les institutions et qui reçoivent de visiteurs uniques par an ; en 2003, sur DVD..
En outre, de nombreux ouvrages spécialisés, encyclopédies, dictionnaires, CD-ROM et DVD-ROM thématiques furent publiés par la société au fil des ans, seuls ou en coédition. Par ailleurs, l’Encyclopædia Universalis a réédité certains titres du CFL, sa maison-mère, comme l’Almanach de la Révolution française en 1988.
En 1999–2000, Universalis conclut un partenariat avec l’Éducation nationale pour proposer un abonnement annuel forfaitaire en ligne (Universalis-edu.com) à des établissements scolaires, des bibliothèques, médiathèques et centres de documentation..
Au début du , la version papier se vendait à quelques milliers d’exemplaires par année. À quelque par collection complète, cela représentait un chiffre d’affaires de plus de d’euros. En outre, l’augmentation des ventes de la version électronique n’empêcha pas la publication d’une ainsi qu’une édition originale en destinée aux jeunes de . La refondue et mise à jour compte et se vend au prix de souscription de (anciens souscripteurs), (nouveaux souscripteurs), (prix de lancement)..
En 2003, le site CNet france classait Universalis à la première place des encyclopédies électroniques françaises..
En 2004, les deux actionnaires du groupe Encyclopædia Universalis détiennent chacun 50 % du capital mais ils se déchirent sur la stratégie de diversification. À la suite d’enchères privées organisées par ces deux actionnaires, Encyclopædia Universalis devint une filiale détenue à 100 % par le groupe Encyclopædia Britannica..
La société Encyclopædia Universalis cesse définitivement la publication de son édition papier en 2012 et privilégie alors le tout-numérique. Après avoir vendu ., elle décide pour l’occasion que la et ultime édition papier, éditée à seulement numérotés, sera vendue au lieu des alors exigés au grand public pour l’édition précédente.. En 2013, elle employait . et avait un chiffre d’affaires de d’euros..
Le , malgré les investissements répétés de son propriétaire Jacqui Safra à travers sa maison mère Encyclopædia Britannica Holding S.A., à la demande de la société, le tribunal de commerce de Nanterre ouvrit une procédure de redressement judiciaire et fixa la période d’observation à six mois.
Selon plusieurs médias français, la concurrence de Wikipédia est responsable des difficultés financières de la société Encyclopædia Universalis....
En 2015, sa forte présence dans le numérique éducatif n'avait pas encore permis de restaurer l’équilibre financier de l’entreprise, qui souhaite développer un marché des ressources numériques éducatives dans le cadre d’un plan national.
Le , le tribunal de commerce de Nanterre accorde à l’encyclopédie un délai de six mois pour « repenser son modèle économique » et redresser ses finances.. Le , ce même tribunal approuve le plan de redressement de l’éditeur. Cette date marquant la fin du redressement judiciaire, Encyclopædia Universalis retrouve alors un fonctionnement normal en étant à la fois réorganisée et refinancée..
L'encyclopédie est vendue depuis l'édition 2017 (lancée en ) sous la forme d'une clé USB qui propose et (cartes géographiques, photos, diaporamas, dessins, tableaux…), mais aussi de littérature présentées par des spécialistes..
En 2017, la société a réalisé un chiffre d'affaires de , dégageant un bénéfice de (elle employait 26 collaborateurs en 2016). Le recentrage sur le numérique éducatif porte ses fruits, la société est maintenant structurellement bénéficiaire. Les résultats nets des trois derniers exercices (2019 à 2022) en attestent..
Rédacteurs de l'Encyclopædia Universalis
L’encyclopédie a fait appel à une communauté de plus de . Certains articles ont été rédigés par des spécialistes célèbres ou notoires dont :
Chronologie des éditions Éditions sur papier Édition Dates depublication Taille 1968–1975 20 volumes puis, 21 en 1980 puis, 22 en 1985 1984–1985 22 volumes puis, 23 en 1990 1988–1989 30 volumes (23 corpus, 4 thésaurus et 3 symposium) puis, 31 en 1996 1995 28 volumes (23 corpus, 4 thésaurus et 1 symposium Les Chiffres du monde) + 2 volumes supplément publiés en 1999 2002 28 volumes (23 corpus, 4 thésaurus et 1 volume pays) 2008 30 volumes (24 corpus, 5 thésaurus et 1 volume forum) 2012 30 volumes (24 corpus, 5 thésaurus et 1 volume d'actualité pays)
Édition numérique hors-ligne La date de publication correspond au nom de la version, l’édition est disponible à chaque septembre de l’année précédente.
Au début des années 2000, plusieurs versions de l'encyclopédie distribuées sur support optique étaient accompagnées d'une clé HASP (système de DRM) destiné à empêcher la copie illégale de l'encyclopédie. À partir de 2026, l'encyclopédie est dématérialisée totalement (accès par des abonnements en ligne selon différents critères). Version Année depublication Support 1.0 1995CD-ROM 2.0 1996CD-ROM 3.0 1997CD-ROM 4.0 1998CD-ROM 5.0 1999CD-ROM et DVD-ROM 6.0 2000CD-ROM et DVD-ROM 7.0 2001CD-ROM et DVD-ROM 2002CD-ROM et DVD-ROM 2004.CD-ROM et DVD-ROM 2005CD et DVD 2006CD et DVD 2007CD et DVD 2008CD et DVD 2009CD et DVD 2010CD et DVD 2011CD et DVD 2012CD et DVD 2013DVD 2014DVD 2015DVD 2016DVD 2017Clé USB 2018Clé USB 2019Clé USB 2020Clé USB 2021Clé USB 2022Clé USB 2023Clé USB 2024Clé USB302025Clé USB
Grand Atlas Plusieurs volumes sur des sujets précis ont fait l'objet d'un volume généralement de 300 à 500 pages, dont : Le Grand Atlas de l'histoire mondiale, 376 pages, 1976 Le Grand Atlas de la mer, 328 pages, 1983 Le Grand Atlas de l'espace, 397 pages, 1987 Le Grand Atlas de l'architecture, 439 pages, 1988 Le Grand Atlas des religions, 416 pages, 1991 Le Grand Atlas de l'astronomie, 472 pages, 1994
Dictionnaires En collaboration avec les éditions Albin Michel : Dictionnaire des philosophes Dictionnaire des philosophies Dictionnaire de la sociologie Dictionnaire des mathématiques Dictionnaire de l'économie Autre : Dictionnaire CordialXavier Bihan, Les Correcteurs orthographiques, janvier 2000, .
Inventaires Inventaire de l'Opéra Inventaire de la Grande Guerre Inventaire de la Grèce Inventaire de l'Égypte
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Encyclopædia Britannica
Liens externes
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