Joseph d'Arbaud (en provençal : ), né à Meyrargues le et mort à Aix-en-Provence le , est un poète français d'expression provençale et un félibre. Proche de Folco de Baroncelli, gardian lui-même, il est l'auteur du roman La Bête du Vaccarès. Ce roman est publié en provençal (page de gauche) avec la traduction en français de l'auteur sur la page de droite. Le titre exact de l’œuvre est donc : / La Bête du Vaccarès. vignette|Joseph d'Arbaud, en 1935, portant la bannière de saint Georges des gardians de Camargue.
Biographie Joseph d'Arbaud naît dans la propriété familiale à Meyrargues, dans une famille aisée. Son véritable patronyme est « Darbaud », sans particule. Il est le fils de Philippe d'Arbaud et de Marie-Louise Valère-Martin, félibresse sous le nom d'Azalaïs d'Arbaud ou La Felibresso dóu Cauloun, auteur d'un recueil de poèmes publié sous le titre de Lis Amouro de ribas (« Les Mûres des talus »).
À l'âge de 10 ans, il part étudier chez les Jésuites à Avignon, puis fait des études de droit Mistral, ses compagnons du Félibrige, et quelques autres…. à Aix-en-Provence. Après quelques années mondaines parmi les jeunes écrivains aixois, dont Joachim Gasquet, il part en Camargue en 1900 et devient manadier, à l'image de son cousin éloigné Folco de Baroncelli quelques années plus tôt. Pour Jacques Blais (1984), ce faisant, d'Arbaud répond « au besoin d'éprouver pour son compte le sentiment de grandeur que dégagent ces régions austères Jacques Blais, « Mithra/Malicroix : le roman de Bosco et les mythes de l’immédiat après-guerre (1945-1950) », Études littéraires, vol. 17, n° 1, 1984, p. 45-6. ». Atteint par la tuberculose en 1905, il est contraint de quitter la Camargue et séjourne pendant plusieurs années dans le Valais suisse, à Montana, près des sources de ce Rhône dont il a tant aimé le delta (la Camargue). Cet exil sera prépondérant dans l'écriture de son œuvre. , il s'établit à Aix et à Meyrargues. Grand Lauréat des Jeux floraux septénaires du Félibrige, d'Arbaud choisira pour Reine du Félibrige Marguerite de Baroncelli (sœur de Folco et Jacques de Baroncelli), qui épousera en 1914 le peintre post-impressionniste Georges Dufrénoy.
Pendant la Première Guerre Mondiale, ne pouvant combattre, il prend la défense des soldats provençaux du 15e corps en adressant au sénateur Gervais une lettre ouverte indignée et leur dédie des poèmes de guerre des Rampau d'Aram.
En 1919, il devient majoral du Félibrige (Cigalo di Jardin), et dirige la revue régionaliste Le FeuLe Vade Mecum du voyageur en Camargue..
En 1930, il figure au jury qui élit la première reine d'Arles, Angèle Vernethttps://www.amisduvieilarles.com/assets/files/bulletins/pdf/64p.pdf..
De 1935 à 1936, il est capitaine de la Confrérie des gardians..
Il meurt à Aix-en-Provence en 1950 après avoir épousé en 1946 Yvonne Recours, de Barjols (Var). C'est du reste dans cette localité qu'il est inhumé, dans un tombeau dessiné par son ami le conservateur du musée Granet Louis Malbos, qui évoque les sarcophages des Alyscamps d'Arles.
Le nom de Joseph d'Arbaud a été donné à un grand nombre de rues, et plusieurs écoles, collèges et lycées portent son nom (Barjols, Salon, et Vaison-la-Romaine).
Le , lors de la séance publique annuelle de l'Académie française, il a fait l'objet d'une au sein de l'Immortelle Compagnie par André Chamson.. Cette réception, semblable à la réception usuelle des académiciens (c'est-à-dire leur entrée à l'Académie française), comporte d'abord un premier discours de Chamson, remplaçant le discours de remerciement de d'Arbaud, puis un second discours qui sert de biographie et d'hommage au poète.. Cette . permet de rendre honneur à Joseph d'Arbaud et à ses œuvres..
Œuvres Lou Lausié d'Arle (« Le laurier d'Arles »), poèmes, 1906 (grand prix des Jeux Floraux septénaires du Félibrige). La Vesioun de l'Uba (« La Vision du Nord »), poème. Li Rampau d'Aram (« Les Rameaux d'airain »), poèmes. Jousè d'Arbaud "Nouvè Gardian" (« Le Noël du Garde-Bêtes »), Image de Léo Lelée, Soucieta d'Edicioun "Le Feu", Ais de Prouvènço, 1923. La Caraco (« La Caraque »), nouvelles, Le Feu, 1926. La Bèstio dóu Vacarés (« La Bête du Vaccarès »), nouvelle inspirée de la légende de la bête du Vaccarès, bois d'Emmanuel Poirier, Grasset & Fasquelle, 1926, 2007 . La Sóuvagino (« La Sauvagine »), contes, 1929. La Coumbo (« La Combe »), poème. La Sóuvagino (« La Sauvagine »), contes camarguais, 288 pages, A l'asard Bautezar !, 2021 .
Publiés à titre posthume Li Cant palustre (« Les Chants palustres »), poèmes, écrits en 1901, éd. Horizons De France, 1951. Espelisoun de l'Autounado (« Éclosion de l'Automne »), poème, Ed. du Baile-Verd (Max-Philippe Delavouët), 1950. L'Antifo (« L'Antifo »), conte, Imp. Mistral, Cavaillon, 1967. Obro Pouëtico (« Œuvres poétiques »), poèmes, Imp. Mistral, 1974. Jaquet lou Gaiard (« Jacquet le Robuste »), contes inédits publiés par Pierre Fabre, Maintenance de Provence du Félibrige, 2000. Lou Cor barra, A l'asard Bautezar !, 2025 Obro Pouëtico (« Œuvres poétiques »), contenant les inédits en vers du poète, L'Aucèu libre et Creddo, 2025.
Notes et références
Annexes Bibliographie . Marie-Thérèse Jouveau, Joseph d'Arbaud, imp. Bené, 1984. Bruno Durand, Joseph d'Arbaud 1874-1950 sa vie, son œuvre, 1974. . Rémi Soulié, Joseph d’Arbaud et le crépuscule des dieux, Paris, Société des Félibres, 2014. Emmanuel Desiles, « Les femmes dans L’Antifo de Joseph D’arbaud », ''L’Astrado : revisto bilengo de prouvenço, 2020 .
Liens externes
Le texte de La bèstio dóu Vaccarés au format PDF. Étude sur d'Arbaud par la Félibresse Marcelle Drutel au format PDF. Joseph d'Arbaud poète de Camargue par Charles Maurras (1926). Collège J. d'Arbaud de Vaison-la-Romaine.
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