Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du régiment d'infanterie.
À la mobilisation, chaque régiment d'active créé un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200.
Création et différentes dénominations
1914 : Régiment d'Infanterie, régiment de réserve du RI de Bar-le-Duc, où dominaient les « sangliers des Ardennes » et les Meusiens du Barrois. Mis sur pied en , formé à deux bataillons puis 3. , le Bataillon du Régiment d'Infanterie (Régiment dissous) est rattaché au 294RI qui est ainsi formé de trois Bataillons. Le Bataillon du devient le Bataillon du RI 1918 : Le , le régiment est dissous par ordre du GQG La moitié des cadres et de la troupe est utilisée pour la constitution du régiment de tirailleurs 1939 : Régiment d'Infanterie, régiment de réserve, formé à 3 bataillons, mis sur pied le dans le secteur de Commercy.
Chefs de corps 1914 : le régiment entre en campagne le sous les ordres du Lieutenant Colonel Duperrier. Le 3 sept, le Lieutenant Colonel Duperrier, malade, est évacué et le Chef de Bataillon Selva prend le commandement du régiment.
1915 : , Le Colonel Louis Joseph Bonne Commandant la Brigade (294- RI) est tué à son poste, au combat au nord de Souain, ainsi que le sous-lieutenant Henri Wilhelm. Le lieutenant Colonel Selva prend le commandement de la Brigade, le Chef de Bataillon Voinier celui du Régiment. 9 oct, Le Lieutenant-Colonel Selva malade est évacué et est remplacé dans le commandement du Régiment par le Lieutenant-Colonel Dayde.
1916 : le Lieutenant-Colonel Jean Louis Dayde, Saint Cyr (Annam 1885-1887), est tué à son poste de combat au nord de Souain le ainsi que 2 officiers de l’État Major du régiment. Le Lieutenant-Colonel Berthon prend le commandement du régiment le 27.
1939 : Lt-Col Bussienne
Historique des garnisons, combats et batailles du RI Première Guerre mondiale À la mobilisation, en 1914, les régiments français d'infanterie forment chacun un régiment de réserve dérivé dont le numéro est celui du régiment actif majoré de 200. De surcroît, le régiment de réserve est, au départ, commandé par le lieutenant-colonel, commandant en second du régiment actif, et la numérotation des compagnies du régiment de réserve prend la suite de celle du régiment d'active.
Affectations
Corps d'Armée Division de Réserve d' à Le , le RI cesse de faire partie de la DI et passe à la DI du Corps.
1914 Formé à deux bataillons, le Régiment quitte Bar-le-Duc et entre en campagne le sous les ordres du Lieutenant Colonel Duperrier. Il fait partie de la DI - Brigade.
Campagne 1914 : combat de Buzy, Senlis, Bataille de la Marne, combat sur l'Aisne, Bataille de l'Oise,
1915
Artois
Le régiment relève dans la nuit du ? des éléments du CA sur la ligne Hannescamps – Foncquevillers, Hébuterne devant Monchy-au-Bois, La Brayelle et Gondecourt (les deux bataillons sont en ligne). Organisation des positions en secteur défensif.
Le régiment est relevé au mois de février et reste trois semaines en seconde ligne puis s’installe à nouveau dans le secteur de Foncquevillers avec un bataillon en ligne, un en réserve.
En juin, sans être engagé, le régiment est pivot dès l’attaque que le ??? déclenche sur le moulin de Tout Vents.
Offensive de Champagne Seconde bataille de Champagne () Le , dans le cadre de la grande offensive de Champagne, le Corps d'Armée Colonial, aile droite de la Armée commandée par le Général de Langle de Carry, avait la redoutable mission, en partant de part et d'autre du village de Souain, de faire tomber la première position allemande sur un front de et sur une profondeur de plus de . Le Corps Colonial devait ensuite percer la deuxième position ennemie au nord de Navarin, afin de permettre aux unités du Corps d'Armée ( DI, DI, DI) d'exploiter en direction de Sommepy -Vouziers.
Le , le régiment gagne au jour ses emplacements de combat, le DI en seconde vague derrière le CA a pour mission d’exploiter le succès et de dépasser le CA lorsque celui-ci aura atteint la cote 150. Le régiment est en première ligne et suit la progression qui rencontre des difficultés à L’Epine de Vedegrange.
- Message CA à DI - DI - DI ( - 354 - 355 - 350 - RI - 65 - BCP). Le 26/09/1915 - 3 heures du matin « … La mission du Corps est de continuer l'offensive en direction générale de Sommepy. DI, à l'ouest de la route de Somme-Py.
Le 26, avant le jour, le RI reçoit l’ordre d’aller prendre position au nord de Souain en soutien du CA. Après avoir gagné ses emplacements par la voie romaine et la ferme des Wacques, le régiment s’installe en position d’attente vers les bois Guillaume et du Sultan sous de violents tirs d’artillerie ennemie. Le colonel Bonne, commandant la brigade est tué à son poste, le lieutenant colonel Selva prend le commandement de la brigade, le chef de bataillon Voinier celui du Régiment. Le 27, le régiment passe en première ligne et attaque la tranchée des Vandales, à l’ouest de la Ferme Navarin, relevant des éléments du RI et Corps colonial. Sous des tirs d’artillerie de plus en plus violents, les attaques continuent les 28 et 29, mais se heurtent à des réseaux épais de fils de fer intacts.
Le 30 au soir, le régiment passe en réserve jusqu’au , date à laquelle il prend position à l’Est de la route Souain - Sommepy et commence des préparatifs d’attaque.
Une puissante offensive prévue pour le , doit essayer d'enlever la totalité de la ligne allemande, c'est-à-dire la ligne de hauteurs Est-Ouest jalonnée par les buttes de Tahure et de Souain, la ferme Navarin, et qui s'étend à l'Ouest jusqu'à la vallée de la Suippe. Mais cette fois l'ennemi n'est pas surpris, partout il a renforcé son front, établi de nouvelles lignes, des tranchées aux noms évocateurs : tranchées des Tentonnes, des Gretchen, des Vandales, des Satyres, de la Kultur (ces noms, portés sur les plans directeurs, ont été donnés non par les Allemands, mais par nos états-majors), et reçu des renforts et massé de l'artillerie
Le , les unités de la DI attaquent en vain. Les compagnies buttent sur un enchevêtrement de fils de fer barbelés La compagnie du tente un coup de main sur les organisations du bois P18 ; mais est arrêtée sous les réseaux ennemis profonds et intacts. Le régiment attaque à la baïonnette le même point, à 3 heures de l’après-midi le 8 et s’empare des trois premières tranchées ennemies (tranchée des satyres), tandis qu’un tir de barrage empêche le débouché du RI placé en réserve. L’ennemi contre-attaque sans aucun succès mais les mitrailleuses ennemies prennent les tranchées conquises de flanc et, sous leur protection des détachements progressent, menaçant de couper nos communications. Des combats corps à corps s’engagent et devant l’arrivée de renforts ennemis les unités d’attaque regagnent leurs parallèles de départ avec des pertes énormes : 800 hommes du (Les carnets de l'aspirant Laby, op cité). Le bataillon a perdu tous ses officiers au cours de l’opération et le bataillon n’en compte plus que quatre. Malgré ses efforts l’ennemi ne peut nous déloger de nos parallèles ; le régiment est relevé le 9 et après être resté quelques jours en réserve à Bussy-le-Château va s’installer au repos à Sarry pour y être reconstitué.
En 2007, un soldat français du 294 RI, Étienne Fiacre MORIN né le à Guimaëc (Finistère), disparu le , a été retrouvé dans ce secteur lors de travaux dans le camp militaire de Suippes, il a été relevé règlementairement par les autorités militaires. Les recherches de familles n'ont malheureusement pas abouti, les objets de ce soldat sont visibles au petit musée dans la mairie de Souain
Le , le RI va occuper les tranchées de première ligne du secteur au nord de Souain à l’est de la ferme de Navarin (Hering).
1916 Le Régiment tient le secteur de Souain - ferme de Navarin pendant l’hiver 1915-1916. Secteur très agité où le service est rendu très pénible du fait du mauvais temps, du terrain profond et des nombreux travaux à exécuter. Au cours de cette période le Régiment organise le secteur. Aucun engagement d’Infanterie à signaler jusqu’en février, par contre, de nombreuses démonstrations d’artillerie pour détruire de part et d’autre les organisations de première ligne. Le , l’ennemi ayant réussi à prendre pied dans une tranchée avancée à gauche du RI (Saillant du Bonnet-d’Evêque) un bataillon du Régiment prend part à la reprise de cette position. Le 28, les Allemands s’emparent à droite du de la ferme de navarin située dans le secteur voisin.
Bataille de Verdun
Le , le Régiment relève le 108 RI en première ligne au Nord du Ravin de la Dame sa droite appuyée à la ferme de Thiaumont. C’est l’époque où l’ennemi lance des attaques inconscientes pour s’emparer du fort de Vaux.Afin d’opérer une diversion notre commandement prépare une contre-offensive sur Douaumont. Du 16 au 21, des actions de détails sont menées par la Division pour s’emparer des lignes de départ favorables à l’action principale. À gauche, la Brigade s’empare des carrières d’Haudromont. Au cours de cette période la lutte d’artillerie est formidable et pour permettre aux hommes de s’abriter il n’existe ni abris, ni tranchées, ni boyaux, ces derniers étant aussitôt détruits qu’ébauchés. L’attaque principale est donnée le 22 au matin ; le C.A. en liaison avec le RI parvient à enlever le fort et réussit à s’y maintenir pendant 20 heures. Le Régiment s’empare de la première ligne ennemie que les contre-attaques répétées du Régiment de la Garde Prussienne ne parviennent pas à nous enlever. Cette position située à la crête battue de flanc par l’artillerie et les mitrailleuses, elle doit être évacuée à la nuit. Les 23-24 et 25, les Allemands passent à l’offensive malgré la progression de nos hommes dans le secteur à gauche du régiment, nos hommes merveilleux de courage résistent à quatre attaques menées par des forces importants et font subir à l’assaillant des pertes énormes. L’emplacement de la ferme de Thiaumont où l’ennemi a réussi à s’infiltrer est repris par une contre-attaque immédiate du Bataillon.
Bataille de la Somme
Après avoir été transporté en chemin de fer dans la région d’Amiens (débarquement à Boves), le , le RI relève en première ligne devant Morval le RI et des éléments de l’Armée Anglaise. Entre le et le , de nombreux combats sont livrés pour rectifier nos lignes en vue d’une action importante. Le le Régiment (formant la gauche de la DI) en liaison avec le C.A. attaque en liaison avec l’Armée Anglaise à gauche, avec le à droite et progresse jusqu’aux lisières de Sailly-Saillisel s’emparant de la première ligne ennemie faisant des prisonniers et capturant un matériel d’artillerie important. Le combat continue les 8 et pour appuyer la droite de l’Armée Anglaise, laquelle soumise au feu de nombreuses mitrailleuses ennemies a éprouvé beaucoup de difficultés à progresser. Le 25, le occupe le secteur de Cléry qu’il ne quitte que le . Secteur très agité où les actions d’artillerie se succèdent sans relâche et que le mauvais temps et les travaux à effectuer rendent très pénibles
1917 Offensive de l'Aisne
Le Régiment reste en réserve à Dhuizel les 16 et , puis est mis le 18 à la disposition de la 127 DI dont il relève les éléments de gauche en première ligne 355 RI. Le 20, le Bataillon s’empare des villages d’Aizy et de Jouy, puis des pentes Sud du Mont Sans Pain et du Mont des Roches. Ce succès nous rend maître d’un matériel très important comprenant notamment 6 canons et une très grande quantité de munitions d’artillerie.
Jusqu’au , le Régiment s’organise sur le terrain conquis à portée d’assaut de la ligne Mindenburg. Le régiment, aile gauche de la Division, d’un élan magnifique, atteint tous ses objectifs et s’empare de toute la première position ennemie : tranchée de la Miche, le Panthéon, les Bovettes et la carrière des Bovettes, faisant 400 prisonniers et s’emparant d’un nombreux matériel dont 5 mitrailleuses.