Vincent de Paul Nyonda est un écrivain et homme politique gabonais, né le à Mandji dans la Ngounié et décédé le . Il est considéré comme le fondateur du théatre gabonais.
Biographie
Vincent de Paul Nyonda est né le ou en à Mandji dans la Ngounié, alors une colonie française...
Il fait ses études à l'école française tardivement à l'âge de 15 ans. Ses parents priorisent la pratique des langues et des traditions ancestrales comme le bwiti. En 1933, il commence son instruction religieuse comme catéchumène, à Saint-Martinet, à l'école Mont-Fort, puis au Frère Macaire. En 1941, il poursuit ses études secondaires au petit séminaire Saint-Jean avant de terminer au grand séminaire de Brazzaville en 1946.
Carrière professionnelle En 1951, il occupe la fonction d'enseignant à l'école Saint Martin des Apindzi.
Vie politique
Vincent de Paul Nyonda commence une carrière politique en tant qu'indépendant en dans la province de la Ngounié. Il est élu député de la Ngounié lors des élections territoriales de 1957. Il se ralie au Bloc démocratique gabonais, ancien nom du Parti démocratique gabonais. En 1958, il refuse de rejoindre le nouveau parti politique lancé par Jean-Jacques Boucavel et Réné Sousatte appelé Parti de l'unité nationale gabonaise (Punga). Son refus est motivé par la dimension ethnique du nouveau parti.
Il est dans l'équipe gouvernementale du président Léon Mba, en qualité de ministre des Travaux publics de 1957 à 1962.
Nyonda est député de la première législature du Gabon indépendant entre 1960 et 1961.. Il est élu député de la Ngounié lors des élections législatives de 1961, les premières après l'indépendance. Son dernier portefeuille est celui des Affaires culturelles, de la Jeunesse, du Sport et de l'Organisation nationale, avec un titre de ministre d'État en 1966.
Il est réélu lors des élections législatives de 1964..
Œuvre littéraire
Vincent de Paul Nyonda écrit des pièces de théâtre depuis 1950 mais ce n'est pas son unique activité. Avec son exil intérieur, à partir de 1964, il se concentre sur l'écriture de pièces de théâtre. Dans son œuvre, il cherche à faire entendre la voix du peuple du Gabon. Il est considéré comme le fondateur du théatre gabonais.
En 1966, Nyonda est primé pour La mort de Guykafi, une de ses œuvres les plus célèbres, au Festival mondial des arts nègres qui se tient à Dakar.
Ses œuvres s'inscrivent dans la tradition gabonaise avec ses contes, fables et épopées. Il s'appuie sur l'oralité du théâtre pour mieux faire passer ses idées. Nyonda rajoute une dimension politique à son œuvre, dénonçant le pouvoir politique ainsi que la lâcheté des dirigeants.
Il est l'auteur d'une trentaine de pièces de théâtre, dont seule une petite partie a été éditée. Parmi celles-ci, figurent : Autobiographie d'un Gabonais, du village au ministre, 1994, l'Harmattan La mort de Guykafi, suivi de Deux albinos à la Mpassa et du Soûlard, 1981, l'Harmattan Bonjour Bessieux (1974) Émergence d'une société (1974) Le Roi Mouanga (1990) L'épopée Moulombi (1988) Petit Malin (1950) Mauvais Soldat (1954) Qui est sous le Pagne (1958) le Procès de l'Homme (1990)
Nyonda meurt le .
Reconnaissance Un établissement d'enseignement secondaire, le lycée Vincent-de-Paul-Nyonda, aussi connu sous les noms d'Epi de Nzeng-Ayong et d'Epi de la Fopi, porte son nom. Une fondation est également créée en son honneur afin de promouvoir la littérature..
Notes et références
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