Liberté-Oléron est un film français réalisé par Bruno Podalydès, sorti le . C'est le deuxième long métrage des frères Podalydès.
Le film raconte l'histoire de Jacques (Denis Podalydès), sa femme Albertine (Guilaine Londez) et leurs quatre garçons qui viennent passer leurs vacances dans leur petite maison de l'île d'Oléron. Et comme chaque été, après avoir épuisé toutes les joies des jeux de plage, Jacques ne tarde pas à trouver le temps long. Son remède à l'ennui : l'appel du large. Rattrapé par un rêve de jeunesse, il s'est en effet mis en tête d'acheter un bâteau, lui qui n'a jamais navigué sur autre chose qu'un bateau gonflable. Visitant un constructeur local dont les tarifs de vente ne le refroidissent qu'un temps. Quand il se décide enfin, l'objet de sa convoitise est en rupture de stock et il doit se contenter d'acquérir d'un dériveur d'occasion. Après tout, qu'importe la coque de noix, pourvu qu'on ait l'ivresse.
Synopsis
C'est le début des vacances d'été, Jacques Monot, sa femme Albertine, Benoît l'aîné, Anatole féru de l'œuvre Cyrano de Bergerac, Frédéric pratiquant la voile et Nono le petit dernier arrivent en voiture dans l'île d'Oléron. À la plage, Jacques ne cesse de gonfler des petites bouées pour les plus jeunes enfants, la famille profite ensuite de plusieurs jeux de plages.
Plus tard, Nono le plus jeune joue sur la plage avec un sous-marin jaune télécommandé en compagnie de son papa. Lorsqu'ils le font plonger, il ne remonte pas à la surface et malgré les recherches de Jacques, de Benoît et d'Anatole, le sous-marin semble perdu. Jacques évoque à Nono le fait que le sous-marin est sans doute parti loin, dans l'océan vers l'île d'Aix, l'endroit où il souhaite aller. Pendant ce temps, Frédéric le troisième enfant est envoyé dans un club de voile, appelée "l'école des Mouettes", un endroit qu'il ne semble guère apprécier. Le temps passe et Jacques s'ennuie assis dans son bateau pneumatique ; il se rend en famille chez un marchand local de bateaux. Ils font la connaissance du patron du chantier « Chevreteau ».
Après avoir vu la présentation d'une série appelés les Windjet ainsi que leurs prix élevés, la famille revient dans sa villa. Jacques fait les comptes en regard des tarifs, Albertine réfléchit elle, à un arbre à planter dans le jardin, tandis que Benoît, l'aîné, observe par sa fenêtre avec des jumelles, l'entrée d'une boîte de nuit au loin. Quelques jours plus tard, la routine reprend son cours, la famille va toujours à la plage et Jacques part toujours se balader sur le bord de la plage avec son bateau gonflable. Dans la journée, Benoît et Anatole voient une jeune fille portée par quatre garçons, prénommée Caroline, être jetée à l'eau de force. Bien que poussé par son frère, Benoît n’ose pas aller prendre sa défendre, il la suit des yeux, en tombant immédiatement amoureux sans oser aller lui parler.
Alors que Jacques profite de la marée haute pour se joindre à un groupe de pêcheurs, il se décide finalement à acheter un voilier Windjet. Il retourne donc avec ses deux aînés au chantier « Chevreteau » dont le vendeur leur apprend que malheureusement, que tous les modèles exposés sont en rupture de stock. Mais il reste néanmoins un bateau d'occasion appelé Zigomar qui peut faire l'affaire.
Finalement, Jacques décide d'acquérir ce Zigomar et avec l'aide de Sergio, employé de chez « Chevreteau », ils effectuent le transport et la mise à l'eau dans la cale du port moyennant la somme de , réclamée par le patron. Une fois le "Zigomar" à l'eau, Jacques tout heureux de posséder enfin son propre bateau, s'en va effectuer divers achats d'équipements, gilets de sauvetage, bouées, casquette de capitaine, corne de brume ainsi qu'une boussole et un journal de bord. Ces achats sont chers et Jacques réalise déjà le coût d'un bateau avant d'avoir vraiment navigué. Dans la soirée, la famille dîne dans une crêperie et discute du nom à donner au bateau. Une fois sorti, Jacques trouve enfin le nom : Liberté-Oléron. De son côté, Benoît entre dans la boîte de nuit afin d'y retrouver Caroline, assise dans un coin seule et pensive. Benoît n'ose toujours pas l'aborder et lui parler, mais se contente de danser au milieu des jeunes. Avant d'aller se coucher, Jacques écrit les premières phrases dans son journal de bord, évoquant le nom de son bateau, ainsi que ses projets de navigation, comme partir un jour traverser pour accoster à l'île d'Aix.
Le lendemain, Albertine reçoit la visite de « Gaboriau », un paysagiste-jardinier, afin de discuter de la mise en place d'un coin du jardin à aménager de la villa. Pendant ce temps, Jacques et les deux aînés partent durant la marée basse pour installer l'ancre du bateau. Plus tard à marée montante, ils partent donc faire leur première balade en allant pêcher au large. Albertine est à la plage avec Florence une amie, ainsi que Nono. Durant la pêche à bord de son bateau, Jacques attrape un tout petit poisson minuscule. Au moment de rentrer, le moteur du bateau ne démarre plus. Jacques revient à la rame en essayant la godille. Les trois hommes reviennent dans l'atelier du vendeur de bateau en portant le moteur à bout de bras. Après le diagnostic de Sergio, la panne semble venir soit de l'arrivée du carburant ou des "pétons", chose que Jacques ne connaît pas. Dans la soirée, Jacques continue à écrire son journal de bord, racontant la pêche de la journée, et son avis sur le comportement des garçons dans son bateau. Lors du dîner, une légère dispute éclate entre Jacques et Albertine à propos de l'aménagement du jardin et du bateau.
Les jours passent. Jacques tente tant bien que mal avec Benoît et Anatole, de se familiariser à la navigation et au bateau. Albertine se lie d'amitié avec « Gaboriau ». L'homme est même invité à déjeuner avec eux, afin de discuter du projet du jardin, il leur parle également de son bateau appelé Le Lotus et les invitent à faire un tour avec celui-ci. À cette occasion, la famille découvre à bord que « Gaboriau » aime se mettre complètement nu. Albertine est choquée. Le même soir, la famille Monot, « Gaboriau », la famille Lorcy ainsi que le patron de chez « Chevreteau » et sa compagne dînent sur la plage. Durant la soirée, Caroline se retrouve jetée à l'eau une nouvelle fois par les mêmes garçons, il s'ensuit une légère bagarre entre eux et « Gaboriau » prend sa défense. Caroline rejoint le groupe pour se sécher et se réchauffer près d'un feu de bois allumé sur le sable. Le groupe apprend que « Gaboriau » s'est occupé d'elle étant enfant et que Francine la mère de Caroline, a eu une relation amoureuse avec lui. Pour Benoit, l'appel de son père sur son téléphone lui rappelle de venir se coucher rapidement, car ils doivent partir tôt le lendemain pour faire la traversée jusqu'à l'île d'Aix.
Après un réveil difficile, la famille part en bateau avec Caroline et commence la longue traversée vers l'île d'Aix. Malgré quelques problèmes de cap dû à un capitaine très amateur, ils arrivent à destination, en accostant à La jetée du port de l'Île d'Aix, montent par l'échelle, et contrôlent les amarres. Ils partent vers le village et, après une longue marche, s'installent dans une prairie pour pique-niquer. Plus tard, Anatole, Frédéric et Nono s'amusent ensemble en rejouant l'œuvre de Cyrano de Bergerac, Benoît et Caroline font connaissance assis sur les rochers au dessus de l'eau, Jacques et Albertine profitent ensemble du soleil allongés dans l'herbe . Les heures passent et la famille revient à la jetée. Ils sont surpris de trouver leur bateau pendu contre la paroi du quai, au bout de ses 2 amarres, pour ne pas avoir prévu que la marée descendait lors de leur arrivée. Après cet incident, ils arrivent à faire redescendre le bateau qui flotte maintenant en ayant donné du mou aux amarres. Tous embarqués dans le bateau, Albertine tombe à l'eau et il s'ensuit une scène de panique, jusqu'à ce que Jacques la récupère en lui tendant une grosse épuisette. Ils reprennent enfin la mer et les ennuis semblent recommencer : Anatole fait boire par erreur un produit capillaire à sa mère qui avait soif, Nono est déçu de ne pas avoir retrouvé son sous-marin perdu et Jacques multiplie les erreurs de langage en gouvernant son bateau, voulant parler comme un marin.
Le vent se lève, les incidents s'enchaînent à bord pour pousser Jacques à bout de nerf. La bôme frappe violemment la tête d'Albertine en raison d'un empannage incontrôlé. Le bateau gîte de tous bords, Benoît et Anatole n'aident guère leur père qui s'aperçoit que la dérive du bateau a disparu. Sous la colère, Jacques affale la grande voile et de colère donne ses quatre vérités à toute la famille, puis, lorsqu’il veut démarrer le moteur, celui-ci ne répond pas. Jacques énervé craque et après avoir tenté de taper Benoît, qui lui aussi a vidé son sac, il frappe par erreur Albertine au front avec une manivelle de winch restée dans un sac de toile. Elle se retrouve sonnée, Jacques choqué tente tant bien que mal de la rassurer. À la suite de cet incident, Frédéric et toute la famille se jette à l'eau, Caroline déclenche une fusée de détresse. Fort heureusement, Gaboriau vient à leur secours en arrivant à proximité avec son bateau.
Quelques jours plus tard, la famille étant rentrée à Oléron, Albertine déjeune avec Frédéric chez Francine, en lui racontant leur périple, et dissimulant ce qui s'est vraiment passé, afin de rendre ce voyage plus positif. Benoît revoit Caroline le coeur battant et, après une petite discussion, lui propose une chambre dans leur maison, pour y séjourner amicalement l'été prochain. Jacques de son côté est à la plage avec Nono et Anatole. Déprimé, il regarde l'océan assis dans son pneumatique qui se dégonfle lentement. Anatole, ayant pitié de lui, le rejoint.
La famille assise écoute Jacques, lire les dernières lignes de son journal de bord : "Frédéric s'étant jeté à l'eau, ses parents l'ont retiré de « l'école des Mouettes », le bateau a été revendu à un bon prix, mais sans le moteur, resté invendu". Nono raconte sa petite histoire, et voit heureux son sous-marin remonter à la surface de l'eau.
Fiche technique Source IMDbLiberté-Oléron sur IMDb.
Titre : Liberté-Oléron Réalisation : Bruno Podalydès Scénario : Bruno Podalydès et Denis Podalydès Décors : Eric Barboza Costumes : Dorothée Guiraud Photographie : Yórgos Arvanítis Montage : Sabine MamouHervé de Luze Musique : René-Marc Bini Production : Pascal Caucheteux Société de production : Why Not Productions Pays de production : Langue : français Genre : comédie Durée : 107 minutes Date de sortie : Affiche de film : Floc'h
Distribution Source IMDb
Denis Podalydès : Jacques Monot Guilaine Londez : Albertine Monot Patrick Pineau : Gaboriau Arnaud Jalbert : Benoît Monot Ange Ruze : Anatole Monot Lou-Nil Font : Frédéric Monot Jean Podalydès : Nono Monot Éric Elmosnino : Sergio Marie Diot : Caroline Lorcy Bruno Podalydès : Chévreteau, le marchand de bateaux. Marie-Armelle Deguy : Florence Lorcy Philippe Uchan : Éponge Jean-Noël Brouté : le moniteur-serveur
Notes et références
Liens externes
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