Mayrinhac-le-Francal est une ancienne commune devenue un hameau de Rocamadour dans le département du Lot en région Occitanie.

Toponymie Les mentions anciennes de la localité sont : Madriniacum 930, de Matriniaco 971, de Mariniaco 1147, prior de Mayrinhaco v.1337, variantes Meyrignac le FrancoalBRIAND de VERZÉ, Dictionnaire complet, géographique, statistique et commercial de la France (1831, p.502., ou Mayrinhac-le-Francoual, Mayrinhac le Francal v. 1757IGN, plan de Cassini vers 1757., Mérignac 1797, Mayrignac-le-Francal v. 1850IGN, carte-d'Etat-Major 1820-1866..

L'étymologie propose que Mayrinhac se soit formée à l'époque gallo-romaine et est un mot composé du NP Matrinius "de la Mère" + suff. -acum « domaine de », d'où la signification « le Domaine de la Mère », en rapport avec un culte ancien à la divinité maternelle qui est l'objet de pèlerinages célèbres dans la région comme l'attestait un lieu-dit La Montjoye au CONSTANT-LE STUM (C.) BAUX (É.) De la voie romaine à l'autoroute deux millénaires (1999), p. 18. qui servait à orienter les pèlerins sur leur cheminement.

Histoire Des traces d'occupation gallo-romaine auraient été découvertes au sud du hameau, notamment des tuiles (tegulae), ainsi qu'une pièce d'or (aureus) et une de bronze. Inscrite à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du , l'église Saint-Martin de Mayrinhac a dû succéder à un oratoire érigé à l'époque mérovingienne, comme l'atteste l'ancienneté de la titulature à saint Martin. L'abbaye de Tulle possédait l'église de Mayrinhac en vertu du testament du vicomte Adémar des Echelles, rédigé vers 930 et y établit un prieuré. Le prieuré de Mayrinhac devint paroisse vers le . Guibert de Malemort, prior de Mayrinhaco, fut un des trois vicaires que le chapitre de Tulle institua en 1337 pour administrer l'évêché après la mort de l'évêque ArnaudLONGNON (Aug.) Pouillé du diocèse de Cahors (1874), p. 82.. Le village dépendait de la sénéchaussée de Martel, de l'élection de Figeac et de la subdélégation de GourdonArchives départementales du Lot. en ligne. En 1461, le hameau se trouvait dépeuplé, comme beaucoup de villages du Quercy, à la suite des troubles de la Guerre de Cent Ans. Pierre de Cardaillac, religieux du chapitre de Tulle, confia alors les terres du village à de nouveaux tenanciers originaires de communes voisines en échange d'un cens. 1801, la municipalité de Mayrinhac est réunie à Rocamadour en 1801.

Culture locale et patrimoine Comme pour beaucoup d'autres villages de la région, on peut trouver des dolmens à proximité de Mayrinhac-le-Francal, dont le dolmen du Pech Bourrel 2 (ou du Pech de Bourel 2) près d'une route en direction du hameau des Alix. L'église Saint-Martin est de style roman, le mur nord de l’édifice qui borde le cimetière a gardé un enfeu du qui abrita jadis une tombe seigneuriale. L'édifice actuel se compose d'une nef et d'un chevet plat cantonnés de contreforts pilastres semi-cylindriques. Les parties hautes portent encore la trace d'aménagements défensifs.

Références

* Catégorie:Commune dans le Lot Catégorie:Commune touristique en France Catégorie:Lieu de pèlerinage catholique Catégorie:Lieu lié à la légende de Roland