thumb|Dans une guerre totale : ville ouverte… ou ville ravagée. Panneau annonçant la proximité des lignes ennemies après la prise de la ville de Cologne par les Alliés en 1945.

En situation de guerre, une ville ouverte est une ville déclarée par les autorités qui la contrôlent devoir être livrée sans combat en cas d'attaque ennemie, afin de lui épargner des dévastations considérées comme inutiles. L'ennemi peut alors prendre en compte cette déclaration et procéder à une occupation sans destructions (mais il est arrivé qu'il y ait tout de même des destructions).

La question se pose notamment lorsque la ville présente un intérêt historique ou culturel, ou compte tenu du nombre de civils présents parmi la population. C'est pourquoi il s'agit souvent de capitales. Mais la ville ne doit pas non plus présenter d'intérêt stratégique dans le conflit en cours ; .

En général, les réfugiés au courant du havre représenté par une ville réputée épargnée par les bombes, affluent dans une ville ouverte.

Quelques exemples de villes ouvertes (Seconde Guerre mondiale) Parmi les villes déclarées ouvertes durant la Seconde Guerre mondiale ont figuré : Lyon en 1940. ; Oslo en 1940 ; Bruxelles en 1940 ; Paris en est brièvement ville ouverte au moment de la débâcle de 1940 pour lui éviter le sort de Rotterdam. Le gouvernement Reynaud se repliant à Bordeaux, laisse la capitale aux autorités civiles de la défense passive, sans envisager d'établir une ligne de défense avant Paris, comme en 1914 (le plan rouge allemand est à ce moment bien avancé) ; Belgrade en ; Penang en , après la retraite britannique à Singapour ; Rome le , à la suite de l'armistice de Cassibile entre le nouveau gouvernement italien (maréchal Badoglio) et les Alliés (les Italiens prévoyaient que les Allemands allaient probablement occuper Rome, ce qui a effectivement eu lieu) ; Chieti (dans les Abruzzes) ; Athènes, déclarée ville ouverte par les autorités allemandes le Chronologie de la Seconde Guerre mondiale, 1944. ; Vienne le .

Le statut de ville ouverte lui assure une sauvegarde :

Les aspects géostratégiques sont parfois le seul facteur pris en considération : Manille, abandonnée en 1942 par l'armée américaine coupée de ses arrières, est déclarée ville ouverte. Y maintenir une garnison n'avait pas de sens après le désastre de Pearl Harbor (), compte tenu de l'avancée des armées du Japon dans les premiers mois de guerre.

Un statut de protection imparfait

thumb|La Luftwaffe procède au bombardement de Rotterdam le 14 mai 1940 malgré la reddition de la ville par les autorités belges.

Le statut conféré à la ville ouverte n'est pas inviolable, dans la mesure où bien des villes déclarées ouvertes ont cependant été l'objet de bombardements. à une époque où l'armée italienne était toujours en guerre aux côtés des Allemands.

On peut considérer qu'hormis ce fait la ville fut épargnée par les combats, qui se sont déroulés de manière décisive dans la région dans les ruines du monastère de Monte Cassino. Remontant la botte italique, les Alliés ont aussi négocié avec l'armée allemande et les autorités locales afin d'épargner la ville de Florence ; .

De même, , ils la bombardèrent en dans le cadre de la campagne des Balkans.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Droit des conflits armés Rome, ville ouverte, film de Roberto Rossellini (1945) Montréal ville ouverte, émission de télévision québécoise, diffusée en 1992 à Radio-Canada.

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