Le château de Larringes est une ancienne maison forte, du , reconstruite au , qui se dresse dans le pays de Gavot sur la commune de Larringes dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Situation Le château de Larringes est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune de Larringes, au nord du bourg, sur un mamelon. Sa vue incomparable, des Alpes bernoises au Fort l'Écluse, des Monts du Jura au Mont-Blanc sur un rayon de plus de en faisait un véritable point stratégique.
Historique Le château est construit au sur un site très ancien. Des vestiges romains ainsi que des tombes du y ont été découvertes.
Rodolphe de Larringes restaure l'antique forteresse au milieu du . Entre 1284 et 1289. est cité Jacquet de Larringes.
Au début du , il est entre les mains des comtes de Savoie qui le cèdent en 1334. à Guillaume de Chatillon. Ce dernier, vassal du comte de Savoie, reconstruit le château en 1341.
Un descendant de cette famille, Jean de Châtillon le cède à Jeannette de Neuvecelle, qui l'apporte en dot à Jean Tornier de Vevey. Il le vendra en 1439 à la famille d'Allinges. Il restera la propriété des marquis d'Allinges-Coudrée jusqu'en 1843 au décès de Joseph-Prosper d'Allinges-Coudrée.
En 1536 la maison forte est ruinée par les Bernois.
À la suite du traité de Lausanne de 1564, par lequel Berne restitue à la Savoie le Chablais occidental, Emmanuel-Philibert de Savoie érige au profit d'Antoine d'Allinges, Larringes en baronnie.
Héritier des marquis d'Allinges-Coudrée, le comte Alfieri di Sostegno, le comte Guillaume Moffa di Lisio et le comte Louis Giriodi di Monastero le vendent en 1859, à Paul Lavanchy, cultivateur, qui le lègue plus tard à ses neveux. En 1908, un hôtel-restaurant est ouvert. Cette même année, les chimistes Deroux et Nicolas analysent l'eau de la source toute proche de l'édifice. On envisage alors de faire approuver cette eau par l'Académie de Médecine à Paris pour faire autoriser son exploitation. Dans son livre sur le château, le vice-président de l'Académie chablaisienne, Louis-Étienne Piccard, écrivait : . Cette idée ambitieuse n'aura pas de suite.
Un riche Lyonnais achète le château aux enchères en 1913 et envisage un temps de le démolir pour le transformer de fond en comble. Le projet n'aboutit pas.
Le château est ensuite acquis par le Marquis Antoine de Pasquier de Franclieu (1897-1987) en 1942. Le château est finalement vendu à la famille De Stoutz qui le rénove car le conflit a fait des ravages. Auparavant, en 1884, il avait subi d'importantes transformations.
Description
Le château se présente sous la forme d'une enceinte quadrangulaire à l'origine fossoyé de de côté sur laquelle s'appuient trois logis autour d'une cour. On y accède du côté sud-est par une porte défendue par une bretèche que domine une grosse tour carrée de de côté faisant office de donjon. À l'intérieur de celui-ci, les appartements arborent des plafonds sculptés. Un châtelet qu'encadraient deux tours en protégeait l'accès.
Le château a été fortement remanié en 1884 et les fossés comblés à cette époque.
Aujourd'hui, propriété privée, le château ne se visite pas.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes
Larringes Catégorie:Chablais