Jean Alesi, né le à Montfavet sur la commune d'Avignon. (Vaucluse), est un pilote automobile français. Il a notamment participé, durant treize saisons et 201 Grands Prix, de 1989 à 2001, au championnat du monde de Formule 1, remportant une victoire sur Ferrari et terminant trente-deux fois sur le podium.

Biographie Débuts À 14 ans, Jean Alesi annonce à son père, carrossier qu'il souhaite faire une carrière de pilote automobile. Ce dernier considérant que ce n'est pas un vrai métier lui demande de venir au garage familial, avec son frère et sa sœur et une nièce. Il s'inscrit alors au lycée technique où il obtient un CAP carrosserie.

Passionné au début de sa carrière par le rallye plus que par la course en circuit (il est même moniteur de pilotage sur glace), il accède à la monoplace par la promotion en Renault 5, puis conquiert le titre de champion de France de Formule 3 en 1987.

Il monte l'année suivante en championnat international de Formule 3000. Sa première saison, en 1988 avec l'écurie Oreca, s'avère difficile et il n'est que dixième à la fin de l'année.

Il s'engage avec l'écurie Jordan en 1989 et bat sur le fil son rival Érik ComasERIK COMAS, DIAGNOSTIC D'UN MALADE DE F1, www.humanite.fr, 18 mai 1992. dans la course au titre mondial avec trois victoires, dont une au Grand Prix de PauRétro : Grand prix de Pau 1989, le déclic de Jean Alesi, www.leblogauto.com, 18 mai 2019.. Les deux pilotes finissent à égalité de points mais Alesi est titré car il compte un succès de plus que Comas.

Carrière en Formule 1

1989-1990 : débuts remarqués chez Tyrrell Il débute en Formule 1 en 1989 sur le circuit Paul-Ricard, pour la manche française en remplacement du pilote italien Michele Alboreto, parti en raison d'une incompatibilité de sponsors au sein de l'écurie Tyrrell Racing30 ans déjà : débuts tonitruants d’Alesi au Castellet !, www.leblogauto.com, 11 juin 2019.. Alesi marque les esprits en terminant quatrième de ce tout premier Grand Prix, dont il a même brièvement occupé la deuxième place à la faveur des changements de pneus.

1990 est sa première année complète en Formule 1, toujours chez Tyrrell Racing, une équipe loin de son lustre d'antan. Lors de sa première course, aux États-Unis, profitant de l'excellent comportement de ses pneus Pirelli sur le tracé urbain de Phœnix, Alesi mène les trente-quatre premiers tours devant Ayrton Senna, qu'il dépasse même quelques hectomètres seulement après une première attaque du Brésilien ; Alesi termine finalement deuxièmeC'était un 11 mars : Alesi tient tête à Senna, www.motorsport.com, 11 mars 2019.Il y a 30 ans : Alesi se révèle lors d'un duel avec Senna à Phoenix, www.autohebdo.fr, 11 mars 2020.Rétro F1 1990-Phoenix : Alesi-Senna, le duel épique, www.leblogauto.com, 29 février 2020.. Il obtient une autre deuxième place, à Monaco, se plaçant ainsi comme grand espoir de la disciplineALESI SOUS PRESSION, www.humanite.fr, 30 juillet 1990.LA RAGE DE CONVAINCRE, www.humanite.fr, 25 septembre 1990..

Courtisé par les plus grosses écuries, Alesi signe, début 1990, un pré-contrat avec Williams-Renault pour 1991 mais, voyant que l'écurie britannique, en pourparlers avec Ayrton Senna, tarde à lui proposer un contrat définitif, s'engage chez FerrariLE FRANCAIS Jean Alesi sera le second pilote de l'écurie Ferrari aux côtés de son compatriote Alain Prost, www.humanite.fr, 19 septembre 1990.F1 - Pourquoi Alesi n'a pas signé chez Williams, www.sportauto.fr, 20 mai 2019..

En 1989, Jean Alesi conduit à Laguna Seca une Ferrari F40 LM engagée par Ferrari France dans le championnat IMSA Nord Américain...

1991-1995 : Ferrari L'arrivée d'Alesi coïncide avec le début d'une période de crise pour la Scuderia. Malgré des résultats décevants, il échappe néanmoins aux multiples révolutions de palais agitant l'équipe italienne en 1991 (limogeages successifs du directeur sportif Cesare Fiorio, du pilote 1 Alain Prost et du président Piero Fusaro) en grande partie grâce à sa popularité auprès des tifosi.

thumb|Jean Alesi au Grand Prix du Canada 1995

En 1992, la situation n'est pas meilleure et Alesi doit de nouveau composer avec une écurie en criseLES BATAILLES D'ALESI, www.humanite.fr, 4 juillet 1992., ce que ne parvient pas à faire son équipier Ivan Capelli qui perd pied au fil de la saison et est remercié après le Grand-Prix du Portugal.

À partir de 1993, sous l'impulsion de Jean Todt, la Scuderia amorce un lent retour au sommet. Ainsi, au Portugal, Alesi termine quatrième après avoir mené la course pendant dix-neuf toursF1 1993 : Lorsque Jean Alesi mena le G.P du Portugal durant 19 tours…, www.lemagsportauto.com, octobre 2014..

Lors d'essais privés début 1994, Alesi est victime d'un accident sur le circuit privé de Ferrari, à Fiorano. Touché aux vertèbres cervicales, il manque le Grand Prix du PacifiqueAlesi et Lehto, cervicales en péril, www.humanite.fr, 16 avril 1994. puis le Grand Prix de Saint-Marin à Imola marqué par les accidents mortels de Roland Ratzenberger en qualifications, puis d'Ayrton Senna en course. Il retrouve son baquet à Monaco et, au Grand Prix d'Italie 1994, à Monza, obtient sa première pole position. Il mène la course avant d'abandonner sur une panne mécanique20 ans déjà : Monza 1994, le crève-cœur de Jean Alesi, www.leblogauto.com, 7 septembre 2014..

L'année suivante, Alesi livre de belles courses, souvent ternies par la malchance. Le , jour de ses 31 ans, au Grand Prix du Canada, les soucis mécaniques de Michael Schumacher lui permettent de remporter son unique victoire en Formule 1La première de Jean Alesi à Montréal, www.humanite.fr, 12 juin 1995.Jean Alesi, la fidélité enfin récompensée, www.humanite.fr, 13 juin 1995.Il y a 20 ans, à Montréal, l'éternel second Alesi accédait enfin au rang de vainqueur, www.eurosport.fr, 4 juin 2015.Rétro 1995 - La sublime victoire de Jean Alesi à Montréal, www.motorsport.com, 5 juin 2018.Jean Alesi, la course d'une vie, www.redbull.com, 6 juin 2019.. 1995, l'une des meilleures années de sa carrière en Formule 1 marque la fin de son aventure avec la Scuderia Ferrari qui recrute Michael Schumacher, double champion du monde en titreSchumi remplace Alesi qui remplace Schumi. Cette fois, c'est sûr: Schumacher pilotera une Ferrari, Alesi une Benetton., www.liberation.fr, 17 août 1995..

1996-1997 : Benetton vignette|Alesi à Saint-Marin en 1996. À partir de 1996, Alesi remplace Schumacher chez Benetton Formula, l'écurie championne du monde en titreBriatore: «Nous allons faire de Jean Alesi une star de la F1», www.humanite.fr, 28 août 1995.. Toutefois, aux performances décevantes des Benetton succèdent rapidement des relations de plus en plus tendues avec Flavio Briatore, le directeur sportif de l'écurie. L'année 1997, où son expérience et sa régularité lui permettent de monter sur plusieurs podiums, ne suffit pas à redresser des relations exécrables. Durant ces deux saisons, le pilote français obtient pourtant ses meilleurs résultats au championnat du monde en se classant quatrième à deux reprises. En 1996, il entre onze fois dans les points, dont huit podiums.

L'année suivante, il se place à dix reprises parmi les six premiers, dont quatre fois comme deuxième et une fois troisième. Il réalise sa deuxième pole position, à Monza en Italie, en 1997, provoquant la surprise face à des Williams et des Ferrari en lutte acharnée pour les titres pilotes et constructeurs mais un passage aux stands trop long laisse David Coulthard remporter la courseAlesi part en pole mais perd d'un poil au stand. A Monza, Coulthard gagne lors du ravitaillement., www.liberation.fr, 8 septembre 1997..

1998-1999 : Sauber En 1998, Alesi rejoint l'écurie suisse Sauber, une équipe de milieu de grille, pour deux saisons, avec des résultats moyens et quelques coups d'éclat (quatre arrivées dans les points)F1. Jean Alesi signe chez Sauber., www.liberation.fr, 16 septembre 1997.Aujourd'hui frustré chez Sauber, Jean Alesi avoue: «J'ai arrêté la Formule 1 quand j'ai quitté Ferrari», www.letemps.ch, 15 mai 1999.. Il obtient, sous le déluge, son trente-deuxième et dernier podium en Formule 1 à SpaF1. L'Anglais vainqueur à Spa. Hakkinen et Schumacher n'ont pas fini. Hill gagnant d'un Jeu de Massacre, www.liberation.fr, 31 août 1998.Il y a 20 ans, Spa-Francorchamps était le théâtre du plus gros carambolage en F1, www.rtbf.be, 23 août 2018.. Il finit onzième du championnat avec 9 points, son coéquipier Johnny Herbert se classant quinzième avec 1 point.

La saison 1999 s'avère plus compliquée, la Sauber C18 se révèle être moyennement compétitive, et surtout peu fiable au niveau de sa boîte de vitesses. Alesi ne réalise que deux sixièmes places et finit quinzième du championnat avec 2 points, derrière son coéquipier Pedro Diniz. Il quitte Sauber à l'issue de la saison.

2000-2001 : Prost Grand Prix vignette|Jean Alesi lors du Grand Prix automobile de Belgique 2000. En 2000, il passe au sein de l'écurie française Prost Grand Prix, dirigée par son ami et ancien coéquipier Alain ProstJean Alesi rejoint le Prost Grand Prix., www.liberation.fr, 25 août 1999.Jean Alesi : " J'en ai encore sous le pied ", www.humanite.fr, 16 octobre 1999.. La monoplace, pour sa dernière année en moteur Peugeot, se révèle d'une très grande fragilité. Son manque de fiabilité mène à de très nombreux abandons alors même que Jean Alesi se retrouve à plusieurs reprises dans le top 6 dans ses courses pour pouvoir marquer. Prost Grand Prix ne marque aucun point au cours de la saison 2000. En 2001, la fin du partenariat avec Peugeot qui se retire définitivement de la Formule 1, permet à Prost de négocier l'achat d'un moteur Ferrari badgé Acer. Beaucoup plus stable, Alesi finit sixième à Monaco, après une course à rebondissements où les soucis de pneus le poussent à rentrer aux stands à quelques tours de la fin. Quelques semaines après, à Montréal, il termine cinquième. Après dix-huit mois marqués par des difficultés financières croissantes, l'ambiance se dégrade très nettement. Alesi quitte l'équipe dès la fin du Grand Prix d'Allemagne où, sixième, il marque le dernier point de l'écurie françaiseProst-Alesi, c'est fini, www.leparisien.fr, 4 août 2001.La lettre qui a consommé la rupture entre Alesi et Prost, www.lalibre.be, 8 août 2001.Jean Alesi claque la porte de l'écurie Prost Grand Prix, www.lemonde.fr, 9 août 2001..

2001 : derniers Grands Prix chez Jordan Il rejoint Jordan Grand PrixJean Alesi quitte Prost pour Jordan-Honda, www.nouvelobs.com, 8 août 2001. et, au Grand Prix des États-Unis, dépasse en moins de trois tours les Benetton-Renault de Giancarlo Fisichella et Jenson Button pour finir septième. À Spa, il termine sixième, entre les monoplaces de Barrichello sur Ferrari et de Ralf Schumacher sur Williams-BMW. Bien que ces performances entretiennent l'espoir de satisfaire Eddie Jordan, celui-ci ne lui propose pas de prolongation de contrat pour 2002, préférant engager le pilote japonais Takuma Satō, protégé de Honda. Alesi annonce alors la fin de sa carrière en Formule 1, il était le dernier pilote ayant débuté dans les années 1980.

L'après-Formule 1 thumb|alt=Voiture rouge, vue de profil, sur de l'asphalte, à l'amorce d'un virage.|Jean Alesi en DTM, en 2006. À partir de 2002, Alesi participe au DTM, le championnat de voiture de tourisme allemand, avec MercedesAlesi roulera pour McLaren-Mercedes, www.liberation.fr, 12 février 2002.. Troisième pour ses débuts, il s'impose dès sa troisième course, à DoningtonJean Alesi: latin, trop latin, www.leblogauto.com, 10 avril 2011.. Au total, il remporte cinq victoires en DTM. En 2006, il n'est pas retenu dans les équipes officielles Mercedes et dispute la saison dans le Team Persson qui engage des Classe C de la saison précédente. Fin 2006, Alesi annonce son départ du DTMAlesi quitte le Dtm mais pas la course, www.caradisiac.com, septembre 2006..