Louvres est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont les Lupariens ou Lupariennes.

Géographie

Localisation

Louvres se situe en plaine de France, au nord de l'intersection de l'ancienne route nationale 17 avec la Francilienne, à proximité immédiate de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle dont l'emprise commence à deux kilomètres du centre-ville, et à vingt-quatre kilomètres au nord-nord-est de Paris.

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont au nombre de huit. Puiseux-en-France partage avec Louvres la vaste zone pavillonnaire au nord de la gare. La limite avec Villeron est matérialisée en partie par la RD 317 au nord de Louvres, et la majorité de la limite est de la commune donne également sur Villeron en raison d'une étroite bande de terrain qui s'insère entre Chennevières-lès-Louvres et Louvres. Ensuite, la limite commune avec Épiais-lès-Louvres, perpendiculaire à la Francilienne, ne dépasse guère . Au sud de la Francilienne et à l'est de la RD 317, se situe le secteur fret de l'aéroport, sur la commune de Roissy-en-France. À l'ouest de la RD 317, le territoire communal de Louvres s'étend nettement au-delà de la Francilienne, et l'agglomération de Goussainville s'arrête exactement à la ligne de partage entre cette commune et Louvres à l'est et au nord.

Topographie et relief vignette|redresse|Ruisseau « le Rhin ».

Le centre ville ancien, sur l'ancien tracé de la RD 317, est bâti dans une cuvette en plaine de France, à une altitude comprise entre et . Les quartiers à l'ouest et au nord sont établis à flanc de coteau, et l'altitude dépasse les aux limites de l'agglomération. Le point culminant de Louvres à d'altitude se trouve au nord, en pleins champs, près de Puiseux. L'ancienne route nationale, orientée dans un sens nord-sud, reste la rue principale du bourg. Le tracé actuel de la RD 317 contourne Louvres à l'est, à peu de distance des dernières maisons. La LGV Nord traverse le territoire communal dans un sens nord-est - sud-ouest. À proximité de cette infrastructure, à l'est du bourg, un ruisseau prend sa source : le Croult, nommé ici le Rhin avant qu'il ne rejoigne GoussainvilleCf. .. Le Rhin coule d'abord en direction de l'ouest, puis dérive vers le sud-est au fond d'un vallon. Ici se trouve le site archéologique d'Orville, d'après le nom d'un ancien château, tout près de la Francilienne. Jusqu'à cette dernière, subsiste un vieux chemin dans le vallon du ruisseau qui allait jusqu'à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il passe à côté d'anciennes carrières partiellement souterraines, qui gardent encore des cheminées d'aération du temps qu'elles servaient de champignonnières. La commune de Louvres ne conserve plus d'espaces naturels notables. En dehors de l'agglomération et de la zone industrielle qui est localisée de l'autre côté de la voie ferrée.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Roissy-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Louvres est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LouvresUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Louvres comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Habitat LogementsTableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2016. Nombre en 2016 % en 2016 nombre en 2011 % en 2011 Total 3 893 100 % 3 619 100 % Résidences principales 3 715 95,4 % 3 445 95,2 % → Dont HLM 647 17,4 % 641 18,6 % Résidences secondaires et logements occasionnels 21 0,5 % 20 0,6 % Logements vacantsLes logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations 157 4,0 % 154 4,3 % Dont : → maisons 2 225 57,1 % 2 182 60,3 % → appartements 1 612 41,4 % 1 401 38,7 % Projets La municipalité dirigée par Guy Messager a lancé la réalisation d'un écoquartier géant dont le chantier doit durer jusqu'en 2028 et destiné à accueillir près de répartis sur trois sites de Louvres et Puiseux-en-France, afin de loger notamment les salariés de la plate-forme aéroportuaire de Roissy-CDG. Ce projet est mené par l'aménageur Grand Paris Aménagement et compte déjà livrés, dont 30 % de logements sociaux., malgré l'arrêt de l'aide financière de l'État destinées aux villes bâtisseuses intervenu en 2016 et qui aurait dû représenter entre 1 et 1,5 M€.

Voies de communication et transports vignette|Gare RER de Louvres.

Deux routes importantes passent à côté de Louvres : l'ex- (actuelle ), dans un sens nord-sud, et la Francilienne, dans un sens est-ouest :

La première relie la commune à Survilliers, Fosses et Senlis au nord, ainsi qu'à Roissy-en-France, l'autoroute A3 (et indirectement à l'autoroute A1), Goussainville et Gonesse au sud.

La seconde est accessible par l'échangeur sur la et permet de rejoindre la vallée de l'Oise, l'agglomération de Cergy-Pontoise et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.

Deux routes départementales relient Louvres aux communes voisines. La , qui a repris l'ancien tracé de la au traversé du centre-ville, relie la commune à Puiseux-en-France et Marly-la-Ville. La mène à Chennevières-lès-Louvres ainsi qu'à Villeron et Vémars par la . Cette dernière représente un contournement nord de Louvres et se dirige vers Fontenay-en-Parisis dans l'autre sens, au nord-ouest. Une voie communale relie Louvres directement au vieux village de Puiseux-en-France sans passer par les nouveaux quartiers. À noter qu'aucune route n'existe entre Louvres et Goussainville, bien que les deux villes ne soient éloignées que de : il faut passer par la et Le Thillay et effectuer ainsi un détour de environ.

Un échangeur, attendu depuis plus de , a été mis en service à l'été 2019 et permet de détourner les flux de circulation du centre-ville et fluidifier la circulation..

Sur le plan des transports collectifs, la ville est notamment desservie par la gare de Louvres sur le . Cette gare est assez éloignée du centre-bourg (de environ) mais plus proche des autres quartiers. À côté de la gare, existe une gare routière desservie par l'ensemble des lignes de bus régulières concernant la commune. Sur les sept lignes au total, cinq appartiennent au réseau de bus Roissy Ouest et les deux autres sont des lignes interurbaines. Aucune ligne ne fonctionne les dimanches et jours fériés, et trois lignes seulement fonctionnent le samedi (R1 et R6 et R4 avec un itinéraire modifié).

Les lignes R5 et R6 sont des lignes circulaires assurant le service urbain : la première dessert les quartiers au sud de la voie ferrée dont notamment le centre-ville, et la seconde la zone industrielle et les quartiers au nord de la voie ferrée. Seule la R5 fonctionne le samedi. La R4 a comme destination l'aéroport, mais effectue un détour par Chennevières et Épiais. Sa fréquence est réduite. La ligne R1 assure par contre un service fréquent pour Puiseux, Marly et Fosses jusqu'à du matin, du lundi au samedi. Finalement, la R7 assure la navette entre la gare et Puiseux pendant les heures de pointe. Quant aux lignes interurbaines, la ligne 701 du réseau de bus Roissy Est dessert Villeron, Vémars, Moussy-le-Neuf, Othis et Dammartin-en-Goële. Elle a comme destination finale Roissypôle. Le samedi, seule la section Louvres - Vémars est desservie, mais prend l'intitulé R4. La ligne 95.10 du réseau de bus Haut Val-d'Oise ne propose qu'un unique aller-retour par jour à destination de la gare de Louvres : depuis Louvres, l'aller-retour dans la journée n'est pas possible.

Toponymie Le lieu est attesté sous les formes Luvera en 632Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Luvra en 652, Lupera en 860, Latvero au , de Loveriis en 1096, Loveriæ en 1097, Luveris en 1098Cf. , , ., Luvras et Luvrigius en 1107, Lovræ en 1196, Luperas au .

L'étymologie du mot Louvres (cf. aussi le Louvre, Luvrea au ; apud Luparam Parisius en 1222) ne fait pas l'unanimité parmi les toponymistes : Formation toponymique gallo-romane * ou médiévale précoce (absence d'article défini), basée sur le latin lupus « loup », combiné avec le suffixe -ăra, d'où la signification globale d'« endroit fréquenté par les loups ». Il serait un équivalent des louvières, formations médiévales basées sur le nom du loup, mais suivi d'un suffixe différent : -ariaCf. , p. 380a pour Laloubère et p. 415a pour Louvres.. Formation toponymique gallo-romane *(TERRA) RUBRA, basée sur le latin classique rubra « rouge », au sens global de « terre rouge » avec dissimilation de rr+r+r en rr+l+rCf. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, ..

Quant à cette dernière hypothèse, il est à remarquer que le latin classique rubra ne semble pas s'être imposé en gallo-roman, qui ne connaît que RUBEA, dont est issu le français « rouge »Cf. ., et aucune trace de dissimilation dans les formes anciennes disponibles.

Histoire

Le site de Louvres est habité depuis la Préhistoire puisqu'une occupation du lieu est attestée depuis le Paléolithique supérieur.

On n'a pas retrouvé d'habitat gaulois dense sur Louvres. En revanche, la présence gallo-romaine est attestée. Une nécropole du Bas et du Haut-Empire est en cours de fouille (2010).

Le est marqué par le passage des Huns. Toutefois, le village avait une certaine importance à l'époque franque, plusieurs sépultures aristocratiques richement ornées ayant été mises au jour, ainsi qu'un sanctuaire. Cinq sépultures mérovingiennes (480-520), une d'un homme et quatre de femmes, ont été découvertes en 1987 autour de la Tour Saint-Rieul. La richesse du mobilier trouvé laisse penser qu'il s'agit d'aristocrates proches de Clovis, roi des Francs.