Gui Deng () (754-820), également connu sous le prénom de courtoisie de Chongzhi (), est le fils de Gui Chongjing. C'est un fonctionnaire, un ministre et un poète chinois actif pendant la dynastie Tang. Originaire de Wuxian (aujourd’hui Suzhou, Jiangsu), il est renommé pour sa calligraphie et pour sa piété filiale envers sa belle-mère. Biographie Gui Deng est connu pour son caractère simple, sincère et sa bienveillance. Il possède un talent littéraire certain. En 772, il est recommandé pour sa piété filiale et son intégrité et est nommé en tant qu’assistant-enseignant de l’Académie des Quatre PortesSous les Tang, 四門 (Simen, “Quatre Portes”) désigne une institution d’enseignement rattachée au système des académies impériales..
En 785, lors de l’examen des talents vertueux et intègres, Gui Deng, avec Cui Bin entre autres, réussit l’examen. Par la suite, il est promu du poste de magistrat du comté de Meiyuan à celui de censeur de droite. Le haut conseiller politique et stratège de la cour des Tang, Li Bi, souhaite abolir les fonctions de censeurs et d’officiers supplétifs, mais l’empereur Dezong n’est pas d’accord. Cependant, ce dernier cesse de nommer de nouveaux censeurs et n’emploie plus que Han Gao et Gui Deng. Lorsque Dezong veut nommer Pei Yanling comme chancelier, le conseiller de remontrance en audience Yang Cheng présente une forte pétition contre cela, ce qui met l’empereur en colère. D’autres comme le censeur de droite Xiong Zhiyi rédige un brouillon de pétition que signe Gui Deng ; ils présentent cette pétition à la cour, et les contemporains louent leur courage.
Par la suite, Gui Deng est transféré aux postes de censeur de droite et de rédacteur des actes de cour, occupant ces fonctions à trois reprises pendant quinze ans. Parmi ses collègues, beaucoup de rang inférieur à lui obtiennent des postes élevés par opportunisme, tandis que lui reste modeste et réservé, sans se soucier de la lenteur de son avancement. Plus tard, il est promu fonctionnaire auxiliaire du ministère de la Guerre, nommé précepteur du prince héritier, et reçoit en plus le titre de compilateur à l’Académie d’histoire. En 805, sous l’empereur Shunzong, Gui Deng est affecté au poste de haut conseiller d’audience et reçoit des insignes de rang, soie pourpre et tablette de jadeDans la Chine des Tang, le pourpre est un niveau prestigieux tout juste en dessous de l’or qui est la couleur de l'empereur. C'est le sommet de la pyramide. Cela donne le privilège de porter des vêtements de couleur pourpre (statut vestimentaire complet de haut rang).. Ensuite, il est promu vice-ministre des Travaux publics. En 809, il est nommé précepteur du prince héritier et des autres princes et, avec le haut conseiller d’audience Lu Yueng, il présente « Les Admonitions de la Tour du Dragon » (龍樓箴) pour adresser des remontrances au souverain. Deux ans plus tard, Gui Deng, Meng Jian, Liu Bochu et Xiao Mian, se rendent au temple bouddhique de Lichuan pour traduire, sur ordre impérial, le Sūtra mahāyāna de la contemplation du fond de l’esprit et des vies antérieures.
Après un certain temps, Gui Deng est transféré au poste de haut conseiller de gauche de la cavalerie dispersée. Il occupe diverses fonctions dont celle de vice-ministre de la Guerre tout en exerçant les fonctions de recteur du Collège impérial et il est anobli comte du comté de Changzhou. Ensuite, il devient vice-ministre des Finances et en 819, il atteint le poste de ministre des Travaux publics. L’année suivante il meurt à l’âge de L’âge calculé selon le système moderne doit être distingué de l’âge nominal (虛歲, xūsuì) — système fondé sur l’année entamée — utilisé dans les documents anciens chinois, lequel attribue généralement un an de plus à la personne.. Comme d’autres lettrés des Tang impliqués dans des pratiques de longévité reposant sur l’ingestion de « remèdes » ou de substances alchimiques, Gui Deng est mentionné dans les sources comme ayant eu recours à de telles préparations. Dans l’article “Lechery, Substance Abuse, and… Han Yu?”, publié dans le Journal of the American Oriental Society, Timothy M. Davis rapporte que Gui Deng, Meng Jian, et d’autres, aurait connu une issue mortelle
Il reçoit à titre posthume la charge de grand protecteur du prince héritier (太子少保) et le nom posthume Xian (憲).
Gui Deng est large d’esprit et tolérant envers les autres. Dans l’Édit de nomination de Gui Deng au poste de conseiller de droite (归登右常侍制), Gui Deng est décrit ainsi : Calligraphie
Gui Deng excelle en écriture cursive et en écriture cléricale. Il écrit aussi des inscriptions de : stèle du maître Baoyan des Tang, intitulée « Stèle du maître Huaihui » ; texte rédigé par Gai Deng. L’inscription est en écriture sigillaire pour l’en-tête. stèle de Zhang Yanshang, ancien chancelier des Tang ; texte rédigé par Zhao Zan. L’inscription est en écriture des huit divisions. stèle du maître chan du mont Jing, texte rédigé par Gai Deng. Les caractères de l’inscription sont en styles régulier et semi-cursif, changeant dans leurs tracés horizontaux et verticaux librement, et son intention calligraphique est particulièrement raffinée.
Poème de Gui Deng Paroles des chants pour les sacrifices impériaux — Hymnes pour le temple du prince héritier Huizhao — Invocation de la divinité (郊庙歌辞 -享惠昭太子庙乐章 -请神) Chinois 嘉荐既陈, 祀事孔明。 闲歌在堂, 万舞在庭。
外则尽物, 内则尽诚。 凤笙如闻, 歌其洁精。Traduction libre Les nobles offrandes sont déjà disposées, Les rites sont accomplis avec la plus grande clarté. Les chants sereins s’élèvent dans la salle, Des danses rituelles s’exécutent dans la cour.
À l’extérieur, les offrandes sont complètes, À l’intérieur, la sincérité du cœur est totale. On croit entendre le phénix et la flûte, Chantant la pureté et l’essence du rite. Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Écriture cursive chinoise Écriture des clercs Liens externes
Wikisource, un poème de Gui Deng : https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷314
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