La bataille de Kirchheimbolanden est la première bataille de l'insurrection du Palatinat. Elle a lieu le près de Kirchheimbolanden et se termine par la défaite des francs-tireurs contre les troupes prussiennes.
Contexte Le mouvement révolutionnaire de mars dans les États membres de la Confédération germanique conduit à l’élection du Parlement de Francfort comme première instance représentative. Le , ce parlement proclame une constitution pour l'Empire allemand, qui prévoit la forme de gouvernement d'une monarchie constitutionnelle héréditaire. Le roi prussien Frédéric-Guillaume IV rejette la couronne impériale offerte. Le , le roi de Bavière Maximilien II et son gouvernement rejette la constitution de l'église Saint-Paul, considérée par la gauche comme un coup d'État.
Le , il est décidé de créer un comité d'État de dix membres pour la défense et l'application de la constitution impériale et le , le commissaire du pouvoir central pour le Palatinat, , légitime le comité de défense de l'État. Le soulèvement de mai à Dresde éclate le et est réprimé par les troupes saxonnes et prussiennes le . Le , le troisième soulèvement badois commence avec la mutinerie des troupes badoises dans la forteresse fédérale de RastattAlfred Georg Frei, Kurt Hochstuhl: ''Wegbereiter der Demokratie. Die badische Revolution 1848/49. Der Traum von der Freiheit.'' Verlag G. Braun, Karlsruhe 1997, ..
La demande de soutien du Comité d'État du Palatinat auprès du Bade et de la Hesse est connue le à la Hesse rhénanes. Bamberger S. 8 et et Ludwig Bamberger appellent à la formation d'un corps franc rhénan-hessois. Karl Ludwig Heussner a initialement le commandement militaireaus Kaiserslautern. Le corps se rassemble à Wörrstadt et se déplace via Alzey vers Pfeddersheim puis vers Kirchheimbolanden.
Le commence l’intervention redoutée du 1er corps d’armée prussien dirigé par Moritz von Hirschfeld. L'avant-garde de sa 1re division dirigée par le major-général traverse la frontière du Palatinat sans contestation près de Kreuznach et avance vers le sud* Kottmeier: Worte des Gedächtnisses am Grabe des verewigten Woldemar v. Hanneken, königl. preuß. Generalmajors und Commandeurs der 1. Division des 1. Armee-Corps der Operations-Armee in Baden, Ritters hoher Orden. Digitalisat in der Sammlung Deutscher Drucke 1801-1870 der Universitätsbibliothek der Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main.
Unités impliquées Du côté du Palatinat, le Corps franc rhénan de Hesse combat sous la direction du Polonais Rouppert, nommé par le général Sznajde. Il s'agit notamment des gymnastes de Mayence et des membres de l'association des travailleurs, qui sont à l'origine environ 1500 hommes et quatre petits canons en ferHans Booms, Marian Wojciechowski, Heinz Boberach (Herausgeber): Deutsche und Polen in der Revolution 1848-1849: Dokumente aus deutschen und Polnischen Archiven. Boppard am Rhein 1991, S. 697 in der Google-Buchsuche.
Du côté prussien, l'avant-garde de la 4e division du 1er corps d'armée prussien combat. Celle-ci comprend le bataillon berlinois du 2e régiment de la Garde de Landwehr, le bataillon de fusiliers du d'infanterie, deux escadrons du d'uhlans et deux canons sous les ordres du colonel Karl Epner: Geschichte des Ulanen-Regiments Großherzog Friedrich von Baden (Rheinisches) Nr. 7. 2. neubearbeitete und fortgeführte Auflage von Karl Braun, Verlag Georg Stilke, Berlin 1909..
Déroulement Dès le , lors d'une reconnaissance des Prussiens près de Morschheims. Staroste S. 177, un affrontement avec une compagnie de francs-tireurs fait un mort et deux blesséss. Bamberger S. 75
Les insurgés qui sont restés comme avant-poste à Morschheim, contrairement aux ordres, quittent la ville dans la nuit du 13 au et retournent à Kirchheimbolanden. L'avancée prussienne est remarquée à Kirchheimbolanden le à 5 heures du matin. Une compagnie de fusiliers prussiens occupe d'abord la commune d'Orbis sans combat et continue vers Kirchheimbolanden par le nord-ouest, tandis que la majorité des unités prussiennes attaquent la ville directement par le nord. Un troisième groupe s'avance depuis l'ouest. Une compagnie du Corps franc résiste d'abord aux Prussiens devant la ville, mais se retire après avoir été attaquée de trois côtés. Lorsqu'ils essuient des tirs d'artillerie, la situation des corps francs devient précaire. Comme le major polonais Rouppert, qui commande officiellement l'armée, n'a pris aucune décision, Zitz et Bamberger ordonnent le retrait vers Rockenhausen. Un détachement des tirailleurs de Mayence reste dans le jardin du château pour des raisons inconnues. Une compagnie du bataillon de la Garde de Landwehr prend d'abord la barricade du jardin du château. La Landwehr et les fusiliers entrent bientôt dans le jardin du château par la porte principale. Les irréguliers sont morts au combatBamberger (Lit., S. 79) nennt die Zahl von 17 Toten ein Gerücht und verweist darauf, dass namentlich genannte Opfer sehr wohl noch lebten. ou sont capturés.
Le corps franc rhénan-hessois se retire ensuite à Neustadt an der Haardt, où il s'unit au bataillon d'armée populaire Schlinke et au corps Blenker et traverse avec toute l'armée révolutionnaire du Palatinat restant le le pont du Rhin de Knielingen jusqu'à Baden. Le , le corps franc de Hesse rhénane est dissous.
Le prince de Prusse, commandant en chef de toute l'armée chargée de réprimer la révolution dans le Palatinat et en Bade, accompagne le 4e division et félicite personnellement ses troupes après la batailleGuntram Schulze-Wegener: Wilhelm I. Deutscher Kaiser, König von Preußen, Nationaler Mythos. Mittler, Hamburg, Bonn 2015, , S. 189..
Commémoration vignette| Monument aux combattants populaires de 1849 au cimetière de Kirchheimbolanden. D'après une conception du professeur Schieß de Wiesbaden. Le , un mémorial aux irréguliers tombés le est inauguré au cimetière de Kirchheimbolanden. Il représente une Germania avec un bouclier d'aigle impérial. Un document portant le texte suivant a été déposé dans le socle :
Bibliographie Daniel Staroste, Tagebuch über die Ereignisse in der Pfalz und Baden im Jahre 1849: ein Erinnerungsbuch für die Zeitgenossen und für Alle, welche Theil nahmen an der Unterdrückung jenes Aufstandes. Volume 1. Potsdam, 1852, p. 178–180 (Google-Buchsuche) Otto Fleischmann, Geschichte des pfälzischen Aufstandes im Jahre 1849: nach den zugänglichen Quellen geschildert, E. Thieme, Kaiserslautern, 1899, p. 284–302 () Ludwig Bamberger, Erlebnisse aus der Pfälzischen Erhebung im Mai und Juni 1849. Francfort-sur-le-Main, 1849, p. 76–79 (urn:nbn:de:hebis:30:2-25170) Johann Philipp Becker, Christian Essellen, Geschichte der süddeutschen Mairevolution des Jahres 1849. Genève, 1849, p. 305–307 (Google-Buchsuche)
Références
Liens externes
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