thumb|Un Irisbus Citelis 18, sur l'ancienne ligne 12 à Basso Cambo, possédant la livrée "AZF".

Tisséo est la marque commerciale du réseau de transports en commun de Toulouse et sa région. Cent huit communes y sont desservies, sur le périmètre du plan de mobilité de cent quatorze communes.

Organisation

Histoire À sa création, en 2002., le nom commercial Tisséo rassemble les trois entités assurant la gestion du système de transport collectif de l'agglomération toulousaine. Tisséo-SMTC (Syndicat mixte des transports en commun), l'autorité organisatrice des transports urbains, regroupe alors les représentants de différentes collectivités locales : les communautés d'agglomération du Grand Toulouse et du Sicoval, le Syndicat intercommunal des transports publics de la région toulousaine (SITPRT) ainsi que le conseil général de la Haute-Garonne. Deux sociétés d'économie mixte sont placées sous la direction du SMTC : la première, la SMAT (Société du métro de l'agglomération toulousaine, aujourd'hui devenue société de mobilité de l'agglomération toulousaine), se charge de la maîtrise d'ouvrage du réseau, tandis que la seconde, Tisséo-SEMVAT (Société d'économie mixte des voyageurs de l'agglomération toulousaine), a pour mission l'exploitation de l'ensemble du réseau de transports en commun.

En 2004, après un appel d'offres, la délégation de service public portant sur l'exploitation du réseau urbain n'est pas reconduite à la SEMVAT, qui en avait la charge depuis 1973, au profit de la société Connex, une filiale de Veolia Environnement . (aujourd'hui Transdev). Dès le , l'exploitation du réseau revient ainsi à l'opérateur privé et la marque Tisséo-Connex se substitue à Tisséo-SEMVAT.

Dès cette même année, une importante lutte politique opposant les représentants de la ville de Toulouse à ceux du conseil général, socialistes, s'engage : les premiers souhaitent maintenir en place l'opérateur privé alors que les seconds s'y opposent. Finalement, alors que les socialistes sont encore majoritaires au sein du comité syndical de Tisséo-SMTC, ce dernier vote l'exploitation du réseau en régie directe. Après seulement un an d'exploitation, le , la société Connex se retire et le SMTC exploite les transports en commun en régie de service public. La marque Tisséo-Réseau urbain fait alors son apparition et vient remplacer Tisséo-Connex.

Un nouveau rebondissement se produit en 2006 quand le conseil général quitte le comité syndical de Tisséo-SMTC. Le , un amendement présenté par le député UMP des Deux-Sèvres, Dominique Paillé, est adopté à l'Assemblée nationale. Cet amendement « vise […] à rendre aux établissements publics de coopération intercommunale – EPCI – le contrôle des syndicats mixtes de transports en commun auxquels ils ont délégué leur compétence transport. Il ne concerne que les EPCI ayant transféré leur compétence transport à un SMTC, dont la population est supérieure à habitants. Cet amendement d’équité permet à la collectivité la plus importante de continuer à gérer d’une manière majoritaire la vie desdits syndicats ».. L'amendement « Paillé » implique donc que la communauté d'agglomération du Grand Toulouse soit majoritaire au sein du comité syndical, l'organe délibérant de Tisséo, ce qui, jusqu'ici, n'est pas le cas. La répartition des vingt-deux voix au comité syndical (dix pour le Grand Toulouse, une pour le Sicoval, une pour le SITPRT et dix pour le conseil général de la Haute-Garonne) devait donc évoluer au détriment du conseil général. Alors qu'il était prévu de passer à douze voix pour le Grand Toulouse et à huit voix pour le conseil général, aucun accord ne sera finalement trouvé et le le conseil général de la Haute-Garonne se retire du SMTC. Depuis cette date, le comité syndical de Tisséo-SMTC ne compte alors plus que douze membres. Un Heuliez GX 427, sur l'ancienne ligne 16, possédant l'ancienne livrée Linéo.|thumb Face aux problèmes induits par le départ du conseil général (dont la participation financière n'est plus systématiquement assurée) et par les situations de blocage traversées par la régie (prolongement de la ligne B du métro et mouvements de grève du personnel notamment), il a été décidé de modifier son statut. Ainsi, depuis le , l'ancienne régie des transports urbains à simple autonomie financière est devenue un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), au même titre que la RATP ou la SNCF .

Le , le réseau Tisséo adopte une nouvelle signature "Tisséo, c'est tout moi !", et cette même année 2013, une nouvelle sérigraphie est adoptée pour les nouvelles acquisitions de bus destinés aux lignes à haut niveau de service, les "Linéo".

Fin 2013, le réseau annonce l’abandon progressif des autobus diesels au profit de véhicules GNV et hybrides d'ici à 2025..

Tisséo Collectivités Tisséo Collectivités est l'autorité organisatrice de transports sur le périmètre de transport urbain de l'agglomération toulousaine. Avant 2017, il était connu sous le nom de Tisséo-SMTC, pour « Syndicat mixte des transports en commun ». Il réunit : Toulouse Métropole (14 élus), le Sicoval (2 élus), Le Muretain Agglo (2 élus), Le Grand Ouest Toulousain Agglomération (1 élu), la communauté de communes des Coteaux Bellevue (1 élu).

La disparition du SITPRT a été actée en dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités : les communautés de communes Le Grand Ouest Toulousain et des Coteaux Bellevue ont adhéré directement à Tisséo - Collectivités, ce qui a permis l'extension du réseau à six nouvelles communes en 2025.

Tisséo Voyageurs Tisséo Voyageurs a pour objet principal « l’exploitation, le développement et la commercialisation du service des transports publics urbains de personnes de l’agglomération toulousaine ». Tisséo exploite le réseau sous la forme d'un EPIC depuis , succédant à une régie directe, qui elle-même succédait depuis 2004 à la SEMVAT, qui était une société d'économie mixte. En 2014, la régie était composée de 1648 salariés rattachés à l'exploitation bus et tram, 223, à la maintenance bus, 309 était rattachés au métro, 124, à la sûreté.

Outre Tisséo Voyageurs, quatre entreprises privées exploitent des lignes de bus sur le réseau Tisséo : Transdev Occitanie Ouest (filiale du groupe Transdev), Négoti EPTR Mobilités (appartenant au groupe RGO Mobilités), Verdié Autocars (sous la marque Verbus) et Alcis Transports.

Tisséo Ingénierie

Tisséo - Ingénierie a pour mission d'organiser l'étude et la construction de nouvelles infrastructures. Avant 2017, il était connu sous le nom de SMAT, pour « Société de la Mobilité de l'Agglomération Toulousaine » (anciennement « Société du métro de l'agglomération toulousaine », changé début 2010 car cette société s'occupe aussi du tramway et des voies de bus en site propre). C’est une société publique locale qui a pour mission d'organiser l'étude et la construction de nouvelles infrastructures.. Maître d'ouvrage délégué de Tisséo, son capital est détenu à : 50 % par Tisséo - SMTC, 18,75 % par la Toulouse Métropole, 16,67 % par la Haute-Garonne, 10,83 % par Toulouse, 2,50 % par le Syndicat intercommunal des transports publics de la région toulousaine (SITPRT), et 1,25 % par le Sicoval.

Avec la disparition du SITPRT, les communautés de communes Le Grand Ouest Toulousain et des Coteaux Bellevue ont accédé le au poste d'administrateur de Tisséo Ingénierie .

Réorganisations Le réseau Tisséo a subi de nombreuses réorganisations, notamment au moment de l'arrivée de nouvelles lignes de métro et de tramway.

Avec la ligne B du métro La mise en service de la ligne est une occasion pour supprimer ou rabattre des lignes de bus qui opéraient dans les zones desservies par cette nouvelle ligne de métro. Ceci permet de redistribuer l'offre de bus sur d'autres zones, généralement en banlieue. En particulier les zones sud et sud-est de la banlieue profitent de ces augmentations de fréquences, couplées avec la mise en service de sites propres. Il y a donc jusqu’à un bus toutes les 5 minutes sur la RN113 à Castanet-Tolosan et à Auzeville-Tolosane, par exemple. Les lignes desservant Plaisance-du-Touch, Portet-sur-Garonne et Castelginest entre autres, voient également leurs offres renforcées.

Le réseau de nuit a fait l'objet d'un léger renforcement. Avant la mise en service de la ligne , les lignes de bus en soirées (de N1 à N6) étaient cadencées à l'heure (sauf la N2). Elles furent désormais cadencées à la demi-heure, et prirent le tracé et le numéro de plusieurs grandes lignes de journée. (Elles effectuaient auparavant toutes leur terminus à Matabiau Gare SNCF).

Une nouvelle ligne passe en service de nuit, la ligne (Cours Dillon - Blagnac Grand Noble), préfigurant l'arrivée de la ligne et donc modifiée après. Il s'agit donc de la première ligne de nuit desservant réellement la banlieue alors que le secteur en question n'avait jamais été desservi après jusqu'alors.

Les heures de fin de service ont peu varié, 0h30 pour le dernier service du centre-ville vers la banlieue (1h les vendredi et samedi) contre 0h00 environ actuellement. Les lignes en service de nuit deviennent donc les 2S, 10S, 12S, 16S, 22S, 38S, 66S et le TAD 106. Plus tard, d'autres lignes de soirée sont mises en service en 2009 : 79S, 81S (uniquement du jeudi au dimanche) et 88S.

Pour l'année 2008, la ligne est créée entre La Vache et Saint Michel - Marcel Langer, par les boulevards, à la suite de différentes réclamations des habitants des quartiers des Minimes et de Saint-Michel qui, avec la ligne , ont été laissés sans desserte bus.

Avec la ligne T1 du tramway

La réorganisation du réseau de bus présentée sur le site web de Tisséo. a pris effet le :

La ligne 13 est supprimée mais la ligne reprend son parcours à partir des Arènes. La ligne fait terminus à Basso Cambo, et ne dessert plus ni Casselardit ni Purpan. La ligne est raccourcie côté Blagnac et fait terminus à Andromède-Lycée. La ligne 25 (supprimée depuis) va de lAéroport au centre commercial de Blagnac (terminus Blagnac Emile Zola) en passant par la station Place du Relais, le vieux centre de Blagnac et la Place Georges Brassens. La nouvelle ligne (modifiée depuis) relie Fenouillet Centre Commercial à l'''Aéroport via Seilh, en passant par Aéroconstellation, la zone industrielle du Grand Noble et le secteur aéroportuaire nord. La nouvelle ligne relie à partir du Jeanne d'Arc à Pelletier Purpan en passant par Amidonniers, Saint Cyprien République et l'avenue de Grande-Bretagne., les lignes et ne desservant plus cette dernière. En cas d'arrêt du tramway, la ligne est prolongée de Pelletier Purpan jusqu'à Place du Relais. La ligne (modifiée depuis) est prolongée jusqu'à la place Baylac. La ligne (modifiée depuis) garde son itinéraire de Saint-Cyprien République à Airbus Industrie, pour ensuite rejoindre directement lAéroport. La ligne de soirée 66S est supprimée, le tramway fonctionnant le soir. La ligne passe par les Sept Deniers au lieu de Purpan, elle ne dessert donc plus l'arrêt Ancely, mais la station Place du Relais et va jusqu'à Aéroconstellation en passant par le centre de Beauzelle. En cas d'arrêt du tramway, elle prend le relais de celui-ci. La ligne relie la commune d'Aussonne à la ligne (station Aéroconstellation) et effectue son terminus à Andromède Lycée, sans rejoindre Toulouse.

Avec le réseau bus du Muretain vignette|Un Mercedes Benz Citaro G C2, sur la ligne L8, possédant la livrée Lineo. Le , le réseau Tisséo prend en charge la desserte du Muretain Agglo. (qui compte principalement les villes de Muret et Portet-sur-Garonne), en reprenant en partie l'ancien réseau TAMtam en impliquant sa disparition.

À cette occasion, 14 lignes sont créées afin de desservir les alentours de Muret : . Ces lignes reprennent pour certaines les anciennes lignes du réseau TamTam. Certaines lignes déjà existantes sont également rallongées ou renforcées.