Louis de Bourbon (en espagnol : Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú), né le à Madrid (Espagne), est le chef de l'actuelle branche aînée de la maison capétienne de Bourbon, second fils d'Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et duc de Cadix, et de son épouse Carmen Martínez-Bordiú y Franco.

Descendant direct de Hugues Capet, saint Louis, et , il est l'aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon. De ce fait, il est considéré par les légitimistes comme le successeur légitime des rois de France, selon les lois fondamentales du royaume, sous le nom de « ». Dans ce cadre, il porte les pleines armes de France (« d'azur à trois fleurs de lis d'or »). Il porte le titre de courtoisie de duc d'AnjouCe titre était porté par son ancêtre Philippe de France (1683-1746), fils de France, petit-fils du roi et roi d’Espagne sous le nom de . Aucune autorité souveraine n’a octroyé le titre de duc d'Anjou depuis (en faveur de son petit-fils Louis-Stanislas-Xavier de France, comte de Provence, futur ) ce qui en fait un titre de courtoisie, qui était aussi porté de 2004 à 2026 par Charles-Philippe d’Orléans, cousin germain de Jean d'Orléans..

Biographie État civil et nationalité À sa naissance, Louis de Bourbon est déclaré à l’état civil espagnolActe de naissance , en date du . comme « S.A.R.Le décret de 1972 faisant de son père S.A.R. le duc de Cadix attribua à ses enfants nés et à naître la qualification d’altesse royale, selon C. de Badts de Cugnac et G. Coutant de Saisseval, Petit Gotha. don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú »Patrick Van Kerrebrouck avec la collaboration de Christophe Brun (préf. Hervé Pinoteau), Nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France, t. 4 : La maison de Bourbon - 1256-2004, éd., vol. 1, 270, note 1, Villeneuve d’Ascq : Patrick Van Kerrebrouck (auto-édition), 2004, 49, ., puis son acte de naissance est transcrit le à l’état civil français au nom de « Louis-Alphonse de BorbonIdem, vol. 1, page 270, note 1. » (puis rectifié en Louis-Alphonse de BourbonÉtat civil du ministère des Affaires étrangères, Nantes, acte de naissance référencé « (CSL) MADRID.1994..00102. ». Ses quatre enfants portent bien le nom de Bourbon à l'état civil français.). Cette qualification espagnole d'altesse royale, accordée à titre héréditaire à son père par le grand-père maternel de sa femme, Francisco FrancoLa fille de Franco disparaît, son empire immobilier lui survit, Libération, 29 décembre 2017, lui est contestée depuis 1987 par la maison royale d'Espagne, quand le roi Juan Carlos a de manière générale restreint à caractère viager les titres , lire en ligne. et les qualifications d'altesse royale portés par . Étant né avant 1987, Louis de Bourbon considère, lire en ligne.. qu'il reste altesse royale à caractère viager.

Le , l’administration française a délivré à Louis de Bourbon une carte nationale d’identité au nom de « S.A.R. de Bourbon, duc de Bourbon, Louis-AlphonseLa photocopie de cette carte a été publiée en 2000 dans le livre Los Borbones incómodos de Juan Balansó (25 de l'encart photographique), Plaza & Janés Editores, Barcelone . » (le titre de duc de Bourbon a été remplacé par le titre de duc d'AnjouPatrick Van Kerrebrouck avec la collaboration de Christophe Brun (préf. Hervé Pinoteau), Nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France, t. 4 : La maison de Bourbon - 1256-2004, éd., vol. 1, 270, note 2, Villeneuve d’Ascq : Patrick Van Kerrebrouck (auto-édition), 2004, 491 . Son père possédait un passeport français au nom de « S.A.R. de Bourbon, duc d’Anjou, Alphonse, Jacques » (reproduit sur le site de Rue89). La réglementation actuelle ne permet pas en principe une telle mention, les titres de noblesse ne pouvant figurer, s’ils sont réguliers et vérifiés par le garde des Sceaux, que dans les actes de l’état civil ou notariés, les jugements, etc., , et les prédicats n'ayant aucune existence légale en France. (Lire Qu’est-ce que la noblesse ?, Alain Texier, éditions Tallandier, et manuels courants de droit de la famille). Cependant, s’agissant des « familles ayant régné en France » — et ici des Bourbons dits d’Espagne, depuis que certains d'entre eux sont de nationalité française (soit trois générations en ce qui concerne la branche aînée, voire davantage chez les Bourbons des Deux-Siciles et Bourbons de Parme) —, titres de courtoisie et prédicats figurent parfois, selon, semble-t-il, le bon vouloir du préfet compétent pour délivrer le papier d’identité et de son ministre de tutelle, le ministre de l’Intérieur. lors du renouvellement de la carte). Il possède depuis sa naissance la double nationalité : française par son père (né de mère française) et espagnole par ses deux parents.

Enfance et jeunesse Le , Louis de Bourbon est baptisé dans la religion catholique au palais royal du Pardo, près de Madrid ; son parrain est son grand-père paternel, Jacques-Henri de Bourbon, absent de la cérémonie et représenté par Gonzalve de Bourbon (son oncle), et sa marraine son arrière-grand-mère maternelle Carmen Polo, épouse de Francisco Franco.

Louis de Bourbon est considéré par les légitimistes comme « fils de France ». à sa naissance, son père étant pour eux le dauphin de France depuis 1941. Le , son père devient le prétendant légitimiste ; Louis est titré par celui-ci duc de Touraine le .

Avec la séparation de ses parents (1979) puis leur divorce civil (1983), son frère et lui se voient confiés par les tribunaux à leur père.

Ils suivent leurs études au lycée français de Madrid et font ensemble leur première communion en des mains de l'archevêque de Tolède et primat d'Espagne, Marcelo González Martín.

Le , revenant de ski avec son père, son aîné et leur gouvernante, ils subissent en Navarre un très grave accident de voiture et sont hospitalisés à l'hôpital de Navarre à Pampelune. François de Bourbon y meurt le tandis que Louis, dès lors devenu pour les légitimistes dauphin de France, demeure dans un semi-coma ; il mettra de nombreuses semaines avant de s'en remettre. Alphonse de Bourbon titre alors son fils Louis, duc de Bourbon, le .

En 1986, le mariage de ses parents est déclaré nul par le tribunal ecclésiastique de la Rote madrilène..

En 1987, à l'occasion du Millénaire capétien, il participe avec son père à des commémorations (une centaine, aux quatre coins de la France), bien que le président François Mitterrand leur préfère leur cousin, le comte de ParisComme le préfet Cyrille Schott, ancien conseiller technique à l'Élysée (qui fut chargé de superviser les cérémonies du Millénaire capétien), l'a souligné dans son ouvrage La rose & le lys – François Mitterrand et le comte de Paris 1986-1996, Plon, Paris, 2011 (https://www.ouest-france.fr/cyrille-schott-dedicace-au-brouillon-de-culture-301269).. « À de telles cérémonies, le maire socialiste de Montpellier, le maire modéré de Toulouse, le maire radical de Lyon et bien d'autres ont invité l'aîné des descendants d'Hugues Capet, qui était Alphonse de Bourbon ».. L'année suivante, son père fait Louis de Bourbon chevalier du Saint-Esprit.

Alphonse de Bourbon meurt alors tragiquement le en skiant aux États-Unis (il est blessé au cou par un câble métallique tendu au travers de la piste) ; à , Louis de Bourbon devient alors chef de la maison de Bourbon, aîné des Capétiens et le prétendant au trône de France pour les légitimistes, selon les lois fondamentales du royaume de France, sous le nom de . Il relève le titre de courtoisie paternel de duc d'Anjou dès le .vignette|upright|Louis de Bourbon en septembre 2006.

Études et activités professionnelles Après son baccalauréat obtenu au lycée français de Madrid, il poursuit des études universitaires en sciences économiques et financières et obtient un master en finances au Collège universitaire d'études financières (CUNEF) de Madrid. Il obtient également une maîtrise en administration des affaires à l'Institut d'études supérieures de commerce, de Madrid..

Il souhaite effectuer son service militaire en France, mais étant binational, il est soumis. à la convention intergouvernementale franco-espagnole du , publiée par décret en date du , dont l'article 2 dispose que « Les double-nationaux qui résident dans l'un ou l'autre des deux États sont tenus d'accomplir leurs obligations d'activité du service national dans l'État où ils ont leur résidence habituelle la plus longue pendant les douze mois qui ont précédé la date à laquelle ils ont atteint l'âge de dix-huit ans ».. Face au refus des autorités françaises, le duc d'Anjou intègre finalement, comme son père avant lui, l'armée de l’air espagnole le , sur la base d’hélicoptères d'Armilla, où il suit une formation militaire. Il émet ensuite, en vain, le vœu de compléter sa formation par un passage dans la Marine française.. Néanmoins, il a, depuis 2017, le grade de capitaine de corvette. de la réserve citoyenne de la Marine nationale française.

Il travaille trois ans pour la banque BNP Paribas à Madrid, puis, devient vice-président international de la Banco Occidental de Descuento (BOD) basée à Caracas, au Venezuela.

Il parle couramment plusieurs langues et pratique plusieurs disciplines sportives, dont l'équitation, le polo, le tennis, le golf, le kick-boxing, la course à pied, le hockey sur glace, la natation, la plongée sous-marine et la voile. En outre, il participe régulièrement à des régates. En , à Madrid, il fonde par ailleurs Reto-48, un centre sportif et de remise en forme, avec ses amis Jorge Facha et Sara Álvarez.. En 2018, il participe notamment à la course des « 101 km de la Légion » en compagnie de Santiago Abascal, chef du parti d'extrême droite Vox, dont il est proche..

Mariage et descendance vignette|Louis de Bourbon et son épouse la princesse Marie-Marguerite en 2015. Il épouse civilement, le vendredi à Caracas (Venezuela), María Margarita Vargas Santaella, la fille du président de la BOC, une institution financière vénézuélienne, Víctor Vargas. La cérémonie religieuse a lieu le lendemain, à , en l'église Saint-Stanislas-de-Cracovie du village d'Altos de Chavon de la station balnéaire Casa de CampoCasadecampo.com., dans la commune de La Romana (République dominicaine). Il porte alors l'uniforme de bailli grand-croix de dévotion de l’ordre souverain de Malte et le grand cordon et la plaque de l’ordre du Saint-Esprit, dont il est de jure le souverain grand-maître (l’ordre du Saint-Esprit est devenu un ordre dynastique en France en 1830). Après avoir vécu à Caracas puis à New York, il s'installe avec son épouse à Madrid.

De cette union sont nés : Eugénie de Bourbon (née le à Miami, États-Unis), Madame Royale, baptisée le samedi par le nonce apostolique en France, Fortunato Baldelli (depuis cardinal), à la nonciature apostolique de Paris ; Louis de Bourbon (né le à New York, États-Unis), Dauphin de France, titré duc de Bourgogne ; Alphonse de Bourbon (né le à New York, États-Unis), son frère jumeau, titré duc de Berry, ils sont baptisés le au Vatican, en la basilique Saint-Pierre par le cardinal Angelo Comastri, vicaire général du pape ; Henri de Bourbon (né le à New York, États-Unis), titré duc de Touraine..

Prétendant légitimiste au trône de France et chef de la maison de Bourbon

Actions en qualité de chef de la maison de Bourbon gauche|thumb|Louis de Bourbon et Laurent Ulrich, archevêque de Lille, lors du 800 anniversaire de la bataille de Bouvines. Depuis la mort de son père survenue le , il est l'aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon. De ce fait, il est considéré par les légitimistes comme le successeur des rois de France selon les lois fondamentales du royaume, sous le nom de « Louis XX ». À cet égard, il affirme régulièrement « je ne prétends pas, je suis » (le successeur légitime), précisant qu'il est disponible si les Français devaient faire appel à lui pour instaurer une monarchie constitutionnelle. Il le rappelle à l'occasion du vingtième anniversaire de la mort de son père, le , déclarant : ..