La Coalition de la dignité () ou Al Karama est un parti politique tunisien islamiste, populiste et francophobe dirigée par Seifeddine Makhlouf. Elle se construit en réaction de la décision d'Ennahdha d'abandonner l'islamisme militant.

Histoire Son dirigeant Seifeddine Makhlouf, connu pour avoir été avocat de la défense pour des salafistes présumés., se présente à l'élection présidentielle de 2019, où il recueille au premier tour, soit 4,37 % des voix. Il remporte notamment la majorité des votes de la diaspora établie en France.. Le parti se présente également aux élections législatives où il remporte .. Il ne s'oppose pas à un gouvernement de coalition avec Ennahdha, mais refuse tout accord avec le parti Au cœur de la Tunisie...

Le , Makhlouf déclare que lors d'une conférence au cours de laquelle il nie avoir appelé à rompre les relations diplomatiques avec la France et à expulser son ambassadeur, un changement de ton qualifié de ..

Le , trois députés annoncent leurs démission du bloc parlementaire : Rached Khiari, Miled Ben Dali et Faker Chouikhi..

Début 2020, deux députés rejoignent le bloc parlementaire : il s'agit de Sahbi Smara (indépendant) et Ahmed Ben Ayed (Errahma).

La coalition devient un parti en ..

Le , le parti annonce des modifications au sein de ses structures dirigeantes, de ce fait Ahmed Belghith remplace Makhlouf comme porte-parole et Yosri Daly remplace Abdellatif Aloui comme président du bureau politique..

Le , dans le contexte de la crise politique, Ahmed Néjib Chebbi annonce la formation d'un Front de salut national composé de partis et mouvements tels que Ennahdha, Au cœur de la Tunisie, la Coalition de la dignité, Hizb el-Harak, Al Amal ainsi que des groupes de pour s'opposer au président Kaïs Saïed..

Membres La coalition comprend des indépendants, ainsi que les partis suivants :

Congrès pour la République. (clan Samir Ben Amor, -).

Positionnement et controverses La Coalition de la dignité prône l'inscription de la charia dans la Constitution, est opposée à l'égalité homme-femme dans l'héritage, pour la peine de mort, et pour la poursuite de la criminalisation de l'homosexualité. Seifeddine Makhlouf se fait connaître pour ses propos jugés francophobes. et particulièrement virulents à l'égard de la France, dont il considère qu'elle la Tunisie et ses richesses, et dont il exige des excuses pour les 70 ans de colonisation sous peine, s'il devait être élu, de rompre les accords franco-tunisiens.. Il s'oppose également à l'utilisation du français en Tunisie.

La coalition à travers quelques de ses dirigeants, en l'occurrence Seifeddine Makhlouf, accuse l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) de corruption et d'avoir détruit la révolution, ce qui vaut une réponse judiciaire de la part de la centrale syndicale... En , un autre épisode du bras de fer entre les deux parties a lieu, sur le dossier d'un lycée pour non-voyants suspecté d'être le lieu de violences sexuelles, lorsque deux députés sont intervenues pour questionner quelques élèves, ce qui agace la centrale syndicale qui prend la défense du directeur de l'établissement et décide de porter plainte pour abus de pouvoir contre les deux députés.. Le , le député Mohamed Affes accuse à son tour des syndicalistes de l'UGTT de l'avoir agressé en marge d'une réunion sur la pandémie du coronavirus à l'administration régionale de santé de Sfax ; il porte plainte contre ses agresseurs..

En , l'un des députés élu sous l'étiquette du parti, Rached Khiari, publie un message justifiant la décapitation d'un professeur français lors de l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, pour avoir utilisé des caricatures de Mahomet dans l'un de ses cours. Le parquet antiterroriste tunisien ouvre une enquête.....

Une bagarre se déclenche à l'Assemblée des représentants du peuple en après qu'un député de la Coalition de la dignité ait agressé physiquement un député du bloc démocrate. La violence verbale et physique des élus de ce groupe parlementaire ainsi que leur remise en cause virulente des droits des femmes est alors dénoncée par plusieurs partis politiques et syndicats..

Résultats électoraux Élections législatives AnnéeVoix%RangSiègesGouvernements20195,91Opposition 2022-2023 Boycott de l'élection

Élections présidentielles Année Candidat Voix % Résultat 2019 Seifeddine Makhlouf 4,37 2024 Boycott des élections

Représentation Lors des élections législatives de 2019, le parti remporte à l'Assemblée des représentants du peuple. :

Notes et références

Catégorie:Parti politique en Tunisie Catégorie:Parti politique musulman Catégorie:Parti politique fondé en 2021 Catégorie:Organisation islamiste Catégorie:Francophobie