Iouri Timofeïevitch Galanskov (en ), né le , à Moscou et mort le 4 novembre 1972 à Barachevo, est un poète et dissident russe et soviétique.

Biographie Iouri Galanskov est né le , à Moscou dans une famille d'ouvriers. Il exerce d'abord dans différents métiers, comme photographe technique, laborantin ou électricien dans un théâtre. En 1960, il s'inscrit aux cours par correspondance de la , mais il est exclu après le deuxième semestre. En 1965 il suit les cours du soir à l'Institut d'État des archives historiques de Moscou.

Entre 1959 et 1961, il participe aux lectures militantes de textes poétiques sur la place Maïakovski. Il y lit son poème Manifeste humainTraduction française : . («Человеческий манифест»).

Ses opinions politiques sont assez éclectiques. Elles associent des éléments anarchistes et pacifistes, solidaristes, et radicalement antisoviétiques. L'année précédant son arrestation, il coopère étroitement avec l'Union des solidaristes russes, et en devient membre.

Au début des années 1960, certains opposants auraient sérieusement envisagé la possibilité de formes violentes de lutte contre le régime, mais Iouri Galanskov, partisan constant de la non-violence, est alors à l'initiative de la création de l'Union mondiale des partisans du désarmement universel () et écrit pour la future organisation un projet de programme.

En 1961, il fait partie du groupe qui édite le recueil de samizdat Phenix (). Y figurent ses poèmes Manifeste humain et Prolétaires de tous les pays, unissez-vous («Пролетарии всех стран, соединяйтесь»). En 1962, ce recueil est à nouveau publié en Allemagne par la revue en langue russe «Грани» (). Il est l'auteur du deuxième numéro de Phenix (ou Phenix-66), qui est publié de façon indépendante.

Iouri Gasdankov participe le au meeting de la transparence à Moscou. À la suite de cette manifestation, il est arrêté le . Le , avec A. Ginzburg, qu'il a aidé dans la rédaction du Livre blanc sur le procès Siniavski-Daniel, il est condamné à 7 ans de camp à régime strict.

Il purge sa peine dans le camp en Mordovie. Déjà atteint d'un ulcère aux intestins, sa santé se dégrade. Il prend néanmoins part à des mouvements de protestation pendant son emprisonnement, dont une grève de la faim.

Il meurt le dans l'hôpital du camp, à Barachevo, à la suite d'une septicémie, après une opération réalisée par le médecin du camp, qui n'a pas la qualification de chirurgien.

Le , ses restes sont transférés à Moscou, au cimetière Kotliakovski.

Œuvre Wolfgang Kasack porte l'appréciation suivante sur ses écritsКазак В. Лексикон русской литературы XX века = Lexikon der russischen Literatur ab 1917 / [пер. с нем.]. — : РИК «Культура», 1996. — XVIII, 491,  с. — 5000 экз. — . :

Une partie de ses écrits a été traduite et publiée en français par l'Âge d'homme en 1990, sous le titre Le manifeste humain.

Notes et références

Annexes Bibliographie

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Liens externes

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