Saint-Léger-aux-Bois est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France.

Petite commune rurale de l'Oise, le village est connue pour sa riche histoire locale et pour la présence sur son territoire de la plus ancienne église du département : l'église Saint-Jean-Baptiste de style préroman, qui date de 1083. Géographie Description Saint-Léger-aux-Bois est un village périurbain picard du soissonais dont le territoire comprend une part importante de la forêt de Laigue.

Il est situé à au nord-est de Compiègne, à au sud de Noyon, à au nord-est de Paris.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Oise, le ru des Hayettes, le ru à Galets, le ru Dange, le ru de la Fontaine des Charmes, le ru de Saint-Leger, le ru des Ponteaux et divers autres petits cours d'eau.

L'Oise prend sa source en Belgique, à , dans l'ancienne commune de Forges et se jette dans la Seine à 20 mètres d'altitude, au Pointil en rive droite et en aval du centre de Conflans-Sainte-Honorine dans le département des Yvelines. D'une longueur , elle est presque entièrement navigable et bordée de canaux sur .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Léger-aux-BoisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Oise moyenne. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE est, en 2024, encore en élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du SAGE Oise-Moyenne (SMOM).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Léger-aux-Bois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Compiègne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (78,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (75,6 %), zones urbanisées (9,6 %), prairies (7,5 %), terres arables (4,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 371, alors qu'il était de 363 en 2015 et de 358 en 2010.

Parmi ces logements, 90,3 % étaient des résidences principales, 2,7 % des résidences secondaires et 7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,1 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Léger-aux-Bois en 2020 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,7 %) supérieure à celle du département (2,4 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 90,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (89,1 % en 2015), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Saint-Léger-aux-Bois en 2020. Typologie Saint-Léger-aux-Bois. Oise. France entière. Résidences principales (en %)90,390,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,72,49,7 Logements vacants (en %)77,18,2

Projets d'aménagement La municipalité de Thierry Drouet, confrontée au vieillissement des habitants de la commune et souhaitant éviter la fermeture de classes dans l'école, a envisagé en 2020 de favoriser la construction de 38 logements répartis en deux bâtiments de trois étages. Face à l'opposition de certains habitants, le projet est abandonné en 2023 ...

Voies de communication et transports La commune est desservie, en 2023, par les lignes 665, 6306, 6321, 6332 et 6334 du réseau interurbain de l'Oise..

La principale route de la commune est la Départementale 165 qui relie Choisy-au-bac jusqu’à Sempigny. Une autre route (Communale 1) permet de rejoindre Montmacq.

La gare la plus proche est celle de Ribécourt-Dreslincourt à 10min du village.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Harbaudianisva sive ecclesia sancti Leodegarii (814) ; Haudiana visna () ; « Sanctus Leodegarius in saltu de Lesga » (1083) ; « eccl. So Leodegario in saltu cognomine Lesgue dedicata » (1083) ; de Sancto Leodegario () ; « eccl. Sa Leodegaria in Lesga sita » () ; ecclesiam sancti Leodegarii de bosco (1201) ; Sanctus Leodegarius in bosco (1233) ; Sancti Leodegarii in bosco (1239) ; Sus Leodegarius in saltu cognomento Lesgâ (1240) ; Saint Ligier (1311) ; Saint Ligier du bos (1375) ; eccl. Si Leodegarii () ; Saint Léger au bois (1529) ; Sainct Leger au boys (1539) ; Saint Leger en Laigue (vers 1575) ; Saint Legier (1595) ; la Chanvrière (1794) ; Saint-Léger-aux-bois (1840)..

La forme latine du nom du village, Sanctus Leodegarius in saltu de Lesga, fait allusion à la Forêt de Laigue ou a été tué Léger d'Autun.

Le prieuré est créé sous le patronage de saint Léger, prend,à cause de sa situation, au milieu de la forêt, le nom de Saint Léger aux Bois (sancti Leodegarii de bosco).

Peu après la construction de l'église en 1083, le nom de Saint Léger en Laigue est donné (« Sanctus Leodegarius in saltu de Lesga »).

En 1793, pendant la révolution, la commune est nommée La Chanvrière ou La Chanverie selon les écrits. Ce nom provient de la production intensive de chanvre qui avait lieu au sein du village, servant notamment pour la confection d'un textile apprécié pour les cordages.

Ce n'est qu'après la révolution que le nom de Saint-Léger-Aux-Bois est réinstauré.

Histoire Moyen Âge La localité dépendait du domaine royal français et était utilisé pour les chasses royales lorsque le roi des Francs Philippe la donne à l'Abbaye de La Sauve-Majeure en 1083, une abbaye bénédictine du Bordelais. Cinq religieux y établissent près d'une source un prieuré placé sous le patronage de saint Léger, et commencent à défricher la forêt, constituant le noyau d'une communauté villageoise vivant principalement des ressources de la forêt, puis de la culture et de l'artisanat du chanvre. Celle-ci prend le nom de Saint-Léger-aux-Bois, en référence au nom du prieuré et à sa situation dans les bois de Laigue, ., ..

Époque moderne Le village appartient ensuite aux moines du Francport en 1590, et est transmis par Louis XIII à son aumônier Michel de l'Arche en 1624. Le prieuré passe en sous l'autorité de l'évêque de Soissons, qui en attribue les biens et revenus au séminaire diocésain, tout en lui adjoignant une cure et un vicariat, .

À la fin de l'Ancien Régime, le prieuré était constitué d'une maison et son jardin, un moulin à eau, quelques setiers de terres, prés et arpents de bois, occupant seulement 2 % du finage paroissial. L'essentiel des bois, couvrant les trois-quarts de ce territoire, faisaient partie de la forêt de Laigue, propriété princière de l'apanage d'Orléans, attribué en 1661 par Louis XIV à son frère Philippe d'Orléans, puis transmis à ses héritiers jusqu'à la Révolution française.

Une première assemblée municipale est instituée en dans le cadre de la convocation des états généraux de 1789, composée du curé (membre de droit), d'un syndic, d'un greffier, et de quelques notables, simple relais administratif de l'assemblée provinciale du « département » de Soissons chargée avant tout de veiller à la publication des édits, à la confection des rôles de taille, à la nomination des collecteurs ou à la répartition des secours publics.

Circonscriptions d'Ancien Régime La paroisse de Saint-Léger-aux-Bois dépendait à la fin de l'Ancien Régime du diocèse de Soissons, présentateur de la cure, de l'archidiaconé de la Rivière et du doyenné de Vic-sur-Aisne).

Dans l'ordre civil, Saint-Léger dépendait de l'élection et de la généralité de Soissons, étant placé sous l'autorité de ses subdélégué et Intendant, pour tout ce qui concernait l'administration générale et la fiscalité directe.

Fiscalement, il était rattaché au grenier à sel de Compiègne, percepteur de la gabelle. En matière judiciaire, le village était soumis à la coutume de Senlis appliqué par le bailliage de Compiègne et relevant, en appel, du Parlement de Paris.

Époque contemporaine En 1810 et 1811 sont percées les allées et routes de la forêt autour de la place centrale du puits d'Orléans.

En 1839 est créée par la famille Delaissement une fabrique de balles à jouer rt de jouets d'enfants, reprise en 1872 par la famille Bernard-Rondel.

En 1900, le village comptait 2 fabriques de balles et 2 succursales de fabrication de brosses.