Prouvençau e catouli, de son nom originel À Nosto Damo de ProuvènçoSite du patrimoine musical de la ville de Pernes-lesFontaines (Perno Li Font), est un chant religieux catholique : il a été écrit en occitan provençal par le poète Malachie Frizet en 1875Blog consacré à l'écriture de l'occitan et du provençal.
Le titre signie « Provençaux et catholiques» et «À Notre-Dame de Provence ».
En provençal, on peut écrire le titre de deux manières: Prouvençau e catouli / À Nosto Damo de Prouvènço (en graphie mistralienne) ou bien Provençaus e catolics / A Nòsta Dama de Provença (en graphie classique).
Histoire
Ce cantique a été écrit en 1875 par Malachie Frizet à l'occasion d'un concours à la gloire de Notre-Dame-de-Provence à Forcalquier. Malachie Frizet a par ailleurs remporté ce concours L'apostolisme des parlers, Provence historique, fascicule 188, 1997 .
Paroles La Prouvènço te suplico Dins soun vièi e dous parla, La Prouvènço es catoulico ; Nosto-Damo, escouto-la !
Refrain
Prouvençau e catouli, Nosto fe, nosto fe n'a pas fali ; Canten, tóuti trefouli, Prouvençau e catouli !
Autre-tèms devers Toulouso Quand l'aurige se levè, D'uno fin espetaclouso Toun rousàri nous sauvè !
Li felen, coume li rèire, Te saran toujour fidèu ; Creiren tout ço qu'es de crèire E viéuren coume se dèu.
Nòsti fiéu, o bono Maire, Gardo-lèi di faus savènt ; Mantèn-ié la fe di paire, Car s'aubouro un marrit vènt !
Se dóu nord l'auro glaçado Sus si champ vèn mai boufa, S'armaren pèr la crousado Vers l'autar que t'avèn fa.
Mai esvarto tron e guerro Liuen di paire, liuen di fiéu E flourigue nosto terro Dins la douço pas de Diéu.
Sousto adounc, o ciéutadello, Tóuti li generacioun ; Pièi acampo o Rèino bello Tout toun pople dins Sioun.La Provence te supplie Dans son vieux et doux parler, La Provence est catholique ; Notre-Dame, écoute-la !
Refrain
Provençaux et catholiques, Notre foi, notre foi n'a pas failli ; Chantons, tous fous de joie, Provençaux et catholiques !
Autrefois vers Toulouse, Quand l'orage se leva, D'une fin spectaculaire Ton rosaire nous sauva !
Les petits enfants, comme les aïeux, Te seront toujours fidèles ; Nous croirons tout ce qu'il faut croire Et vivrons comme il se doit.
Nos fils, ô Bonne Mère, Garde-les des faux savants ; Maintiens-leur la foi des pères Car se lève un mauvais vent !
Si du nord le vent glacé Sur ses champs vient souffler, Nous nous armerons pour la croisade Vers l'autel que nous t'avons fait.
Mais détourne tonnerre et guerres Loin des pères, loin des fils, Et que fleurisse notre terre Dans la douce paix de Dieu.
Abrite donc, ô citadelle Toutes les générations ; Puis réunis, ô belle Reine, Tout ton peuple dans Sion. Paroles de Prouvençau e Catouli, Gloria
Notes et références
Catégorie:Musique chrétienne Catégorie:Musique provençale Catégorie:Cantique ou hymne marial Catégorie:1875 dans le christianisme