Les élections législatives croates de 2016 () se tiennent le dimanche , afin d'élire les de la du Parlement pour un mandat de quatre ans.

Organisées seulement dix mois après le précédent scrutin, ces élections font suite à la rupture de la coalition gouvernementale formée entre la Coalition patriotique (DK) et Le Pont (Most) sous l'autorité du Premier ministre indépendant Tihomir Orešković.

La victoire revient à l'Union démocratique croate (HDZ), dont le président Tomislav Karamarko a été remplacé quelques semaines auparavant par le député européen Andrej Plenković. Elle devance ainsi la Coalition populaire (NK) de l'ex-chef de l'exécutif social-démocrate Zoran Milanović. Plenković parvient à s'assurer le soutien de Most et des minorités nationales, lui permettant de former son propre cabinet cinq semaines après la tenue des élections.

Contexte Au cours des élections législatives du , la Coalition patriotique (DK), formée autour de l'Union démocratique croate (HDZ) de l'ancien ministre de l'Intérieur Tomislav Karamarko, arrive en tête avec 33,4 % des voix et . Elle est suivie de La Croatie grandit (HR), constituée autour du Parti social-démocrate de Croatie (SDP) du Premier ministre Zoran Milanović, qui recueille 33,9 % des suffrages et . La troisième place est occupée par le parti centriste Pont des listes indépendantes (Most), qui obtient 13,5 % des voix et . En plus des réservés aux minorités, cinq formations s'adjugent les restant.

Le suivant, la DK et Most proposent de nommer l'indépendant Tihomir Orešković, entrepreneur domicilié au Canada, à la direction du gouvernement. Celui-ci bénéficiant du soutien d'une majorité de députés, il est chargé de former le nouvel exécutif par la présidente de la République Kolinda Grabar-Kitarović. Il présente son équipe de , dont , le et remporte le vote de confiance par favorables, contre et .

Dès le , il doit se séparer du ministre des Anciens combattants Miro Crnoja, à la suite de déclarations controversées et des révélations de fraude fiscale dans la presse. Le , le premier vice-Premier ministre Tomislav Karamarko remet sa démission après que la commission de prévention des conflits d'intérêts a conclu qu'il se trouvait dans une telle situation quand il avait pris publiquement position dans un conflit juridique entre le gouvernement croate et la compagnie MOL. Le lendemain, alors que la HDZ a retiré son soutien à Orešković, le Parlement vote une motion de censure par pour, contre et .

Alors que l'Union démocratique propose de constituer un nouvel exécutif dirigé par le ministre des Finances Zdravko Marić, les députés adoptent le une motion de dissolution de l'assemblée. Karamarko renonce le lendemain à la présidence de la HDZ, qui revient par intérim à Milijan Brkić. La dissolution du Parlement est effective le et la présidente convoque alors des élections législatives anticipées pour le ..

Système électoral thumb|Salle des séances du Parlement. Le Parlement de Croatie () est un parlement unicaméral doté de pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal avec listes semi-bloquées et seuil électoral de 5 % dans .

Dix d'entre elles sont basées sur les limites des vingt comitats du pays et la capitale Zagreb, ajustées de manière à obtenir une répartition relativement uniforme des électeurs croates, un différentiel de plus ou moins 5 % étant tolérée d'une circonscription à l'autre. Trois autres sièges sont réservés à la diaspora croate, qui forme une onzième circonscription. Les huit sièges restants sont quant à eux réservés aux reconnues par l'État croate, et sont à pourvoir au scrutin majoritaire dans une douzième circonscription qui se superpose aux dix premières et recouvre l'ensemble du pays..

Modalités vignette|Les dix premières circonscriptions. Bien que les listes soient normalement bloquées, les électeurs disposent de la possibilité d'effectuer une forme restreinte de vote préférentiel, en accordant une voix à un candidat figurant sur la liste pour laquelle ils votent. Cette mesure introduite en 2015 permet aux candidats ayant recueilli plus de 10 % du total des voix attribués à leur liste d'être placés en tête de liste, leur permettant ainsi d'obtenir en priorité un éventuel siège obtenu par leur parti. La place sur les listes des candidats dont le total des votes préférentiels n'a pas atteint ce quota de 10 % reste donc inchangée.. Après décompte des voix, les sièges sont répartis dans chacune des circonscriptions entre tous les partis ayant franchi le seuil électoral de 5 %. La répartition proportionnelle est faite à l'aide de la méthode d'Hondt..

Sur les huit sièges réservés aux minorités nationales, trois sont réservés pour les Serbes, un autre pour les Italiens, un pour les Hongrois, un pour les Tchèques et Slovaques, un pour les Albanais, Bosniaques, Macédoniens, Monténégrins et Slovènes, et un pour les Autrichiens, Bulgares, Allemands, Juifs, Polonais, Roms, Roumains, Ruthènes, Russes, Turcs, Ukrainiens et Valaques. Les sièges de la minorité serbe sont pourvus au scrutin majoritaire plurinominal : les électeurs votent pour trois candidats de leur choix à raison d'une seule voix par candidat. Pour les autres, le scrutin a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Dans chacun de ces groupes, le ou les candidats ayant réuni le plus de voix sont par conséquent élus. L'appartenance des électeurs à une minorité nationale est enregistrée à leur naissance sur déclaration de leurs parents mais peut être modifiée par la suite, sauf dans les précédant un scrutin. Les électeurs des minorités choisissent à leur entrée dans les bureaux de vote s'ils prennent part au scrutin en tant que membre de la circonscription ethnique unique, ou bien de celle ordinaire à laquelle est rattachée le bureau de vote. Ils ne peuvent voter pour les deux systèmes à la fois, ni les électeurs enregistrés comme Croates voter pour les listes réservées..

Campagne Principales forces politiques Parti/coalitionChef de fileIdéologieRésultat en 2015Union démocratique croate (HSLS, , ) (HDZ)Andrej PlenkovićCentre droit à droiteLibéral-conservatisme, démocratie chrétienne34,6 % des voixCoalition populaire (SDP, HNS, HSS, HSU) (NK)Zoran MilanovićCentre gaucheSocial-démocratie, social-libéralisme, agrarisme33,8 % des voixLe Pont (Most)Božo PetrovCentre droitConservatisme fiscal, libéralisme, attrape-tout13,7 % des voix

Résultats +Résultats des élections législatives croates de 2016Fichier:Sabor 2016.svgParti/coalitionVoix%+/-Sièges+/-Union démocratique croate (HDZ)36,56 1,9258 9Parti social-libéral croate (HSLS)1 1Parti démocrate-chrétien croate (HDS)1Croissance (Hrast)1Total Union démocratique croate (HDZ)61 8Parti social-démocrate de Croatie (SDP)33,45 0,3038 4Parti populaire croate - Démocrates libéraux (HNS)9Parti paysan croate (HSS)5 3Parti croate des retraités (HSU)2Coalition populaire (NK)54 1Le Pont des listes indépendantes (Most)9,81 3,8313 6Bouclier humain (ZZ)6,16 1,906 5Changer la Croatie (PH)2 2Action de la jeunesse (AM)0Alphabet de la démocratie (AD)0Coalition de la seule option (KJO)8 7 (BM365-SRS)4,001 1Parti populaire - Les Réformistes (NS-R)1Bloc des retraités ensemble (BUZ)0 1Alliés0Coalition pour le Premier ministre (KP)2 2Diète démocrate istrienne (IDS)2,27 0,373Alliance de Primorje-Gorski Kotar (PGS)0Liste pour Rijeka (RI)0Coalition pour une Istrie plus forte (ČJIK)3Intelligemment (Pametno)2,040Pour la Ville (ZG)0Coalition Demi-tour pour la Croatie (OHK)0Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya (HDSSB)1,24 0,131 1Parti conservateur croate (HKS)0Total Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya (HDSSB)1 1Parti démocratique indépendant serbe (SDSS)3Union démocrate des hongrois de Croatie (HMDK)1 1Alliance des Roms de la république de Croatie (SRRH)1Union des Albanais (USH)1Indépendants2 1Minorités nationales8Autres4,49 -1 5Suffrages exprimés98,08Votes blancs et invalides1,92Total100 –151Abstention45,38Inscrits / participation54,62

Analyse

Conséquences

Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Politique en Croatie Quatorzième gouvernement de Croatie

Liens externes

2016 Croatie, législatives Élections Catégorie:Politique en septembre 2016