Grand-Fougeray est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.
La commune est labellisée Village étape en 2010.
Géographie Situation
Communes limitrophes thumb|left|Carte de la commune du Grand-Fougeray et des communes avoisinantes.
Grand-Fougeray est à la limite sud-est de la Bretagne (avec la région Pays de la Loire et à la limite sud du département d'Ille-et-Vilaine avec la Loire-Atlantique.
Relief et hydrographie Les altitudes vont de pour le point le plus élevé, situé dans l'extrême nord du finage communal, à trois mètres dans l'angle sud-ouest de la commune, dans la vallée de la Chère, à l'endroit où cette rivière quitte le territoire communal. Le bourg, en situation relativement centrale dans la commune, est vers une cinquantaine de mètres d'altitude. thumb|left|Carte du réseau hydrographique de la commune du Grand-Fougeray Le réseau hydrographique est constitué d'affluents de rive gauche du fleuve côtier Vilaine : le principal est la Chère, qui sert de limite départementale entre l'Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique et de limite communale entre Grand-Fougeray d'une part, Derval et Pierric d'autre part ; plusieurs de ses propres affluents drainent la partie sud de la commune : l'Aron, le Ruisseau de l'Étang du Château et la Saude sont les principaux.
La partie nord de la commune fait partie du bassin hydrographique du Ruisseau de Gras, un modeste affluent de la rive gauche de la Vilaine, qui porte dans sa partie aval le nom de ruisseau de Gras Painel (dans sa traversée de la commune de Sainte-Anne-sur-Vilaine) ; il reçoit les eaux de deux petits affluents, du ruisseau des Douets de la Vallée (qui sert même un moment dans sa partie amont de limite communale avec Guipry-Messac) sur sa rive droite et du ruisseau du Plessis sur sa rive gauche. Le ruisseau de Taberge, qui alimente l'étang du même nom (en Sainte-Anne-sur-Vilaine) et qui est aussi un petit affluent de la Vilaine, a sa source dans la partie ouest de la commune.
Géologie vignette|Carte géologique du Massif armoricain.
La commune est localisée dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricainCarte géologique simplifiée de la Bretagne.. Le territoire fait partie du synclinorium de Martigné-Ferchaud (« synclinaux du sud de Rennes »). Son sous-sol est formé par le grès armoricain (façonné en moellons présentant des rides de plage sur la muraille de la tour du Guesclin), limité au nord et au sud par les schistes d'Angers.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Chère, l'Aron, le Gras, la Renoulière, l'Étang du Château, la Planche, la Saude, le Plessis, le ruisseau de la Primaudais, le ruisseau de la Taberge, le ruisseau des Douets rouges, les Douets de Vallée et les Fosses et un autre petit cours d'eau..
La Chère, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Soudan et se jette dans la Vilaine à Pierric, après avoir traversé ..
L'Aron, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Teillay et se jette dans la Chère à Mouais, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Aron sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 664 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1969 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..
Le Gras, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de La Noë-Blanche et se jette dans la Vilaine à Sainte-Anne-sur-Vilaine, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Grand-FougerayLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Occupation des sols et végétation
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,9 %), terres arables (42,4 %), prairies (8,5 %), forêts (2,1 %), zones urbanisées (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Du point de vue de la richesse de la flore, Grand-Fougeray est à la douzième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 601 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (). On compte notamment 52 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 30 taxons protégés et 26 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte ..
Transports La Route nationale 137, une voie express qui est un tronçon de l'"Autoroute des Estuaires" et de la Route européenne 3, traverse la partie orientale de la commune, laquelle est desservie par l'échangeur , via la D 57 et a provoqué la création du Parc d'activités des Quatre Routes.
Grand-Fougeray est aussi traversé par la D 56 qui, en direction du sud-est relie la commune à la Route nationale 137, depuis ou vers Nantes, via le demi-échangeur et, vers l'ouest vers Port-de-Roche et Langon, ainsi que par la D 54 qui vient côté est de Sion-les-Mines et vers l'ouest va également vers Port-de-Roche et Langon, mais par un tracé plus méridional et qui passe par le bourg de Sainte-Anne-sur-Vilaine, ainsi que par le D 69, un axe nord-sud, qui vient côté nord de La Noë-Blanche et côté sud, va vers Pierric. Ces quatre routes départementales se croisent dans le bourg de Grand-Fougeray. thumb|La gare de Fougeray - Langon. Aucune voie ferrée ne traverse le territoire communal, mais la ligne de Rennes à Redon, ligne à double voie et électrifiée, passe sur la rive droite de la Vilaine, en Langon, et la gare desservant cette commune a été dénommée gare de Fougeray - Langon, car elle était proche de la limite communale, constituée par la Vilaine, entre Fougeray et Langon lors de sa création, même si ce n'est plus le cas depuis la création de la commune de Sainte-Anne-sur-Vilaine en 1880.
Paysages et habitat Grand-Fougeray présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées.
Le bourg a connu un essor modeste depuis la Seconde Guerre mondiale, ce qui a entraîné une certaine périurbanisation ä sa périphérie et une urbanisation linéaire, en "doigt-de-gant", le long de la D 69 en direction du nord. Le reste de la commune a conservé son caractère rural.
Urbanisme Typologie Au , Grand-Fougeray est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Felkeriac au , Plebs Fulkeriac en 852, Fulkeriac Major en 903, Felgeriacum en 1123Jean-Pierre Brunterc'h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, ...
Le type Fougeray représente la fixation toponymique de l'ancien français fougerai « lieu où pousse des fougères » (variantes régionales Feugré, Feugueray, , Fougerets, Falgueyrat, etc.) mot issu du bas latin filicaria. « fougère », suivi normalement du suffixe collectif -etum qui désigne un ensemble d'arbres et de végétaux appartenant à la même espèce, d'où le suffixe -aie (de -eta), celui de chênaie, saulaie, etc.
Cependant, étant donné la récurrence des formes anciennes en -ac, il faut sans doute y voir le suffixe gallo-romain -acum d'origine gauloise (celtique), utilisé dans une de ses acceptions, à savoir celle qui permet de désigner un ensemble d'arbres ou de végétaux, tout comme dans Épernay (Sparnacum)Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Érrance, 2003, . d'origine celtique, équivalent du plus répandu Épinay (Spinetum). Le gaulois Sparnacum a pour exact correspondant le breton Spernec. Depuis les travaux de Michel Roblin entre autres, il est établi que le suffixe -acum sert parfois à dériver un appellatif toponymique roman.
Le nom de la commune en gallo est prononcé [fyʒʁɑ], [fujraɪ̆] ou [fuʒrə] selon les localités.. La graphie proposée par l'Institut de la langue gallèse est Foûjerai..
Le nom de la commune en breton est Felgerieg-Veur..
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 6,0 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 353.
Histoire
Antiquité Une voie romaine, qui allait de Condevincum (Blain) à Juliomagus (Angers), connue sous le nom de "Chemin de la duchesse Anne", traverse la commune ; selon A. Marteville et P. Varin, elle était en 1843 en bon état de conservation, ayant de largeur, et son pavage est bien conservé en de nombreux endroits..
Moyen Âge