Saint-Marc-Jaumegarde est une commune française située dans la banlieue est d'Aix-en-Provence, dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Marcais.

Les formes anciennes du nom de la commune sont Sanctus Marcus, en 1004, ou Marchus, en 1168« Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance », 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix..

La commune compte 1247 habitants en 2021.

Géographie Localisation

Saint-Marc-Jaumegarde, commune de hectares« Quelques chiffre », site de la mairie., se situe au nord du massif de la Sainte-Victoire à 6 kilomètres à l'est d'Aix-en-Provence et à l'ouest de Vauvenargues. La commune la plus proche est le Tholonet, à 3 kilomètres. Son axe principal est la route départementale 10, ancienne route d'Italie.

Saint-Marc-Jaumegarde est une commune dont la population se répartit sur plusieurs hameaux et quartiers résidentiels dans une vallée orientée est-ouest : (nota : les quartiers cités ci-dessous se succèdent d'est en ouest, sauf précision) Hameau et quartier des Bonfillons (nom venu de la famille Bonfillon, à l'est de la commune, de part et d'autre de la RD 10),

Au nord de la RD 10 : Quartier des Vérans (nom venu de la famille Véran), Quartier de l'Adrech, Quartier de la Garenne (ancienne garenne du château, au pied de laquelle fut construit le jardin, au ), Quartier des Favoris (au nord-ouest de la Garenne), Quartier des Savoyards (nom venu des bucherons/ charbonniers saisonniers savoyards qui exploitaient le massif), Quartier du Plan de L'orgue (orthographié Lorges en 1756, peut être venu de l'orge), Quartier du Plan-de-Cachène (au sud du plan de L'orgue), Quartier de Collongue (seigneurie autonome sous l'ancien régime), Quartier du Prignon (autre seigneurie autonome sous l'ancien régime, en limite d'Aix).

Au sud de la RD 10 : Quartier de Ginestelle (anciennement du valat de Ginestelle), Quartier de l'actuel barrage de Bimont (lieux-dits du Baus Roux et des claux de Janet et de la rivière, ces derniers principalement immergés sous l'actuel plan d'eau), Quartier des plaines du château (qui comprend la mairie - ancien presbytère -, l'église, le cimetière, l'école, le moulin, le four et le château de Saint-Marc)Les plans sont consultables à cette adresse., Quartier de Bour (nom venu de la famille Bour, qui habitait la bastide du même nom au ), Quartier des Provences, Quartier du Grand-Prignon (partie sud de la seigneurie du Prignon en 1756), Quartier des Trois-Bons-Dieux.

Une des grandes richesses de la commune réside dans ses forêts, qui représentent deux tiers de la superficie totale« Le mieux-être », site de la mairie. et qui sont constituées pour l'essentiel de massifs de chênes verts (forêt de la Queirié), de pinèdes et de garrigue. Massif forestier des Grands Valons (sic, au nord-est de la commune), Massif forestier des Roussillet (au nord-ouest de la commune, seigneurie autonome sous l'ancien régime), Massif forestier de la Queirié ou Keyrié (de loin le plus vaste, de l'ouest au centre de la commune ; bordé au sud par le chemin de France, chemin d'exploitation, et au nord comme à l'est par la grande caraire ou la caraire deis arlaten, ancienne voie de transhumance venu de la crau).

Tous ces quartiers et massifs étaient déjà connus sous leur nom actuel au milieu du (carte de 1756, archives Meyronnet-Saint-Marc).

On dénombre à Saint-Marc-Jaumegarde pas moins de 31 voies communales et 23 chemins ruraux (ou présentés comme tels, mais en réalité d'exploitation, comme le chemin de France).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aix-en-Provence à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie vignette|354x354px|Le prignon. vignette|left|Barrage de Bimont. Les lacs artificiels de Bimont et de Zola s'étendent au sud de la commune. Lors du projet de construction du barrage Zola, le conseil municipal du , présidé par le maire Denis Berthe, s'oppose à la construction, à l'exception du maire qui en voit l'utilité à terme pour la commune. Il sert actuellement de réservoir tampon au barrage de Bimont.

La construction du barrage de Bimont, décidée en 1935, n'est réalisée qu'après la Seconde Guerre mondiale, en 1952 grâce au Plan Marshall, il participe à l'alimentation en eau de Saint-Marc, Vauvenargues, d'Aix-en-Provence, de la vallée de l'Arc et de Marseille. De là part également un réseau pour les usages agricoles. Le site du barrage de Bimont, ainsi que celui de la majeure partie de son plan d'eau, ont été cédés par les Meyronnet-Saint-Marc en 1947 (archives de cette famille).

Le seul cours d'eau de Saint-Marc, le Prignon, prend sa source sur la commune au quartier de Collongue (fontaine Saint-Antoine) et devient un affluent de la Cause à l'est d'Aix-en-Provence au quartier du lavoir de grand-mère.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Marc-Jaumegarde est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (76,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,8 %), zones urbanisées (6 %), terres arables (4,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Préhistoire et Antiquité

Des découvertes archéologiques menées au début du ont révélé que la vallée du Prignon et le quartier des Bonfillons, était habitée durant l'âge du fer. Des bracelets en bronze datés de cette période sont conservés au musée Granet, à Aix-en-Provence.

Un dolmen et un habitat daté du chalcolithique ancien (difficilement localisable aujourd'hui probablement détruit par les constructions moderne), fouillé en 1911 par M. Octobon, puis par M. Saurin en 1930.

Ce dernier indique la découverte de 20 crânes en plus d’ossement humains divers, des tessons de poterie ainsi que des outils et éclats d‘industrie lithiques, en grande majorité de silex lacustre.

Des flèches tranchantes, des molettes et outils aménagés sur lamelles attribués a des cultivateurs, sont des éléments qui marquent ce gisement d'une tradition chasséenne certaine.

Cette découverte témoigne des pratiques funéraires des habitants du nord de Sainte-Victoire au NéolithiqueHistoire d'une ville. Aix-en-Provence, Scéren, CRDP de l'académie d'Aix-Marseille, Marseille, 2008, ..

À l'époque romaine, une villa a existé à proximité de la rivière (Infernet), dans l'actuel quartier des Bonfillons, où des restes de dolia, tegula et conduits d'irrigation ont été trouvés.

Moyen Âge et Renaissance

Le lieu a été consacré à Saint-Marc dès le . En 1004, Pons d'Avignon donne à l'abbaye Saint-Victor de Marseille un mas sis "in villa Sti Marci prope vallem Veranicam". En 1168, Pontius de Sancto Marcho contresigne comme témoin une donation faite à l'abbaye de Silvacane. Le fief de Saint-Marc est très ancien : il a été inféodé par Raymond Béranger V, comte de Provence, à Isnard d’Esparon et à son frère Bernard, en 1239, alors que le château était en ruine. C'était une seigneurie dépendant directement du comte de Provence, puis du roi. En 1257 la chapelle de Saint-Marc (qui subsiste dans les chapelles est et ouest de l'actuelle église), existait déjà. Une famille de Mouron aurait détenu la seigneurie de Saint-Marc avant ou après les d'Esparon.