Saint-Juéry est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.
Géographie Généralités vignette|gauche|Le Gos (du Tarn) au pont de la Bastende. Dans la moitié sud du département de l'Aveyron, dans le parc naturel régional des Grands Causses, la commune de Saint-Juéry s'étend sur . Elle est arrosée par deux cours d'eau portant le même nom, le Gos. À l'est, celui qui est un affluent du Tarn arrose la commune sur six kilomètres et demi dont cinq kilomètres marquent la limite communale, en deux tronçons. L'autre, affluent du Rance et sous-affluent du Tarn, prend sa source sur le territoire communal un kilomètre et demi à l'est-sud-est du bourg de Saint-Juéry.
L'altitude minimale, , se trouve localisée à l'extrême nord, près du lieu-dit Costerasse, là où le Gos du Tarn quitte la commune et entre sur celle de Saint-Izaire. L'altitude maximale avec est située au nord-ouest, près des lieux-dits le Salvage et le Theil..
Traversé par la route départementale (RD) 90, le bourg de Saint-Juéry est situé, en distances orthodromiques, seize kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Saint-Affrique.
La commune est également desservie par les RD 150, 501 et 902.
Communes limitrophes Saint-Juéry est limitrophe de huit autres communes, dont Montclar au nord-ouest sur .
Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Juéry. La commune est drainée par deux cours d'eau homonymes : le Gos (affluent du Tarn) et le Gos (affluent du Rance), ainsi que par la Gravière, le ruisseau de Clavayrolle et par divers autres petits cours d'eau..
Le Gos (affluent du Tarn), d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Rebourguil et se jette dans le Tarn à Saint-Izaire, après avoir baigné .
Le Gos (affluent du Rance), d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Saint-Juéry et se jette dans le Rance à Plaisance, après avoir arrosé .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlaur à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de , s'étend sur . Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine....
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique vignette|redresse=1.2|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Saint-Juéry comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.., le « Rougier de Camarès » (), qui s'étend sur dont 32 dans l'Aveyron et 1 dans l'Hérault..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Juéry est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune de Saint-Juéry. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (73 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (70,1 %), forêts (25,8 %), terres arables (4,1 %)..
Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons, dont la commune est membre..
La commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire..
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Juéry est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier...
Risques naturels Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles, conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques.
Risques particuliers La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines..
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Saint-Juéry est classée à risque moyen à élevé.. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique. et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie Le nom du lieu est attesté en 1293 sous la forme S. Georgio.
Le nom de la commune viendrait d'une déformation de Jacques Baudoin, Google Books Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident.. L'ancien nom de la commune est Saint-Juéry-de-Gors, ou de Cortès, nom tiré des deux rivières de Gos, jadis de Gors, qui traversent la commune.
Histoire La seigneurie a appartenu aux familles de Saint-Juéry (12e siècle) et de Jordain de Montlaur (14e siècle). Le dernier seigneur fut Louis de Carbon-Molenier.
Le village d'Ennous, qui est une des trois bourgades de la commune de Saint-Juéry, était un village fortifié. Le seigneur était celui de Brousse, soit la famille d'Arpajon, puis celle de Grandsaigne. Le dernier prieur d'Ennous fut Jean Louis Cœurveillé (1750-1829), poète de langue d'oc.
La commune est créée le , en étant séparée de celle de Saint-Sernin-sur-Rance. Les communes d'Ennous et de Farret fusionnent avec Saint-Juéry en 1833.
Politique et administration Découpage territorial
La commune de Saint-Juéry est membre de la communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Vabres-l'Abbaye. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie. Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Causses-Rougiers pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..
Administration municipale Élections de 2020 Le conseil municipal de Saint-Juéry, commune de moins de , est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux toursArticle du Code électoral avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage.. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. La totalité des onze candidats en lice. est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 79,34 %.. Thierry Roques est élu nouveau maire de la commune le ..
Dans les communes de moins de , les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire.. Un siège est attribué à la commune au sein de la communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons..
Élections de 2026