Puimoisson est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Puimoissonnais.
Géographie thumb|left|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Puimoisson et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Le village est situé sur le plateau de Valensole, à 698 m d’altitude. Plusieurs rues du village sont en escalier. La place centrale s'étend sur un hectare, elle est ombragée de micocouliers. La commune est membre du Parc naturel régional du Verdon.
Hydrographie Puimoisson est arrosée par l'AuvestreFiche du Colostre sur le site du SANDRE, qui se jette dans le Colostre, à RiezCours d'eau sur la commune ou à son aval (rivière, ruisseau, canal...) et qualité des eaux souterraines.
Environnement
La commune compte de bois et forêts.
Voies de communication et transports Voies routières
Services autocars Lignes intercommunales Puimoisson est reliée par deux lignes intercommunales du réseau Trans'AggloSite de DLVA Mobilité. : + LigneTracé Puimoisson ↔ Riez ↔ Allemagne-en-Provence ↔ Saint-Martin-de-Brômes ↔ Gréoux-les-Bains ↔ Manosque Puimoisson ↔ Roumoules ↔ Riez (Transport à la demande)
Le village est également desservi par une ligne du réseau de transport de Provence Alpes Agglomération : + LigneTracé D2 Riez ↔ Puimoisson ↔ Bras-d'Asse ↔ Estoublon ↔ Mézel ↔ Châteauredon ↔ Digne-les-Bains
Lignes scolaires Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège de Riez ainsi que les lycées et collèges de Manosque. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance-Luberon-Verdon Agglomération au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, une autre a été rajoutée.
+ LigneTracé Valensole ↔ Brunet ↔ Puimoisson ↔ Riez
Risques naturels et technologiques
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Puimoisson est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Puimoisson est également exposée à trois autres risques naturels : feu de forêt ; inondation ; mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.
La commune de Puimoisson est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses.
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle : en 1987 pour un effondrement de terrain, et en 2001 pour des inondations et des coulées de boue.
Toponymie
Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1093 (Podium Muxone), semble issu du bas-latin podium, désignant une colline, et d’un nom propre romain, Muscio, ce qui en ferait la « colline de Muscio » ou la « colline du domaine de Muscio ».
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud ». Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jurs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Puimoisson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,8 %), forêts (12,9 %), zones agricoles hétérogènes (12,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), zones urbanisées (1,3 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire
Le sol de Puimoisson a livré plusieurs vestiges de l’époque gallo-romaine : une nécropole au Pas-de-Laval , une villa romaine au Pas-de-Saint-Jacques.
Une motte castrale est construite au sur la colline Notre-Dame. Cependant, la localité n’apparaît pour la première fois dans les chartes qu'en 1093 (Pogium muxonis)..
En échangeant avec l’abbaye Saint-Thiers de Saou une église proche de Valence, contre le prieuré Saint-Apollinaire, en 1233, il devient seul seigneur de Puimoisson . Il se délivre des droits d’albergue, de cavalcade et des questes en les rachetant au comte, qui ne conserve que les droits de justice. L’abbaye de Lérins est propriétaire d’un sixième des terres de la commune, mais ne perçoit aucun droit seigneurial ni d’église. La communauté relève de la viguerie de Moustiers.
Durant les guerres de Religion, la ville est attaquée par les protestants en 1574. ; au printemps 1585, ce sont les ligueurs qui tentent un coup de main sur la ville, sans succès. Les Hospitaliers
Le village passe progressivement sous la coupe des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Au , l’ordre reçoit en don d’Augier, évêque de Riez, l’église paroissiale Saint-Michel, et en perçoit les revenus. Le comte de Provence leur fait don de la seigneurie, d’abord partielle en 1150, puis complète en 1231. L’ordre construit une commanderie accolée à l’église paroissiale.
Révolution française La société patriotique de la commune fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant . . Elle compte 276 adhérents en 1793, soit les trois quarts de la population masculine et se nomme Société révolutionnairePierre Girardot, « Diversité, unité et prolongement de la Révolution dans les Basses-Alpes », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, 307, 1989, , 148.
Le prieuré Saint-Apollinaire est vendu comme bien national et transformé en ferme. Le château de l’ordre de Malte, qui comptait huit tours, est lui aussi vendu aux enchères, puis démoli, créant une vaste place en ville . Enfin, Puimoisson est brièvement chef-lieu du canton de Puimoisson pendant la Révolution, avant d’être rattaché à celui de Riez.
Époque contemporaine
Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 18 habitants de Puimoisson sont traduits devant la commission mixte, la majorité d'entre eux est condamnés à la déportation en AlgérieHenri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, 69..
Comme de nombreuses communes du département, Puimoisson se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu.. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve.
Un siècle après la résistance de 1851, la Libération de Puimoisson est marquée par le passage d’une colonne de la d’infanterie (US), le matin du , venant de Riez et se dirigeant sur Digne.
Jusqu’au milieu du , la vigne est cultivée à Puimoisson. Plusieurs dizaines d’hectares produisent un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée. .
Les moulins autrefois Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, seigneurs de Puimoisson depuis le Moyen Âge, possèdent deux moulins banaux à rodet alimentés par l’eau de l’Auvestre. Au , Jean d’Agoult et son épouse, Marie de Vintimille, propriétaires terriens à Puimoisson, construisent un autre moulin, en amont de ceux des Hospitaliers. Furieux, ceux-ci portent l’affaire devant le roi de France, François qui leur donne raison et ce nouveau moulin est condamné à être détruit.
En 1790, les autorités révolutionnaires font estimer ces deux moulins banaux, canaux et resclause (5 250 livres) et les vendent à des particuliers. Ils vont fonctionner jusqu’en 1915.
En 1842, le sieur Gassend entame la construction d’un nouveau moulin à roue verticale à augets, en amont des anciens moulins seigneuriaux. A la fois moulin à blé et à huile, celui-ci fonctionne jusqu’au début du .
En 1928, Emerit Arnaud, originaire d’Entrages, crée la « Minoterie moderne de Puimoisson » qui jouxte l’actuelle mairie, dans le village. Elle va fonctionner pendant 30 ans pour la farine panifiable.
Par la suite, le blé récolté dans le terroir de Puimoisson est moulu dans les minoteries des villages voisins.
Héraldique
Politique et administration
Intercommunalité Puimoisson fait partie : de 2010 à 2013, de la communauté de communes Luberon Durance Verdon ; depuis le , de la Durance-Luberon-Verdon Agglomération.
Élections municipales et communautaires Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Puimoisson, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. sièges sont à pourvoir au conseil municipal.