La Condamine-Châtelard est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans la vallée de l'Ubaye.
Le nom de ses habitants est Condaminois. Géographie
thumb|gauche|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|La Condamine-Châtelard et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Les communes limitrophes de La Condamine-Châtelard sont Saint-Paul-sur-Ubaye, Meyronnes, Jausiers, Faucon-de-Barcelonnette, Saint-Pons, Les Orres et Crévoux.
Le village marque l'entrée dans la troisième partie désignée haute-vallée de l'Ubaye, à m d’altitude. Il est localisé à la confluence de l’Ubaye et du torrent du Parpaillon. Avec seulement d'écart, il borde le fort de Tournoux, « Versailles militaire du », construit à la fin du pour protéger la vallée des attaques de l’Italie, alors alliée de l'Allemagne impériale.
La commune est parcourue par le sentier de grande randonnée et la voie stratégique peu carrossable passant par le tunnel du Parpaillon vers Embrun (fermé entre fin octobre et fin juin).
Hameaux et écarts Hameaux : « La Condamine » : chef-lieu actuel ; « Les Baraquements » : là où se trouve le camping. (il y a eu là sous le fort de très grandes casernes qui ont été rasées). « Le Châtelard » : ancien hameau chef-lieu d'habitat groupé. En contrebas il y a des maisons dispersées, lieu-dit « Le Prat » ; « Le Villard » : ce hameau très ancien est très étalé entre et d'altitude orienté soleil levant. Il comprend les lieux-dits : Mareilles, Clausal, La-Combe, Villard-Haut ; « Les Prats » : « Station de ski » : « Grach » : Haut et bas ; Habitats dispersés autour de la chapelle Sainte-Anne à la confluence du torrent de Berrad et du Parpaillon : plan de la Malle, Chazals, Souchals, Bousqueton, Prière ...
Géologie
Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et ses glaciers affluents, dont ceux du Parpaillon, de son affluent le Bérard. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts<ref name="jorda33">Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. . 33.</ref>.
Sommets et cols vignette|La commune vue à partir de l'Ubayette. vignette|L’Ubaye entre le fort de Tournoux et La Condamine. le Grand Bérard ( m) col du Parpaillon ( m) col de la Pare ( m)
Environnement
La commune compte de bois et forêts, soit 14 % de sa superficie.
Risques naturels et technologiques
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune et le Dicrim n’existe pas non plus.
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue, en 1989 et 2008.
Liste des risques :
Le canton de Barcelonnette auquel appartient La Condamine-Châtelard est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de La Condamine-Châtelard est également exposée à quatre autres risques naturels : avalanche ; feu de forêt ; inondation (dans la vallée de l'Ubaye) ; mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.
La commune de La Condamine-Châtelard est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports de marchandises dangereuses.
Avalanches
Voila ce que dit le dernier rapport CLPA concernant la commune"Notice sur les avalanches constatées et leur environnement,dans le massif de l’Ubaye" du 30/01/3013 : l’avalanche de l’Arpillon () a plusieurs fois approché de près le téléski de l’Uvernage ; le téléski de Côte 2000 a été touché par l’avalanche de la Côte d’Entrebouc () ; l’avalanche de la Pointe fine () aurait détruit le hameau du Villaret ; la route D900 a été atteinte plusieurs fois par l’avalanche de la crête de la Silve – Les Maures () ; la commune compte enfin de grands versants avalancheux de part et d’autre des vallons Bérard et du Parpaillon.
Séismes
On liste ci-dessous les principaux séismes ressentis dans la commune depuis le début du vingtième siècle. L'intensité indiquée correspond à celle ressentie dans la commune (Échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik jusqu'en 1980, Échelle macrosismique européenne dite EMS-98 ensuite) ; l’intensité à l’épicentre est généralement plus forte. séisme du , d'intensité VI, avec un épicentre à Saint-Clément-sur-Durance ; séisme du , d'intensité V, avec un épicentre à Guillestre ; séisme du , d'intensité V, avec un épicentre en Italie ; séisme du , d'intensité V, avec un épicentre aux Orres ; séisme du , d'intensité V, avec un épicentre en Italie ; séisme du , de magnitude 5,5 et d'intensité VII, avec un épicentre à Saint-Paul-sur-Ubaye . ; séisme du , d'intensité III-IV, avec un épicentre à Larche ; séisme du , de magnitude 4,3 et d'intensité V-VI ., avec un épicentre dans le massif du Parpaillon, à égale distance de La Condamine-Châtelard, Crévoux et Saint-Paul-sur-Ubaye. ; séisme du , de magnitude 4,8 et d'intensité VI ., avec un épicentre exactement au même endroit que le précédent.
Toponymie
Selon Ernest Nègre, la localité du Châtelard est documentée pour la première fois en 1351 sous la forme de Castellario, une latinisation du terme francoprovençal castellar (formation romane avec le suffixe latin -are) qui désigne une maison forte construite sur une hauteur. La forme Châtelard est reconstruite sur le modèle de châtelain, avec confusion de suffixe : le suffixe roman -ar a été pris pour le germanique -ard.
Le nom de Condamine, non daté, également franco-provençal, désigne une terre fertile, ou affranchie de charges (c’est la deuxième explication qui est retenue par les Fénié), du bas latin *condominium désignant au Moyen Âge une terre, proche du château, réservée au seigneur et exempte de droits, ou quelquefois un terroir soumis à deux seigneurs.
Selon le couple Fénié, le toponyme de Tournoux *turno est un oronyme, et antérieur aux Gaulois en accord avec Charles RostaingCharles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise », carte 11 et commentaire in ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jausiers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , La Condamine-Châtelard est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barcelonnette, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (50,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,1 %), forêts (23,5 %), prairies (2,3 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Économie
Aperçu général
En 2009, la population active s’élevait à , dont 8 chômeurs. (13 fin 2011). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (76 %) et travaillent majoritairement hors de la commune (60 %).
Agriculture
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié.
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de cinq en 2010. , ces exploitations sont uniquement des élevages ovins. La surface agricole utile (SAU) est actuellement de .
Industrie Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait , employant 2 salariés. Hydroélectricité: Exploitation arrêtée vers 2010 à la suite d'un mouvement de terrain, un petit barrage alimentait via une conduite forcée de m, mise en service en 1906, une très petite centrale hydroélectrique avec deux groupes Pelton, total. Elle a été démontée depuisBRGM, La Condamine (04). Examen de l'aléa mouvements de terrain au droit de la conduite forcée EDF. Rapport final, publié en 2004, consulté le 12 juillet 2012Arrêté ministériel du 3 aout 2012 : Déclassement des dépendances du domaine public hydroélectrique de la chute de La Condamine sur le Parpaillon : prise d'eau; conduite forcée ; centrale ; canal de restitution.