Saint-Plaisir est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Les habitants se nomment les Saint-Plaisirois ou plus communément les Cocheriaux (allusion à d'abondantes cueillettes de cocherelles (espèce de champignons) sur la commune).
vignette|upright=1.25|alt=Triplets de Cocherelles en forêt de Civrais|Cocherelles typiques du Bourbonnais en forêt de Civrais (Saint-Plaisir).
Géographie Saint-Plaisir se situe à une trentaine de kilomètres de la ville de Moulins, et à dizaine de kilomètre de Bourbon-l'Archambault.
Saint-Plaisir fait également partie de la région naturelle du Bocage bourbonnais et est membre de la Communauté de communes du Bocage Bourbonnais qui regroupe 25 communes de l'Allier.
La commune s'étend sur , dont de forêt (Civrais, Champroux). Le bocage caractérise le paysage. L'altitude au centre du bourg est de ètres.
La commune de Saint-Plaisir est traversée par trois rivières : le Cottignon (anciennement nommé Luzin avant 1789) et le Pont-Lung qui se jettent dans la Bieudre. Il existe également plusieurs étangs : étang des Monsiaux, étang Dumy, étang des Loups (anciennement étang des souches) ainsi que d'autres plus petits points d'eaux appartenant à des domaines/fermes.
Les élevages de bovins allaitants (environ cinq mille têtes) et d'ovins (plus de deux mille cinq cents reproducteurs) dominent la production agricole de la commune.
Le climat de Saint-Plaisir est tempéré.
Villages et lieux-ditsIGN : Provenchère, à à l'ouest du bourg, sur la D 14 (route de Couleuvre) ; Grasset, à à l'ouest du bourg, sur la D 14, à l'intersection d'une route traversant la forêt de Civrais vers Cérilly ; Gennetines, à à l'ouest du bourg, sur la D 14 (route de Couleuvre), à d'altitude ; la Faix, à à l'ouest du bourg, sur la D 128 (route de Theneuille), à d'altitude ; Bouillole, à au sud-ouest du bourg, sur la D 17 (route de Theneuille), à d'altitude ; les Grands Cris, à au sud du bourg, sur la D 228 (route de Bourbon-l'Archambault), à d'altitude ; Tilly, à au nord du bourg, sur la D 234 (route de Couleuvre), à d'altitude ; Trancheronde, à à l'est du bourg, sur la D 14 (route de Bourbon), à d'altitude ; les Theilles, à au sud est du bourg, sur la D 135 (route de Bourbon), à d'altitude ; Gondoux, à au sud du bourg, sur la D 17 (route de Cérilly), à d'altitude.
Communes limitrophes
Ses communes limitrophes sontGéoportail (consulté le 4 mai 2017). :
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Ouest et nord-ouest du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourbon-l'Archambault à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Plaisir est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Moulins, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (55,3 %), forêts (24,9 %), zones agricoles hétérogènes (12 %), terres arables (5,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Histoire
Des recherches archéologiques révèlent une occupation du territoire au Néolithique avec la découverte de nombreux silex taillés, de flèches, de plusieurs haches polies ou encore un couteau de type pressignien. Une hache de bronze datant de l'époque protohistorique est aussi découverte près de TillyKowalski J.-B. 2022 : Saint-Plaisir, Église Saint-Placide (Auvergne-Rhône-Alpes, Allier, 03251), rapport de diagnostic, Moulins, Sapda.. Selon les dernières recherches et fouilles archéologiques, il s'avère que Saint-Plaisir serait bâti sur un site antique, peut-être même l'un des plus anciens de la région.
Des récits révèlent l'existence d'un dolmen, aujourd'hui disparu, constitué d'une grande pierre plate de 3 mètres de long sur un mètre d'épaisseur, soutenue par deux murs de pierres sèches au lieu-dit La Bussière. D’intrigantes grosses pierres parsèment les champs de la Grosse Pierre et des parcelles dites Pierres Folles.
Plusieurs voies antiques traversent la commune, dont la grande voie de Bourges et le chemin des Allemands ou encore le grand chemin royal qui relie Paris à Lyon. Sur le plan datant de 1831, une route en pierre dont la chaussée a été détruite plus tard par le remembrement. Ce dernier chemin marquait la limite de communes entre Saint-Plaisir et le village voisin, Franchesse. Subsistent encore aujourd'hui les traces d'un chemin gallo-romain entre Bourbon l'Archambault et Ygrande, qui passe en face des lieux-dits la Justice et de Briette. De grosses pierres jalonnent champs et bois sur plusieurs dizaines de mètres, par-ci par là.
La densité des voies antiques découvertes sur la commune suggère que le territoire a été un important carrefour de marchandises et d'échanges. Le village est construit autour d'une auberge, permettant aux voyageurs de faire une halte entre Bourbon-l'Archambault et Lurcy-Lévis. Un grand nombre de tegulae, tuiles romaines plates, ont été dégagées dans les lieux-dits du Grand Domaine et près des Guillaudons, de même que des murs et des céramiques antiques. Les fondations d'une Villa Jovis se trouvent proches de la forêt de Civrais au lieu-dit actuel de Villejeaux.
Au , est construite l'église de Saint-Placide.
Au lieu-dit Tombe des Pèlerins, deux maisons ont abrité les sarcophages de voyageurs.
La commune accueille une communauté religieuse aux . À l'origine, la paroisse est appelée Sainte-Placide et dépend du diocèse de Bourges. C'est en 1403 qu'elle prend le vocable de Saint-PlaisirLe Patrimoine des communes d'Allier, , éditions Flohic, 1999.. En 1615, la commune accueille des visiteurs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Une chapelle leur appartient au lieu-dit de Villedieu, entourée de bois de hautes futaies, sous le vocable de chapelle de Saint-Jean-Baptiste. Deux autres chapelles sont répertoriées en 1615 : celle du Bourg et celle du château de Gennetines, toutes deux dédiées à saint Jean.. Lors de travaux dans l'actuelle maison du bourg qui abrite l'ancienne chapelle, au croisement avec la route de Champroux, un bénitier est retrouvé.
Hameau de Gennetines :
Notons que la commune de Saint-Plaisir abrite également une curiosité administrative et anecdotique : en effet, le hameau de Gennetines a longtemps été considéré comme le "deuxième bourg" de Saint-Plaisir, avec presque une identité ainsi qu'une histoire à part et des réputations bien établies. La presse La Montagne avait même dédié un reportage entier à cette singularité en 1982, en titrant ce dernier par "deux bourgs pour une seule commune : une curieuse réalité à Saint-Plaisir". Cela s'est même retranscrit de façon administrative et politique, car pendant un long moment, la gestion du hameau de Gennetines était partagée entre les municipalités de Saint-Plaisir et de Couleuvre, à raison d'un roulement tous les six mois.
Gennetines avait également sa propre école, construite en 1876 et qui a perduré jusqu'en 1982. En effet, en , le conseil municipal de Saint-Plaisir repousse une pétition des habitants de Gennetines qui demandent une école dans leur hameau. En , une école mixte est créée, malgré l'opposition du conseil municipal, dans la maison Guillemin. En 1881, à l'expiration du bail de la maison Guillemin, le conseil municipal propose alors la maison Tortet. L'inspecteur d'Académie refuse et demande la construction d'une véritable école. En , sur insistance de l'Inspecteur d'Académie et du préfet de l'Allier, le conseil municipal décide la construction d'une école. En , la municipalité décide d'exproprier M. Tortet, propriétaire du champ dit du « Mouchoir de cou », emplacement alors choisi par le Maire et I'Inspecteur pour y bâtir le projet d'école. En , après plusieurs délibérations, le projet est définitivement adopté et la somme devant couvrir la dépense est votée en . Le conseil municipal décide d'agrandir la maison Guillemin (90 enfants sont dans une salle de 43 mètres carrés). En 1883, la commune obtient un secours financier du département et de l'État et ce n'est qu'en 1884 que les travaux de construction de l'école commencent. Fin 1886, l'école est achevée. Elle perdurera jusqu'en 1982 avec des effectifs/classes primaires d'une cinquantaine d'écoliers en moyenne.